| Devant chez Pichaya |
Juste pour le souvenir et l'illustration du blog.
On n’a pas passé une très bonne nuit.
La fatigue fait que nous nous endormons vers 9h, mais à minuit nous sommes tous les deux
parfaitement réveillés et nous discutons jusqu’à 2h du matin. Véro a mal à la
tête.
A deux heures pour notre corps il est 22h et on peut se
rendormir.
Je me lève à 7h, Véro dort encore.
Je vais au pain. Le temps est couvert, de lourds nuages qui
n’annoncent rien de bon pour la journée. La petite mousson n’est pas encore
finie.
Rue Mission des voitures garées sur le bord, c’est ce qui
change le plus, signe de l’évolution de l’Inde.
A gauche à l’angle de la rue Montorsier la petite chapelle
est illuminée, c’est Noël qui approche. Le marchand ambulant de lait aux
paquets posés sur le trottoir attend le client.
Ibrahim store est ouvert.
La rue me semble propre pour une heure aussi matinale.
La vieille mendiante aux sacs empilés n’est plus là. Le
trottoir est vide.
Le parapet du pont qui enjambe le petit canal a été tagué,
une annonce de quelque chose il y a une date le 17 le reste est écrit en
Tamoul.
A gauche rue Ste Thérèse un mendiant est installé. Il est
sur un tapis qui semble bien rembourré, un chien veille auprès de lui, son
installation a quelque chose ce coquet.
Je croise quelques scoots et vélos mais pas d’écoliers il
est encore trop tôt.
Sur les trottoirs avant la cathédrale d’énormes tas sot
recouverts par des bâches tenues par des pierres. Dessous il y a tous les
santons que nous avons vus hier étalés lorsque nous sommes allés changer de
l’argent et récupérer la moto.
Un seul homme mendiant devant la cathédrale et plein de
mendiantes. Je vois dans le regard de quelques unes qu’elles me reconnaissent
et comme surprises ells ne me demandent rien.
En face du Surguru il
n’y a plus sur le trottoir de l’école la marchande de noix de cocos et son
fils, il reste un empilement de vieilles noix toutes grises.
Encore des voitures garées le long du trottoir.
Je traverse.
Devant le Nilgiris les marchands ambulants de bananes sont
déjà installés.
A l’angle de la rue Ranga Pillai le petit débit de thé est
fermé. La rue Ranga Pillai fait toujours aussi sale bien que ce matin il n’y
ait pas de bouses fraîches. D’ailleurs ce matin je n’ai rencontré aucun animal
à part une horde de chiens.
Devant la boutique de fruits et légumes un seul triporteur
livre des légumes. Pondy me semble bien calme, c’est déjà l’impression que
j’avais eue hier.
Des voitures avec chauffeurs attendent devant le Sun Park.
A l’angle du quai, quand même quelques bouses écrasées.
Je croise l’un derrière l’autre deux couple de touristes qui
sortent du Hot Bread.
Il n’y a pas beaucoup de monde à l’intérieur, une
occidentale qui a pris un pain long et attend pour le régler. Elle tend ses
deux billets de 20 roupies mais le caissier suit un ordre de priorité qui lui
appartient.
Un membre du personnel prend mon pain pour le
« trancher » comme on dit maintenant
à Toulouse.
Problème des 5 roupies que je n’ai pas il finit par me
rendre 60 roupies sur mon billet de 100 roupies et me fait cadeau des 5.
J’apprécie, car c’est réellement son problème s’il n’a pas la monnaie.
Retour par le quai d’Ambour.
Peu d’activité un couple en scoot s’arrête devant le
Cottage. Devant moi une femme pousse son scoot jusqu’à la station service de
l’Ashram. Des bus remontent le quai.
Sous la hall à gauche au dessus du canal, c’est toujours une
petite ville de gens qui dorment vivent là.
De l’autre côté la belle couleur jaune des murs du Lycée
français me semble bien ternie par les intempéries.
La pluie commence dès que je prends la rue Surcouf.
Dans la rue du Capitaine Marius Xavier les gens se mettent à
l’abri le long des murs de maisons. Moi je ne veux pas m’arrêter parce que je
ne suis plus très loin. Il pleut de plus en plus comme une pluie de mousson.
J’arrive à la maison pas trop trempé.
Véro dort encore. Je prépare le petit dèj, Il manque plein
de chose je m’en rends compte seulement maintenant parce qu’hier on a vécu sur
les repas que nous ont préparé Antoine et sa femme Sylvie.
Pas de récipient pour la cafetière électrique, pas de
théière pour le thé. On va faire avec.
Véro se lève il est 8h.
Elle m’aide à recycler des ustensiles pour préparer du thé
et on peut prendre notre petit déjeuner.
Pain beurre, ici le beurre doux a malgré tout un goût de
sel. Yaourt acheté hier, bananes.
Je fais un café avec la petite cafetière à piston, et nous
voilà prêt pour la journée et surtout pour attendre que la pluie s’arrête.
On décide d’aller chez Pichaya pour le saluer. En passant on
demande des nouvelles à Antoine pour Internet, rien le gars de chez Airtel n’a
toujours pas amené le câble que l’électricien doit mettre.
Il ne pleut plus.
On fait vraiment plaisir à Pichaya en venant le voir, on lui
a amené du sirop de menthe qu’il adore et qu’il ne trouve pas ici sans sucre,
et on lui a apporté aussi du Comté ,
fromage qu’il adore. Il nous dit qu’il est heureux de ne pas vivre en France
car il ne pourrait pas s’arrêter de manger du fromage et de la cochonnaille
comme il dit.
Jaya son mignon est toujours là, c’est une histoire qui
dure. Il y a deux enfants un garçon une fille, 13 ans et 10 ans qui apprennent
le français mais qui ne vont pas pouvoir aller à l’école cette année parce que
leurs parents n’ont pas l’argent pour payer l’école. Pichaya les garde un peu
la journée quand leurs parents ne sont pas là. Ce sont deux beaux enfants et ça
fait de la peine de connaître leur situation.
La petite 10 ans dessine beaucoup et elle va venir jeudi
matin à 10h chez Pichaya pour montrer son travail à Véro et pour apprendre à
faire de l’aquarelle.
Pichaya veut qu’on vienne déjeuner aujourd’hui.
On va chez Félix pour récupérer les sacoches, les papiers et
le régler. Comme d’habitude on attend comme on voit que ça va durer on va faire
quelques courses à Vijaya Gayapathi qui n’est pas très loin.
Lorsqu’on revient les sacoches sont sur la moto, les papiers
sont prêts on règle jusqu’à fin décembre.
On repasse à l’appart déposer les courses.
A 13h on va chez Pichaya. Il n’est pas là il est allé
acheter des fruits dans le magasin de la rue Ranga Pillai qui fait fruits et
légumes, là où l’on va nous aussi.
Même si Pichaya nous dit que ça n’a rien d’exceptionnel le
repas est très bon et fait bonne cuisine indienne. C’est la cuisinière du Space
le restau du soir de Pichaya qui a préparé le repas. Elle s’est fait couper les
cheveux à la garçonne et ça lui va très bien elle est contente que Véro le lui
dise parce qu’ici c’est certainement un
acte de courage et d’indépendance.
On déjeune avec une jeune femme de 23 ans que ses parents on
voulu marier de force ça mère lui a mis une bonne paire de claques, son père la
battue avec des chaussures, mais elle semble quand même avoir eu gain de cause,
du moins elle semble le croire. Espérons.
Pichaya a besoin de faire la sieste, nous partons et nous
reviendrons jeudi matin.
Pichaya a un nouveau projet pour Véro il veut ouvrir dans sa
maison à côté une boutique concept et il pense que Véro pourrait l’aider, parce
que tout serait basé sur l’image. Il propose aussi à Véro de photographier un
gars qui ressemble à un Giacometti mais en vrai.
Pichaya est toujours plein de projets pour les autres.
On se repose un peu.
Puis on va faire une ballade dans Pondy. Mais le temps est
trop noir pour les photos.
De la promenade Goubert
on passe rue Dumas pour voir la mairie qui s’est écroulée le mois
dernier.
Puis on passe rue de la caserne voir une toute nouvelle
boutique qui a ouvert hier et qui s’appelle Amethyst Café Anokhi, une tuerie
pour les filles, Véro dit c’est là que je vais d’abord amener Isabelle.
On revient à l’appart.
Il me semble que ce soir je suis un peu fatigué au sommet
des escaliers, je suis content, je vais peut-être redevenir normal un vieux
papy catarrheux.
Le fil pour Internet est arrivé en fin d’après midi,
l’électricien doit venir pour l’installer et ensuite Aitel devrait venir nous
connecter.
La seule chose positive la télé marche.
On attend et on voit arriver l’électricien qui fait son
boulot c’est un copain d’Antoine.
Airtel n’arrive toujours pas.
On dîne noodle soupe pain fromage et salade de fruit comme
Véro en a le secret.
A 8h15 je descends voir Antoine qui me dit que le gars
d’Airtel peut passer jusqu’à 21h mais pas au delà.
Je remonte et je ressens de la fatigue arrivé au deuxième
étage, cette fois j’en suis a peu près sûr, demain je vais pouvoir peut-être
reprendre une vie fatigante.
Il est 21h on a vu personne, Internet ce sera peut-être pour
demain.
merci pour l instant de dépaysement en bretagne il a plut toute la journée vos photos sont superbes..............encore
RépondreSupprimermerci !!!!!
Supprimerbon , quand on met un commentaire il n'est pas enregistré !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Donc je recommence merci pour ce "roman" c'est très agréable comme écriture et on suit bien le déroulement de la journée : c'est à peine si on ne sentirait pas les odeurs , de la pluie , de la rue
RépondreSupprimermessage reçu après avoir ecrit un commentaire : votre message s'affichera après approbation C'est pus simple avec FB Dommage
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