Pages

dimanche 16 février 2014

Ce n'est pas tous les jours dimanche.

Promenade Goubert

  
Une bonne nuit de sommeil et au réveil un peu plus reposé.

Je vais au pain et je m’aperçois qu’il a plus cette nuit, pas beaucoup mais suffisamment pour marquer des zones sèches sous les arbres et des zones humides sur la chaussée avec quelques petites flaques.
Le temps est couvert.

Le marchand de lait est seul.
La femme aux sacs est debout et s’active.

Trois corps gisent sous le trottoir à l’abri d’un balcon, ce sont les hommes de la rue Petit canal qui sont venus se mettre à l’abri de la pluie.

Débouche de la rue Sainte Thérèse l’homme aux Bergers Allemands avec un chien et sans son fichu galette sur la tête.

Beaucoup de mendiants sur les marches pour écouter les chants qui s’échappent de la cathédrale pour la messe dominicale.

La petite marchande de lait me regarde passer.

Aux noix de cocos, l’enfant nettoie autour du tas de noix tandis que la femme replie leurs affaires de la nuit.
En face un marchand ambulant de fruits, papayes, bananes, oranges, raisin  posés sur un plateau avec des roues de vélo.
Les bouses déjà.

Autour de Nilgiris les marchands ambulants de bananes et aussi un marchand de fruits.
Le petit bistrot à thé est ouvert, s’en échappe une voix de radio.

Rue Ranga Pillai les bouses toujours, cette rue est incroyablement sale d’un bout à l’autre c’est-à-dire du canal jusqu’à la rue Barathi. C’est la rue qui sert aux livraisons du marché Goubert.

Le mendiant du Hot Bread lève le camp, son sac sur le dos et son bâton à  la main, il va toujours en direction de Nehru street.

Je prends mon pain, deux femmes déjeunent à des tables différentes mais discutent entre elles.

Je reprends le quai d’Ambour toujours éventré.

Rue Capitaine Marius Xavier je croise le majordome qui revient de vider un seau d’ordures dans la poubelle en rond de ciment de la rue Candappa qui n’est toujours pas nettoyée.

Une femme est assise sur le bord du trottoir devant la porte de sa maison. Elle semble prendre le frais du matin avant l’arrivée de la chaleur.

Rue Candappa, la voisine fausse blonde cheveux couleur paille et un peu gâteuse prend son thé sur le balcon.

Je prépare le petit dèj.

C’est bon de reprendre le rythme lent du quotidien. Il me faudra certainement encore cette journée pour récupérer totalement de la fatigue de ces dernières semaines.
Première lessive du jour étendue sur la terrasse sur les deux cordes qui nous sont allouées.

Les courses à reprendre à Pothys 
D’abord la pharmacie pour Véro qui attaque un rhume, et un tchai  chez le débitant en face de Pothys rue Sainte Thérèse. Il est très gentil et le thé ne coûte que 8 roupies au lieu de 9 chez celui de la rue Ranga Pillai angle MG road.

À Pothys dès l’entrée, la préoccupation de tous est de fleurir un bac d’eau avec des têtes de fleurs, à tel point qu’on demande si c’est bien ouvert.
C’est bien ouvert.
Véro prend un bout de tissu et l’on monte au 4ème pour les courses du quotidien. Il est tôt et les escalators qui montent sont en arrêt.

Au 4ème aussi, ils sont en pleine prière devant une statue de Ganesh au pied duquel brûlent des lampes à huile.

Retour à la maison par la rue Sainte Thérèse, puis Barathi, puis Candappa pour faire le moins possible de MG road à cause du Sunday Market.

On part déjeuner à pied en passant par Fabindia où Véro veut changer un pantalon et prendre un haut.

Ensuite on va déjeuner à  l’Aristo qui est le restau le plus près. Je prends une brochette de poissons et Véro un poulet au citron.

On rentre à l’appart en remontant MG road pour profiter du Sunday market.

Devant les débitants d’alcool il y a une queue de jeunes qui attendent leur tour. Déjà autour de nous des hommes sont saouls.
Peut-être que les humanitaires et les associations d’aides, pourraient faire des propositions pour que les taxes sur l’alcool soient les mêmes à Pondy que dans le reste de l’Inde.
Une asso pour lutter contre l’alcoolisme en Inde, ce ne serait pas très porteur pour recueillir des fonds. Il vaut mieux parler d’enfants, de la réfection du canal ou de la conservation du patrimoine.
Ce serait de vraies positions à prendre mais politiquement dangereux,
En France, on est incapable de faire quoi que ce soit contre les lobbies du vin.
Ce ne sont pas les politiques français, qui viennent ici pour se montrer et faire un beau voyage qui pourraient exprimer une opinion contre l’alcool qu’ils sont incapables d’exprimer en France.
Vive donc le tourisme alcoolique, ça rapporte aux uns ce que ça coûte à la société.

Une petite glace, un petit café, un petit morceau de chocolat et on va se reposer.

Ça va déjà mieux la forme revient petit à petit.

Du coup on décide d’aller faire un tour sur la promenade Goubert, en se disant qu’en ce WE de Masi Magam, il va y avoir des familles indiennes et donc de la vie.

Il y a du monde, des gens différents et les blancs blancs qui viennent d’arriver.
Véro fait son plein de photo.


On revient vers 18h en se disant que la forme est revenue. Paradoxalement, marcher nous enlève de la fatigue.


On a du temps pour le blog avant de dîner. On pourra se coucher pas trop tard, ce qui n’a pas été le cas hier soir avec le blog à rattraper.

Dîner soupe de noodle, aubergines, fromage, salade de fruits.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Faites nous un petit coucou ici ! N'oubliez pas de mettre votre nom ...