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mardi 16 décembre 2014

Déjeuner chez Pichaya


Devant chez Pichaya


Comme hier les photos sont dans le corps du texte car il y en a peu et c'est du "tout venant" pris à la tablette.
Juste pour le souvenir et l'illustration du blog.


On n’a pas passé une très bonne nuit.
La fatigue fait que nous nous endormons vers 9h, mais  à minuit nous sommes tous les deux parfaitement réveillés et nous discutons jusqu’à 2h du matin. Véro a mal à la tête.
A deux heures pour notre corps il est 22h et on peut se rendormir.

Je me lève à 7h, Véro dort encore.

Je vais au pain. Le temps est couvert, de lourds nuages qui n’annoncent rien de bon pour la journée. La petite mousson n’est pas encore finie.

Rue Mission des voitures garées sur le bord, c’est ce qui change le plus, signe de l’évolution de l’Inde.

A gauche à l’angle de la rue Montorsier la petite chapelle est illuminée, c’est Noël qui approche. Le marchand ambulant de lait aux paquets posés sur le trottoir attend le client.

Ibrahim store est ouvert.

La rue me semble propre pour une heure aussi matinale.

La vieille mendiante aux sacs empilés n’est plus là. Le trottoir est vide.

Le parapet du pont qui enjambe le petit canal a été tagué, une annonce de quelque chose il y a une date le 17 le reste est écrit en Tamoul.

A gauche rue Ste Thérèse un mendiant est installé. Il est sur un tapis qui semble bien rembourré, un chien veille auprès de lui, son installation a quelque chose ce coquet.

Je croise quelques scoots et vélos mais pas d’écoliers il est encore trop tôt.

Sur les trottoirs avant la cathédrale d’énormes tas sot recouverts par des bâches tenues par des pierres. Dessous il y a tous les santons que nous avons vus hier étalés lorsque nous sommes allés changer de l’argent et récupérer la moto.

Un seul homme mendiant devant la cathédrale et plein de mendiantes. Je vois dans le regard de quelques unes qu’elles me reconnaissent et comme surprises ells ne me demandent rien.

En face du Surguru  il n’y a plus sur le trottoir de l’école la marchande de noix de cocos et son fils, il reste un empilement de vieilles noix toutes grises.

Encore des voitures garées le long du trottoir.

Je traverse.

Devant le Nilgiris les marchands ambulants de bananes sont déjà installés.

A l’angle de la rue Ranga Pillai le petit débit de thé est fermé. La rue Ranga Pillai fait toujours aussi sale bien que ce matin il n’y ait pas de bouses fraîches. D’ailleurs ce matin je n’ai rencontré aucun animal à part une horde de chiens.


Devant la boutique de fruits et légumes un seul triporteur livre des légumes. Pondy me semble bien calme, c’est déjà l’impression que j’avais eue hier.

Des voitures avec chauffeurs attendent devant le Sun Park.

A l’angle du quai, quand même quelques bouses écrasées.

Je croise l’un derrière l’autre deux couple de touristes qui sortent du Hot Bread.

Il n’y a pas beaucoup de monde à l’intérieur, une occidentale qui a pris un pain long et attend pour le régler. Elle tend ses deux billets de 20 roupies mais le caissier suit un ordre de priorité qui lui appartient.

Un membre du personnel prend mon pain pour le « trancher » comme on dit maintenant  à Toulouse.

Problème des 5 roupies que je n’ai pas il finit par me rendre 60 roupies sur mon billet de 100 roupies et me fait cadeau des 5. J’apprécie, car c’est réellement son problème s’il n’a pas la monnaie.

Retour par le quai d’Ambour.

Peu d’activité un couple en scoot s’arrête devant le Cottage. Devant moi une femme pousse son scoot jusqu’à la station service de l’Ashram. Des bus remontent le quai.

Sous la hall à gauche au dessus du canal, c’est toujours une petite ville de gens qui dorment vivent là.

De l’autre côté la belle couleur jaune des murs du Lycée français me semble bien ternie par les intempéries.

La pluie commence dès que je prends la rue  Surcouf.

Dans la rue du Capitaine Marius Xavier les gens se mettent à l’abri le long des murs de maisons. Moi je ne veux pas m’arrêter parce que je ne suis plus très loin. Il pleut de plus en plus comme une pluie de mousson. J’arrive à la maison pas trop trempé.


Véro dort encore. Je prépare le petit dèj, Il manque plein de chose je m’en rends compte seulement maintenant parce qu’hier on a vécu sur les repas que nous ont préparé Antoine et sa femme Sylvie.

Pas de récipient pour la cafetière électrique, pas de théière pour le thé. On va faire avec.

Véro se lève il est 8h.

Elle m’aide à recycler des ustensiles pour préparer du thé et on peut prendre notre petit déjeuner.

Pain beurre, ici le beurre doux a malgré tout un goût de sel. Yaourt acheté hier, bananes.

Je fais un café avec la petite cafetière à piston, et nous voilà prêt pour la journée et surtout pour attendre que la pluie s’arrête.

On décide d’aller chez Pichaya pour le saluer. En passant on demande des nouvelles à Antoine pour Internet, rien le gars de chez Airtel n’a toujours pas amené le câble que l’électricien doit mettre.

Il ne pleut plus.

On fait vraiment plaisir à Pichaya en venant le voir, on lui a amené du sirop de menthe qu’il adore et qu’il ne trouve pas ici sans sucre, et on lui a apporté aussi du  Comté , fromage qu’il adore. Il nous dit qu’il est heureux de ne pas vivre en France car il ne pourrait pas s’arrêter de manger du fromage et de la cochonnaille comme il dit.

Jaya son mignon est toujours là, c’est une histoire qui dure. Il y a deux enfants un garçon une fille, 13 ans et 10 ans qui apprennent le français mais qui ne vont pas pouvoir aller à l’école cette année parce que leurs parents n’ont pas l’argent pour payer l’école. Pichaya les garde un peu la journée quand leurs parents ne sont pas là. Ce sont deux beaux enfants et ça fait de la peine de connaître leur situation.
La petite 10 ans dessine beaucoup et elle va venir jeudi matin à 10h chez Pichaya pour montrer son travail à Véro et pour apprendre à faire de l’aquarelle.

Pichaya veut qu’on vienne déjeuner aujourd’hui.

On va chez Félix pour récupérer les sacoches, les papiers et le régler. Comme d’habitude on attend comme on voit que ça va durer on va faire quelques courses à Vijaya Gayapathi qui n’est pas très loin.

Lorsqu’on revient les sacoches sont sur la moto, les papiers sont prêts on règle jusqu’à fin décembre.

On repasse à l’appart déposer les courses.

A 13h on va chez Pichaya. Il n’est pas là il est allé acheter des fruits dans le magasin de la rue Ranga Pillai qui fait fruits et légumes, là où l’on va nous aussi.



Même si Pichaya nous dit que ça n’a rien d’exceptionnel le repas est très bon et fait bonne cuisine indienne. C’est la cuisinière du Space le restau du soir de Pichaya qui a préparé le repas. Elle s’est fait couper les cheveux à la garçonne et ça lui va très bien elle est contente que Véro le lui dise parce qu’ici c’est  certainement un acte de courage et d’indépendance.

On déjeune avec une jeune femme de 23 ans que ses parents on voulu marier de force ça mère lui a mis une bonne paire de claques, son père la battue avec des chaussures, mais elle semble quand même avoir eu gain de cause, du moins elle semble le croire. Espérons.

Pichaya a besoin de faire la sieste, nous partons et nous reviendrons jeudi matin.
Pichaya a un nouveau projet pour Véro il veut ouvrir dans sa maison à côté une boutique concept et il pense que Véro pourrait l’aider, parce que tout serait basé sur l’image. Il propose aussi à Véro de photographier un gars qui ressemble à un Giacometti mais en vrai.



Pichaya est toujours plein de projets pour les autres.

On se repose un peu.

Puis on va faire une ballade dans Pondy. Mais le temps est trop noir pour les photos.
De la promenade Goubert  on passe rue Dumas pour voir la mairie qui s’est écroulée le mois dernier.
Puis on passe rue de la caserne voir une toute nouvelle boutique qui a ouvert hier et qui s’appelle Amethyst Café Anokhi, une tuerie pour les filles, Véro dit c’est là que je vais d’abord amener Isabelle.

On revient à l’appart.

Il me semble que ce soir je suis un peu fatigué au sommet des escaliers, je suis content, je vais peut-être redevenir normal un vieux papy catarrheux.

Le fil pour Internet est arrivé en fin d’après midi, l’électricien doit venir pour l’installer et ensuite Aitel devrait venir nous connecter.

La seule chose positive la télé marche.

On attend et on voit arriver l’électricien qui fait son boulot c’est un copain d’Antoine.

Airtel n’arrive toujours pas.

On dîne noodle soupe pain fromage et salade de fruit comme Véro en a le secret.

A 8h15 je descends voir Antoine qui me dit que le gars d’Airtel peut passer jusqu’à 21h mais pas au delà.

Je remonte et je ressens de la fatigue arrivé au deuxième étage, cette fois j’en suis a peu près sûr, demain je vais pouvoir peut-être reprendre une vie fatigante.


Il est 21h on a vu personne, Internet ce sera peut-être pour demain.

4 commentaires:

  1. merci pour l instant de dépaysement en bretagne il a plut toute la journée vos photos sont superbes..............encore

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  2. bon , quand on met un commentaire il n'est pas enregistré !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Donc je recommence merci pour ce "roman" c'est très agréable comme écriture et on suit bien le déroulement de la journée : c'est à peine si on ne sentirait pas les odeurs , de la pluie , de la rue

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  3. message reçu après avoir ecrit un commentaire : votre message s'affichera après approbation C'est pus simple avec FB Dommage

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