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mercredi 24 décembre 2014

En attendant Petit papa Noël

Happy Christmas
Aucune autre photo aujourd'hui mais celle ci nous a occupés depuis hier. L'achat des bonnets, le sourire niais, la bonne prise de vue à bout de bras, les manips de filtres ... 

Hier je ne vous ai pas parlé de la petite femme de ménage. Comme chaque année c'est une nouvelle. Je ne sais pas pourquoi elles changent toujours. Elles ne sont pourtant pas mal ici, enfin d'après ce que l'on en voit.
Je pense aussi que c'est compliqué pour ses femmes de quitter leur village et de rester en ville.
Une année il y en avait une qui cherchait à se marier donc ç'est normal qu'elle ne soit pas revenue.

Celle de cette année nous a paru très jeune dès qu'on la vue. On s'est aussi rendu compte qu'elle était très souriante et il semble qu'elle n'ait pas peur de nous car elle ne nous fuit pas, cherche à nous saluer.

Ce matin, elle découvre que Véro n'a pas acheté le produit de la marque qu'elle utilise. Elle descend vite voir la proprio pour lui demander si elle peut utiliser ce produit. Je pense qu'elle n'a aucune idée de la nécessité des produits de nettoyage.

Le faux problème se résout et [1] elle retrouve son sourire. Elle monte dans l'appartement pour faire son boulot.

Véro demande à Antoine quel âge elle a. Véro dit qu'elle pense qu'elle a 20 ans. Antoine lui dit qu'elle a 36 ans et un fils de 20 ans et une fille de 16 ans Elle a été mariée à 15 ans à un mari qui est alcoolique. Il cherche toujours à la faire revenir au village sous différents prétextes pour qu'elle lui ramène de l'argent pour boire.

Elle reste là et n'arrête pas de bosser.

Le soir Antoine lui dit d'arrêter, je sais que souvent avec les précédentes femme de ménage ils regardaient tous ensemble la télé et même certaines regardaient le feuilleton ou série avec sa femme.

Elle, la nouvelle, elle ne veut pas s'arrêter parce que sinon lui dit-elle sa vie envahit son esprit et elle ne peut pas penser à autre chose, ça la bouffe. Alors elle préfère faire quelque chose pour ne penser à rien.

Malgré cette vie de chien Véro demande à Antoine comment elles font pour paraître si jeune. Il n'a pas de réponse.

Je vais chercher le pain en passant par le trajet normal, rue Mission, il est 7h.

La vie reprend lentement, le marchand de lait est là et Ibrahim Store est en train d'ouvrir.
Rue Petit Canal on se réveille, certains sont déjà en train de plier leur couverture.

A gauche dans la rue Sainte Thérèse, un conducteur de rickshaw dort sur le trottoir emballé dans une sorte de couverture blanche qui est en fait un grand sac. Son rickshaw est garé près de lui sur le trottoir.

Les vendeurs de santons commencent aussi à se mettre en route. Certains se réveillent d'autres on déjà commencé à découvrir leur marchandise, c'est sûr que c'est aujourd'hui ou jamais pour le chiffre d'affaire.

Devant la cathédrale, rien ne se passe, seules les mendiantes regroupées sur les marches attendent on ne sait quoi.

Devant Mamalla Protéine un énorme camion rempli de poules et de poulets vivants  qui caquettent et se préparent pour la soirée de Noël.

Rue Ranga Pillai quelques bouses de Noël. Le marchand de fruits et légumes est en train d'ouvrir.
Des touristes Indiens discutent en groupe.

Le quai d'Ambour et les bouses écrasées et l'odeur toujours horrible juste à ce croisement.

Au Hot Bread plus qu'une sorte de boule de pain, du pain complet, je ne comprends pas pourquoi depuis hier je ne trouve plus de pain ordinaire, c'est peut-être pour les huîtres  ou le foie gras.

Dans la vitrine les bûches de Noël ont fait leur apparition ce matin seulement. Elles ressemblent en tout point à une bûche française sauf le look qui fait grosse bûche sans finesse, l’imitation n'est pas vraiment parfaite, c'est une bûche indienne.

Retour classique par le quai d'Ambour.

La station service de l'Ashram est toujours ouverte.

Le Jésus clochard est toujours allongé à côté de l'arrêt de bus.

Sous la halle les gens se sont mis en route pour la journée, des infirmières toutes de blanc vêtues traversent le canal à ce niveau car il est recouvert à cet endroit.

Juste avant le pont de la rue Surcouf un homme accroupi fait ses besoins.

On petit déjeune et on attend 10h pour aller voir le Père Noël dans le magasin de décorations de la rue Mission.

Quand on y va il n'y est pas. On retourne donc rue Nehru au magasin où nous étions hier.
En chemin on rencontre L qui nous invite gentiment à passer chez eux.
Le Père Noël n'est pas non plus sur Nehru Street. Il a certainement autre chose à faire en cette veille de Noël.

On décide d'aller retenir une table dans un restaurant pour ce soir. On les fait tous, l'Orient, le Dupleix, le Promenade mais les prix proposés sont tels qu'ils nous découragent.
Peut on décemment payer 80 euros pour nous deux ici ?
La villa Shanty,  il n'y plus de place.

On décide d'aller voir au Red Lotus où des amis ont ouvert l'an dernier un hôtel qui est à l'angle de la rue Canteen et de Nehru Street.

On monte les trois étages et nous arrivons sur la terrasse qui sert de salle à manger.

Lorsqu'elle nous voit notre amie ne nous laisse pas le temps de lui dire pourquoi nous sommes venus mais elle demande tout de suite à Véro si elle voudrait exposer ici sur cette terrasse couverte où ils ont prévu des cimaises.

Véro se souvient alors que l'an dernier lorsqu'ils étaient encore dans leur projet, elle lui avait déjà parlé exposition.

Ce sont des gens efficaces et on parle tout de suite calendrier et on envisage des dates entre le 22 janvier et le 5 février. Elle est d'accord.

En plus elle souhaite qu'on les emmène à nouveau voir le vieux bamyan et le lieux des arbres fossilisés.

Elle nous offre un thé au citron et des gâteaux.

On fixe aussi une date pour cette balade à moto, ce sera le 2 janvier.

On peut enfin leur dire pourquoi on est là, c’est parce qu'on cherche un restau pour ce soir et nous voulons savoir s'ils font restaurant.
Non ils ne font pas restaurant, eux ce soir vont au Mango Hill qui propose un prix raisonnable et une soirée  Jazz. Mais Véro appréhende de revenir avec la nuit car le Mango Hill est à Auroville.

On se sépare en se fixant rendez vous pour le 2 janvier.

On décide d'aller déjeuner dans un nouveau petit restau qui est tout au bout de Nehru Street dans la ville blanche dans la rue Saint Louis.

Ce restau qui s'appelle le New Farm Fresh est vraisemblablement une succursale du Farm Fresh d'Auroville.
On y mange une pizza.

Puis on décide de poursuivre notre quête de restau pour ce soir en passant au Club et au Satsanga.
Au Club même problème de prix et c'est un restau où l'on n'aime pas aller, pas très sympa et beaucoup de moustiques.
Au Satsanga les prix sont convenables et on retient une table pour ce soir 9h.

On rentre à l'appart. café, repos.

Lorsqu'on veut ressortir vers 15h, le ciel commence à se voiler et se couvre de plus en plus.

On marche jusqu'à la promenade Goubert et on revient vers le centre pour acheter du café au marché Goubert.

Véro fait l'acquisition d'un T-shirt au Titanic. On boit un coup au Casablanca et on va au marché.
En y arrivant un peu de lumière perce les nuages de brume puis plus rien.

Je prends 500g de café et on revient par MG Road.

On découvre qu'à hauteur du photographe de la rue en face du petit séminaire il y a une boutique Rexine qui n'existait pas dans MG   Road jusqu'à maintenant et on voit qu'ils vendent ce qui semble être à la mode moto cette année des couvertures de selle qui forme une sorte de tapis alvéolé en nid d'abeille de couleur noire ce qui donne aussi un aspect de bas résille.

On discute un peu avec le marchand qui a tout ce qu'un motard a besoin d'avoir.

On rentre par la rue Laporte, pour voir le couturier, Véro veut refaire prendre un vêtement trop long. On peut lui apporter demain matin à 10h30 et il le fera dans la journée.

On rentre à l'appart et on prépare ce blog en attendant 21h.




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