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| Pendant le service divin |
Je n'ai fait des photos que dans l'église pendant le service et le baptême d'Abel.
Aujourd'hui encore, c'est de l'illustration.
L'album du jour est ici
Pas très
bien dormi,Véro et moi…
cauchemars…
Lever 7h,
Il fait bon la rue Candappa, est déjà
toute propre, toutes les petites feuilles d'acacia ont été
balayées.
Le marchand de lait. Un chauffeur
d'auto-rickshaw qui attend le client et qui me dit bonjour.
Rue Petit Canal c'est encore le calme
de la nuit.
Rue Sainte Thérèse
le conducteur de rickshaw dort sur le trottoir, je me rends compte qu'il est en
couple avec un enfant.
Les derniers marchands de santons ont
déballé leur matériel pour les retardataires de Noël.
14 mendiantes sur les marches. Les
boites orange de sachet de lait sont empilées
mais il n'y a pas la petite marchande.
De retour cette année le camion de banana world qui
livre les marchands ambulants.
Rue Ranga Pillai, une femme complètement penchée dessine un kolam avec de la
poudre de riz blanche.
Un groupe de touristes indiens devant
le sri Aurobindo autocar service
Ce matin le gardien du Sun Park a abandonné
son fichu de laine contre une casquette de chef de gare.
Je trouve le pain que je prends
habituellement.
Retour par le quai. Une femme et son
enfant qui ont passé la
nuit sur le trottoir ont replié leurs
affaires.
Deux femmes attendent à
l'arrêt de
bus.
Un homme pousse son tricycle chargé d'une quinzaine de bouteilles
de gaz.
Une auto-école remonte le quai.
Un soleil pâle est passé
au-dessus du lycée
français, ce n'est pas
encore aujourd'hui qu'il y aura une belle lumière
pour les photos.
Rue Capitaine Marius Xavier deux
hommes assis sur le trottoir lisent chacun leur journal.
Les voisines sont sur leur balcon.
Petit dèj
Vaisselle et coupure d'électricité. C'est la deuxième
depuis notre arrivée. Elle
ne dure pas trop longtemps, elle vient nous rappeler qu'ici rien n'est jamais
acquis et l'on peut toujours être
surpris par quelque chose d'inattendu.
On étend
les draps que Véro a lavés ce matin tout en sachant que
les voisines font aussi leur lessive le samedi.
Lorsque l'on monte sur la terrasse on
voit que les voisines n'ont pas fait de lessive ce matin. Elles ne respectent
pas les règles qu'elles se
sont imposées.
Un peu après 10h on va chez le couturier de la rue Laporte.
Pendant le trajet coup de fil pour savoir si on serait d'accord pour faire une
sortie moto demain. Pas de problème,
on a donc rendez-vous dans la ville blanche à
7h30.
Décidément comme dit le rédacteur du blog "Inde à trois" : touriste, c'est
une occupation à temps
complet.
A 11h on se rend à l'église des adventistes du 7ème jour.
Abel est là, il est heureux de nous voir. Puis sa femme qui
nous montre aussi qu'elle est très
heureuse de nous voir en nous sautant au cou.
On nous installe d'abord à l'extérieur parce que l'église
est pleine. Je discute avec un franco-pondichérien
qui habitait la banlieue parisienne et qui est revenu ici à la retraite.
Abel nous fait signe qu'on peut venir
à l'intérieur, il nous a trouvé deux places.
L'église
toute simple ressemble à une
salle de réunion avec deux
rangées de sièges, à gauche les femmes, à
droite les hommes. Nous on est du côté homme. Finalement je me rends
compte que ce n'est pas si formaliste, derrière
nous il y a des femmes et devant nous aussi. Mais les rangés sont soit des rangées d'hommes soit des rangées de femmes.
Il y a un service qu'on ne comprend
pas vraiment, tout est en tamoul ce
n'est finalement pas si différent
d'une messe en latin.
Les gens sont assis, puis debout,
puis à genoux. Ce n'est pas
très dépaysant, sauf que des gens se déplacent, des photographes
photographient l'office et des croyants, hommes ou femmes. Certains arrivent et
se font de grands signes de reconnaissance ou pour signifier quelque chose qui
nous échappe.
Abel vient nous rejoindre pour nous
expliquer que lorsque que cette partie de la cérémonie sera terminée, des personnes vont enlever
tout le "bazar" qui sert pour l'office et ça va découvrir
une sorte de petite piscine qui se trouve sous le plancher sur lesquels des
pasteurs officient et c'est là qu'il
va être baptisé avec 5 autre personnes.
A côté de moi un homme qui n'a fait
que des allers retours depuis que nous sommes assis à côté de lui. Il était d'abord à notre droite puis à notre gauche. Il a une sorte de
sac à main sur lequel est
noté : seven day
adventis.
L'office se poursuit, une femme
chante en lisant les paroles sur son smartphone, des images sont projetées sur un écran, ce sont des fleurs avec
des textes tamouls, ça nous
fait rire.
Puis Abel nous laisse car il doit
aller s'installer à gauche
de "l'autel" je ne sais pas comment dire autrement parce que ce n'est
jamais qu'une table d'orateur.
On pense que ça va vraiment commencer parce que pour nous il n'y
a que le côté baptême qui nous intéresse,
la quête est en cours.
On pense que c'est la fin, mais un prédicateur prend la parole pendant
très longtemps. Il ne parle
pas, il hurle comme s'il était
en colère contre les
personnes qui sont ici. J'imagine qu'il cherche à
les dissuader du mal en hurlant ce qu'il ne faut pas faire.
C'est terriblement chiant et
terriblement inquiétant de
voir toutes ces personnes (200) qui écoutent
religieusement un orateur qui a les
qualités qu'il faut pour
vider la tête à une foule.
C'est terrible de voir un ami, un
enfant pour nous, se laisser embarquer par des gens qui savent, mais que
pouvons nous lui dire.
Le prédicateur
lui comme un camelot sur un marché,
vend au mieux sa camelote, mais c'est tout, et ça
prend et il se prend lui même
au jeu, on le sent parce que nous on ne comprend rien à ce qu'il dit, mais on a le discours du corps, on a
les mimiques et on sait que les mots sont sans importance, ça marche pour lui.
L'homme assis à coté de
moi cheveux blancs qui se redressent dans le cou, prend des notes. Puis regarde
dans un gros livre recouvert d'un tissu en polaire qui doit être sa bible. A mon avis il note
les versets qui sont cités
et vérifient immédiatement leur signification.
On se demande comment il va s'arrêter, il finit, les mains
jointes, par s'adresser longuement au plafond de la salle. Je suppose que sa
prière a pour finalité d'obtenir la conviction de
toute cette assemblée pour
son église.
C'est le moment du baptême qui se prépare.
On débarrasse
le bazar et on enlève le
plancher pour découvrir la
piscine.
On présente
les impétrants et pour
chacun on détaille qui est
venu pour les assister et des mains se lève
parmi l'assistance pour signaler leur présence.
On est cité comme
accompagnants d’Abel, ce doit-être
important, ces personnes qui sont venues pour assister au baptême.
Véro
se place près de la piscine
pour faire des photos, mais c'est la folie tout le monde veut faire des photos,
il y a les photographes qui mitraillaient pendant le service, et plein de
personnes parents ou amis qui font des photos avec des téléphones,
des tablettes, certains photographient avec plusieurs téléphones.
C'est la folie, la photographie a
plus d'importance que le baptême.
Le prédicateur
et le pasteur sont dans l'eau ils attendent les impétrants qu'ils plongent sous l'eau avant de les
faire ressortir et alors un choeur s'élève dans toute la salle style
"il est des nôtres..."
en tamoul.
Lorsque que les six sont passés sous l'eau ils se changent et
vont à la sortie de l'église et les gens en sortant les
félicitent. Les hommes ont
tous la même chemise
blanche qui doit certainement être
vendue par le magasin du prédicateur,
il n'y pas de petits bénéfices.
On félicite
Abel, les gens veulent qu'on reste pour manger avec eux, car un repas est
offert. Mais au bout de 2h30 on en a un peu marre des adventistes du 7ème jour et on les laisse à leur festivité.
On va au café des amis pour déjeuner.
Il reste une table dehors. On la prend. Juste devant sur le trottoir il y a un
mendiant assis dans le caniveau et qui nous attend. Il est méchamment déglingue au physique parce que je
ne pense pas qu'il puisse se mettre debout. Il a donc toutes les qualités requises pour faire un bon
mendiant qui gagne bien sa vie.
Je lui donne 10 roupies parce que pas
question de manger devant lui en faisant semblant de ne pas le voir. Il est
content, un billet qu'il déplie
pour voir s'il est en bon état.
Je suppose que s'il avait été un peu abîmé
il me l'aurait rendu pour que je lui en donne un en meilleur état.
Une personne du restaurant vient
aussi lui donner quelques pièces,
il est content et s'en va de l'autre côté de la rue à l'ombre par petit bonds sur ses
fesses, il a du gagner sa journée.
On est prêts à déjeuner moi d'un poisson grillé et Véro d'un poulet vidalou. Une mendiante qui est du
coin débarque et regarde Véro avaler chaque bouchée, comme si elle les mangeait
elle même.
Une noria d'autos-rickshaws apporte des comédiens
et leurs accessoires pour le théâtre
qui est juste à côté
du resto.
La mendiante est passée à
la table à côté,
elle s'est dissimulée derrière
des plantes en pot comme pour être
discrète.
Puis elle revient vers nous.
Et continue à faire semblant de manger en même temps que Véro. Le chien du resto qui la
connaît lui aboie après, elle a peur. Elle nous lâche chaque fois que des gens
passent dans la rue puis revient.
La voisine rousse sort du resto et
nous dit : "bon appétit,
c'est long mais c'est bon."
Ces femmes sont rigolotes elles
arrivent difficilement à admettre
qu'on n'a pas besoin d'elles et il faut toujours qu'elles nous disent quelques
mots en nous voyant comme : "Il va pleuvoir" si le temps est
couvert ou "C'est l'enfer s'il fait
beau".
La mendiante ne lâche
rien mais personne ne lui donne même
les gens du resto. Je pense que c'est une habituée,
un peu cinglée et plus
personne ni fait attention.
On part et elle fait un croche-patte à
Véro qui manque de
tomber.
On revient à l'appart boire un café et nous reposer.
Puis on ramasse le linge sur la
terrasse.
On part faire des courses.
On va chez les grossistes de la rue
Ranga Pillai côté Ana Salai. Là on trouve des sacs poubelles,
des serviettes en papier, à des
prix défiant toute
concurrence. Véro prend
aussi un rouleau de papier collant.
On va ensuite sur MG road pour
essayer de trouver un rouleau de papier collant pour l'arrière des aquarelles qui ont pris
ici l'humidité et qu'elle
veut ré encadrer.
On s'arrêtent chez Rexine sur MG Road pour leur demander
s'ils ont le dernier couvre siège
des Jackys de la moto pour la bullet. Ils l'ont.
Je leur dis que je vais revenir après avoir enlevé les sacoches.
On va faire le plein à la station rue de Bussy.
Je laisse Véro, les courses et les sacoches et je retourne chez
Rexine.
Il faut démonter le siège.
Le mécano est un enfant qui
ne sait pas bien comment on visse et on dévisse.
Je lui indique le sens et il le fait avec des outils qui ne correspondent pas à ce qu'il faudrait.
On arrive à enlever le siège.
Il fixe le protège siège qui s'attache dessous et il
m'explique qu'on peut l'enlever facilement pour le laver, sauf évidemment que pour le sortir il
faut enlever le siège.
Je reviens à l'appart. On installe le coussin pour Véro et la moto est prête pour la sortie de demain.
Je vois Antoine qui m'explique
comment faire fonctionner la télé. On réussit à
avoir TV5 Monde et l'émission
qui dure depuis deux heures c'est l'émission
de Michalak sur la pâtisserie.
Un peu chiant mais sympa comme bruit de fond.
Voilà
Pendant que je rédigeais Véro a préparé le repas, salade de tomates,
d'avocats, de fromage, avec des oeufs au plat et des fruits de la passion.
On sait où on va aller demain sur l'ECR à Marakanam, voir un lâcher de pigeons et déjeuner à Mahabalipuram et retour.
Il fait toujours un temps bouché et aujourd'hui c'est encore pire, c'est "Black is black", le désespoir d'un photographe ...
Je n'ai fait des photos que dans l'église pendant le service et le baptême d'Abel.
Aujourd'hui encore, c'est de l'illustration.
L'album du jour est ici
Je n'ai fait des photos que dans l'église pendant le service et le baptême d'Abel.
Aujourd'hui encore, c'est de l'illustration.
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