Bon anniversaire à Géraldine.
7h, peu de monde rue Mission.
Le bruit des balayeuses de rue
tchutt, tchutt…
Le marchand de lait, la femme aux
sacs n’est pas là, tout est bien rangé.
En face une vieille femme dort
sur une natte sur le trottoir et un homme la réveille pour lui dire de dégager.
Rue petit canal tout le monde
dort, le lit est vide et mon impression c’est que le propriétaire a repris ses
habitudes et dort sur le sol.
Déjà les hauts parleurs diffusent
le prêche du prêtre qui sert la messe.
Le bruit crispant d’un
auto-rickshaw couvre le prêche.
Le mendiant sur le trottoir de
l’évêché dort emballé de la tête aux pieds.
Beaucoup de mendiants sur les
marches de la cathédrale, ce doit être une messe importante. Il y a le mendiant
avec son déambulateur.
La petite marchande de lait
debout discute avec un conducteur de rickshaw qui porte un fichu sur la tête,
très glamour le mec.
La marchande de noix de coco
assise en bouddha, un sourire posé sur les lèvres, attend le client avec
certitude.
Devant le Surguru un marchand
ambulant de papayes, d’oranges ou des mozambis et des ananas.
C’est maintenant des chants qui
sortent de la cathédrale et me poursuivent dans la rue Mission.
Le petit débit de thé, à l’angle
de la rue Ranga Pillai, est ouvert, sa ns
musique.
Le soleil, rue Ranga Pillai,
n’est pas encore dans l’axe de la rue, mais les bouses elles sont là, ainsi
qu’une femme qui dessine un kolam devant sa maison, sur la rue lavée à grande
eau.
Le mendiant du Hot Bread est là,
ainsi que la femme de la semaine dernière avec son enfant.
Elle ne semble pas aller très
bien, ça me fait de la peine. Je l’avais oubliée et elle est là avec son fils,
posée comme le malheur.
Beaucoup de monde au Hot Bread,
mais pas des touristes, des Pondichérien habillés en dimanche et qui viennent
chercher des viennoiseries. Je me dis que c’est peut-être jour de fête parce
que l’ORL l’autre soir ne consultait pas avant lundi à cause des fêtes.
Le caissier a changé, c’est un
jeune qui tient la caisse et l’ancien est là qui surveille et active les
serveurs pour qu’ils aillent plus vite.
Il joue au caporal chef, car la
population des clients ne semble pas vouloir attendre, d’ailleurs ils me
passent tous devant.
Je ressors et vois toujours la
femme et l’enfant dans leur dénuement et leur désespoir dans leur regard.
J’enfile le quai d’Abour avec une
idée trouver la fourrière qui paraît-il est sur ce quai. En effet il y a bien
une sorte de hangar avec des grilles métalliques, j’aperçois derrière des voitures
et quelques motos. Je passe l’énorme tranchée sur un petit pont de ciment et je
vais voir, mais il n’y a pas la Bullet Rouge.
Plus loin un autre hangar avec
des murs en ciments et des ouvertures un peu comme des moucharabieh près de la
petite halle.
Je ne peux rien voir.
Je me dis que c’est peut-être là
qu’ils ont emprisonné ma Bullet Rouge.
Je rentre par la rue Surcouf et
rue Candappa.
La porte fenêtre du balcon des
voisines est ouverte, mais elles ne sont pas sur le balcon pour prendre leur thé.
Antoine est là et m’ouvre la
porte. Il propose de nous préparer un repas avant le départ des enfants.
Mercredi soir.
Je remonte avec mes bouteilles
d’eau pour la cuisine.
Véro et moi on déjeune et l’on
décide d’aller au marché Goubert prendre des crevettes.
Lorsqu’on part Gwen se lève.
Je prends la rue Candappa jusqu’à
la rue Barathi pour arriver au marché par derrière et ainsi éviter le Sunday
Market.
On se gare vers l’encadreur et l’on rencontre
Ejoumalé qui vient de faire ses courses.
Il nous dit que cette année Massi
Magam se déroulera le 14 et le 15 février. Juste le jour du départ des enfants.
C’est dommage pour eux car c’est une fête très spectaculaire pendant laquelle
les dieux de tous les temples environnants sont lavés dans l’océan.
Et le soir les chars des dieux
défilent dans Pondy.
On traverse le marché Goubert. Le
marchand de café moulu est fermé, on file au marché aux poissons prendre les
crevettes. Compte tenu de la taille, Véro pense que ce matin, le cours de la
crevette est intéressant.
On revient j’ai quelques
difficultés avec la moto qui cale beaucoup, il faut que j’apprenne à la
conduire et je repasserai voir Félix parce qu’il y a peut-être un problème de
ralenti et je ne vois pas où je peux le régler.
Pendant que tout le monde se
prépare je vais prendre du café chez Ibrahim Store et je vais voir Babou pour
savoir si on peut sortir le scoot. Pas de problème aujourd’hui, dès qu’il y
aura un problème il nous appellera. Je lui dis pour la Bullet Rouge, lui n’est
pas pessimiste du tout et me dit que dans 1 mois Félix la récupérera. Je
reviens par la promenade pour tester les 5 vitesses de la Bullet Magic Black,
c’est son nom.
Avec les enfants, on part pour
faire le Sunday Market pour la dernière fois parce que dimanche prochain ils
seront en France.
Je porte Ryan qui a un vrai
succès auprès des Indiennes. Gwen fait des photos, S fait des achats.
On boit un thé à l’extrémité.
On revient en remontant MG road
par l’autre côté.
À l’appart, grand verre d’eau car
la chaleur commence à être intenable. Véro prépare un petit pot avec la
moulinette de E et on part au restaurant. Ryan mangera pendant le temps de
préparation du repas.
On va au café des amis.
Ryan a perdu la casquette style
indien qu’on vient de lui acheter au marché. Je revient sur nos pas rue Romain
Rolland, rue Surcouf, rue Capitaine Marius Xavier, rue Candappa et je la trouve
sur la chaussée au niveau de la rue Mission.
Au café des amis c’est calme peu
de clients, toute petite salle, on attend que le patron ait préparé la
commande. Ryan mange son petit pot de spaghettis poulet passé au mixer.
On mange et pendant qu’on mange
la femme qui aide le patron prend Ryan dans ses bras et s’en occupe. C’est
super, car il se laisse faire sans broncher.
On revient à l’appart pour se
reposer mais Ryan ne veut pas dormir.
A 16h on part pour la promenade
Goubert.
Scoot, moto et poussette qu’on
gare rue du Bazar Saint Laurent près de l’hôtel Ajantha Sea View parce que je
pense qu’il y aura moins de monde que Rue de Bussy, ce qui est le cas.
On commence notre promenade
photographique le long de la promenade Goubert. Ryan bien calé dans sa
poussette fait le spectacle.
On décide S, Ryan et moi d’aller
nous installer au « Café » pour boire un coup en attendant nos
photographes.
La terrasse du café est séparé de
la plage enrochée par des grillages et les gens qui passent regardent Ryan
comme si nous étions des animaux enfermés ou comme si eux faisait l’objet d’un
observatoire de Safari.
On prend un lemon soda et un
capuccino et deux brownies au chocolat.
On voit Gwen et Véro passer
devant derrière les grilles, puis ils montent sur la terrasse du
« Café ».
Véro nous rejoint et Gwen
continue.
Des Sud Coréens s’amusent avec
Ryan derrière une barrière en bois qui sépare la terrasse intérieure du
« Café » de la terrasse extérieure.
Soudain Ryan essaye de passer la
tête entre les barreaux comme s’il voulait rejoindre la Corée du Sud et il se
fait mal.
S le prend sur ses genoux et il
renverse tout le cappucino. Un petit désastre vite réparée par l’équipe de
nettoyage du « Café ».
Ryan s’endort.
Gwen nous rejoint et prend aussi
un lemon soda.
Puis nous nous en retournons.
On plie la poussette et on
reprend scoot et moto. C’est Véro qui porte la poussette pliée.
Rue Candappa les gens qui ont
aussi une Bullet nous attendent inquiets parce que le bruit court que le
gouvernement ne veut plus louer de motos aux étrangers car ils provoquent trop
d’accidents et aussi pour rassurer les conducteurs d’auto-rickshaw qui sont
contre la location de véhicule à moteur dans Pondy.
On les rassure en leur disant
qu’en mars il y a des élections, ce n’est pas anormal que les étrangers soient
des boucs émissaires. On connaît ça même dans nos pays dit civilisés.
Véro prépare les crevettes et on
va manger de bonne heure car Gwen et S veulent aller faire un tour à pied dans
Pondy le soir.
Repas du soir crevettes et riz
blanc, salade de fruits.

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