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| Promenade en rouge |
Pas d'album du jour car c'était un jour de brume et sans lumière ou presque.
Quelques rayons ce matin et un mec qui avait dû être photographe dans une autre vie et qui s'est mis à me donner un cours de photo en me donnant des ordres ...
Quelques rayons ce matin et un mec qui avait dû être photographe dans une autre vie et qui s'est mis à me donner un cours de photo en me donnant des ordres ...
Le style de truc qui me met illico de mauvais poil ...
De toute manière il n'y avait pas grand chose d'inspirant.
Donc juste des photos d'illustration dans le corps du texte pour imager le chemin de Jno le matin.
De toute manière il n'y avait pas grand chose d'inspirant.
Donc juste des photos d'illustration dans le corps du texte pour imager le chemin de Jno le matin.
Ce matin on est réveillés assez tôt
et à 7h on part ensemble
pour aller chercher le pain.
Il fait frais. Dans la rue Mission
l'air arrive en face de nous c'est agréable.
Le ciel est assez bien dégagé, mais le soleil n'est pas encore assez haut pour
avoir une belle lumière.
Rue Montorsier une vache broute dans
la poubelle en rond de ciment. En face le marchand de lait et son copain
clochard sont assis l'un près
de l'autre.
Véro
les prend en photo pour vous montrer que je ne vous raconte pas n'importe quoi
le matin.
Avant la rue Savary sur la droite
trois femmes en sari discutent sur un pas de porte.
Rue Petit Canal tout le monde est
encore endormi. Les corps sont allongés
le long du quai.
Rue Sainte Thérèse
le rickshaw est stationné,
son propriétaire dort
encore sur le trottoir.
Devant la cathédrale ce matin ce n'est pas la petite marchande de
lait qui est là, mais un
homme debout un fichu de laine sur la tête.
Les mendiantes regroupées sur les marches nous saluent.
Un homme en scoot tourne rue
Needarajapayar, il va lentement et met
presque son pied au sol pour négocier
ce virage.
Rue Ranga Pillai, puis le quai;
Pas beaucoup de monde au Hot Bread,
je ne trouve pas mon pain habituel et je
prends une boulish qui est pour moi le même pain mais enfariné ce qui me coûte
5 roupies de plus.
Il n'y a plus de buche de Noël dans la vitrine, ni de gâteaux de Noël, ça y est la fête
est passé, ça ne traîne pas.
On revient par le quai.
Un
mendiant s'est installé devant
le portail du Cottage Industrie.
Un peu plus loin une femme dessine un
Kolam devant l'entrée du
Cottage Restaurant.
La station service de l'Ashram est
ouverte.
Devant la rue Saint Ange un tempo déverse un flot de passagers qui
se dirigent vers l'hôpital
de l'autre côté du canal.
Sous la halle beaucoup de personnes
debout s'activent.
Rue Surcouf, on rencontre notre ami
du 28 et il fait la fin du chemin avec nous.
Petit déjeuner,
on finit notre Christmas Cake.
Coup de fil d'Abel qui nous donne
rendez vous chez Vijay à 11h30.
Il est 10h, c'est le 10ème anniversaire du tsunami de
2004. Ici évidemment on ne
peut s'empêcher d'y penser.
Même si on en a moins parlé dans les média, cette partie de l'Inde a
beaucoup souffert.
On va au marché chez Aroul pour lui rapporter le pantalon qu'il a
fait à Véro parce que l'élastique de la ceinture serre
beaucoup trop.
Véro
choisit aussi un autre tissu dans les bleus indigo pour lui faire faire un
nouveau pantalon, tant qu'à faire.
Mais cette fois-ci il ne faut pas deux jours pour le faire mais une semaine
parce que les touristes sont arrivés
nous dit Aroul.
On sort du marcha côté
Ranga Pillai où une
pelleteuse soulève tout les
déchets du marché de plusieurs jours et l'odeur
est insupportable.
Retour à
la moto qui est garé rue
Barathi. On va rue Mission pour essayer de trouver un opticien qui pourrait
m'arranger mes lunettes de soleil qui se sont déformées. J'étais allé
avant de partir voir l'opticien qui me les avait vendues mais il avait
encaissé depuis un an ses 1000 euros et il n'en
avait plus rien à faire.
Ici heureusement on tombe sur
quelqu'un de gentil qui me les remet en forme gratuitement.
Quelques courses de fruits et de légumes et au Nilgiris.
On boit un café à "Mission Café"
parce qu'il est bon et qu'ils sont gentils et c'est un lieu reposant.
On repasse par l'appart poser nos
courses et on file chez Vijay où l'on
doit retrouver Abel.
Au croisement de Kamaraj Salai et de
Lenin Street une manif s'est installée,
occupant tout le carrefour avec estrade et fauteuil. Le bordel au moment où
l'animation de la ville commence à
être à son maximum.
A nos côtés un homme sur un scoot
transporte son chien sur la partie où
il pose ses pieds. Le chien un peu Labrador pour la taille ne semble pas
affolé du tout.
Arrivé
au croisement précisément on ne peut tourner à droite pour aller chez Vijay,
il faut aller tout droit. Comment s'y retrouver ? Si les trajets sont simples
quand on sait où on va,
tout devient vite compliqué,
et je sais qu'en continuant on va se retrouver sur l'ECR.
Je me rappelle qu'une année on avait traversé à pieds ce quartier Pillaitotam
et qu'on était allés par de petites rues et qu'on
avait sans le vouloir rejoint la rue dans laquelle nous sommes à celle dans laquelle nous
voulons aller.
Je prends la première rue à gauche. C'est un étroit
passage entre les immeubles où jouent
des enfants. Des motards pressés
nous doublent malgré les
risques. Leur énervement
doit être dû à la manifestation et je pense
donc que nous sommes dans la bonne direction. En effet nous ne débouchons pas très loin de Rexine le fournisseur
des motards de Pondy et je sais que c'est tout de suite à gauche, une petite rue qui finit par rejoindre la
grande avenue qui passe devant la gare des bus.
Chez Vijay c'est tout de suite là.
On monte à l'étage
où se trouve son bureau. Dès qu'on entre il nous salue,
sans marquer de surprise comme si on s'était
quittés la veille.
Véro
lui présente les nouvelles
aquarelles qu'elle veut mettre sur ses nouvelles cartes professionnelles.
Puis Abel arrive avec du retard, à cause de la manif, et il s'est
perdu en route.
Il veut nous montrer l'invitation
qu'il veut faire pour la cérémonie de bénédiction
de sa maison le 25 janvier 2015.
On lui donne quelques conseils pour
la rédaction en français. Par exemple on lui dit
qu'il est difficile d'utiliser l'expression "on prendra le verre de
l'amitié" que lui ont
suggérée d'autres français, alors que la cérémonie
aura lieu à 7h du matin et
que ce qu'il veut offrir c'est un petit déjeuner
indien.
Mais « Indian Breakfast »
ça lui paraît nul, alors on lui suggère de préciser qu'il y aura une collation, ne voyant pas
bien d'autres mots et Abel ça
lui plait parce que c'est un beau mot français
qu'il ne connaissait pas et qu'il est ravi d'apprendre.
Si l'invitation en français prend 1/4 de page, la même invitation en tamoul prend
une page entière. On lui
demande pourquoi ?
Abel nous apprend que ce n'est pas
lui qui invite mais son père,
mais comme son père est
mort c'est son oncle, le chef de famille.
Ensuite il y a tous les noms des gens
qui sont importants comme sa mère,
la mère de Esther sa femme.
Lui Abel et sa femme n'arrivent que
tardivement comme s'ils n'étaient
rien dans tout ça. Il y a
un très fort respect pour
les anciens.
Ensuite viennent les noms des enfants
puis des invités importants
comme les parrains et marraines des enfants d'Abel.
Le premier mot sur l'invitation est
Abel, puis Esther, puis leurs enfants. Véro
lui fait remarquer qu'en France on aurait mis en premier Esther. Malgré toute sa bonne volonté et son intelligence ça lui échappe complètement
parce que dit-il, c'est quand même lui qui paie la maison.
Abel restera en premier. C'est ce
qu'on appelle le gouffre culturel et qu'on ne comblera jamais même avec des gens de la finesse
d'Abel. Au fond c'est certainement mieux ainsi, ça
permet de savoir qu'on sera du fait de nos cultures toujours différents.
Abel nous annonce une autre grande
nouvelle. Demain il va se faire baptiser à
l'église des
Adventistes du 7ème jour.
Nous ça
ne nous réjouit pas ce
genre de chose, mais respect.
Il nous donne des exemples qui
illustrent comment ces gens s'insinuent dans la conscience des autres, par des
notions de santé, d'hygiène alimentaire, de scolarité, de commentaires de la bible.
Abel a l'impression qu'il ne savait pas grand chose et qu'il a beaucoup appris
auprès de ces gens.
Demain donc baptême adventiste.
Un des éléments qui l'a décidé à nous en parler c'est parce qu'il a confiance en nous bien qu'il sache fort bien nos positions vis à vis des religions et des dieux, mais c'est surtout qu'il ne peut pas y avoir de photographe homme pour la cérémonie parce qu'il y aura des femmes pour se faire baptiser, mais Véro pourrait faire des photos comme elle est une femme ça ne pose pas de problème.
Un des éléments qui l'a décidé à nous en parler c'est parce qu'il a confiance en nous bien qu'il sache fort bien nos positions vis à vis des religions et des dieux, mais c'est surtout qu'il ne peut pas y avoir de photographe homme pour la cérémonie parce qu'il y aura des femmes pour se faire baptiser, mais Véro pourrait faire des photos comme elle est une femme ça ne pose pas de problème.
Demain donc rendez-vous à 11H à l'église
adventiste qui est près de
chez nous rue de L'Evêché, angle rue Victor Simonel, près du Lycée français.
On va déjeuner
au Surguru. Je dépasse un peu une place libre pour me mettre en arrière afin de redémarrer plus facilement. Le temps
que je m'arrête, que Véro descende, un TVS rouge de la
poussière d'Auroville avec
trois personne dessus, père,
mère, enfant, se précipite et se jette de face dans
la place. Des Aurovilliens, je ne discute même
pas je redémarre pour me
garer 10m plus loin. Ce sont des serviteurs volontaires de la conscience divine
comme disait la Mère, pour
eux nous ne sommes que de la merde.
Il y a beaucoup de monde dans le
resto. On nous place à une
table avec un couple d'Indiens. Le père
et la fille, mais c'est plus vraisemblablement mari et femme. Ils viennent de Bangalore
passer deux journées à Pondy, peut-être leur voyage de noces.
Je lui demande qu'elle est la
meilleure route pour aller à Bangalore,
il me conseil de passer par Tidivanam, puis Cingee, Tiruvanamalai et là je trouverai une autoroute pour
atteindre Bangalore. Je cherche à avoir
un maximum de renseignements parce que j'appréhende
un peu l'arrivée dans cette
ville de 10 millions d'habitants.
On revient boire un café à l'appart et prendre un peu de
repos.
Vers 15h on part à pied pour la promenade Goubert,
malheureusement le soleil se voile rapidement.
Plus de lumière, pas de photos, bien qu'il y ait beaucoup de
monde sur la promenade, à la
fois touristes et pélerins.
On décide
de rentrer en allant acheter un lecteur de carte mémoire car celui
qu'on a donne des signes de faiblesse en se déconnectant tout le temps.
On enfile la rue Law de Lauriston
dans la ville blanche qui devient rue Ambalathadaiyar Madam dans la ville noire.
La boutique d'informatique où l'on se rend est presque sur
Anna Salai, c'est dire qu'on a traversé
tout Pondy.
Puis on rentre par la rue Sinna
Subraya Pillai jusqu'à la
rue Laporte pour passer par le couturier qui devait rendre ce soir un travail
que Véro lui avait confié. La boutique est fermée on ira donc demain matin.
On rentre.
Ce soir massage pour Véro.






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