![]() |
| Promenade Goubert |
Une bonne nuit de sommeil et au
réveil un peu plus reposé.
Je vais au pain et je m’aperçois
qu’il a plus cette nuit, pas beaucoup mais suffisamment pour marquer des zones
sèches sous les arbres et des zones humides sur la chaussée avec quelques
petites flaques.
Le temps est couvert.
Le marchand de lait est seul.
La femme aux sacs est debout et
s’active.
Trois corps gisent sous le
trottoir à l’abri d’un balcon, ce sont les hommes de la rue Petit canal qui
sont venus se mettre à l’abri de la pluie.
Débouche de la rue Sainte Thérèse
l’homme aux Bergers Allemands avec un chien et sans son fichu galette sur la
tête.
Beaucoup de mendiants sur les
marches pour écouter les chants qui s’échappent de la cathédrale pour la messe
dominicale.
La petite marchande de lait me
regarde passer.
Aux noix de cocos, l’enfant
nettoie autour du tas de noix tandis que la femme replie leurs affaires de la
nuit.
En face un marchand ambulant de
fruits, papayes, bananes, oranges, raisin
posés sur un plateau avec des roues de vélo.
Les bouses déjà.
Autour de Nilgiris les marchands
ambulants de bananes et aussi un marchand de fruits.
Le petit bistrot à thé est
ouvert, s’en échappe une voix de radio.
Rue Ranga Pillai les bouses
toujours, cette rue est incroyablement sale d’un bout à l’autre c’est-à-dire du
canal jusqu’à la rue Barathi. C’est la rue qui sert aux livraisons du marché
Goubert.
Le mendiant du Hot Bread lève le
camp, son sac sur le dos et son bâton à
la main, il va toujours en direction de Nehru street.
Je prends mon pain, deux femmes
déjeunent à des tables différentes mais discutent entre elles.
Je reprends le quai d’Ambour
toujours éventré.
Rue Capitaine Marius Xavier je
croise le majordome qui revient de vider un seau d’ordures dans la poubelle en
rond de ciment de la rue Candappa qui n’est toujours pas nettoyée.
Une femme est assise sur le bord
du trottoir devant la porte de sa maison. Elle semble prendre le frais du matin
avant l’arrivée de la chaleur.
Rue Candappa, la voisine fausse
blonde cheveux couleur paille et un peu gâteuse prend son thé sur le balcon.
Je prépare le petit dèj.
C’est bon de reprendre le rythme
lent du quotidien. Il me faudra certainement encore cette journée pour
récupérer totalement de la fatigue de ces dernières semaines.
Première lessive du jour étendue
sur la terrasse sur les deux cordes qui nous sont allouées.
Les courses à reprendre à
Pothys
D’abord la pharmacie pour Véro
qui attaque un rhume, et un tchai chez
le débitant en face de Pothys rue Sainte Thérèse. Il est très gentil et le thé
ne coûte que 8 roupies au lieu de 9 chez celui de la rue Ranga Pillai angle MG
road.
À Pothys dès l’entrée, la
préoccupation de tous est de fleurir un bac d’eau avec des têtes de fleurs, à
tel point qu’on demande si c’est bien ouvert.
C’est bien ouvert.
Véro prend un bout de tissu et
l’on monte au 4ème pour les courses du quotidien. Il est tôt et les
escalators qui montent sont en arrêt.
Au 4ème aussi, ils
sont en pleine prière devant une statue de Ganesh au pied duquel brûlent des
lampes à huile.
Retour à la maison par la rue
Sainte Thérèse, puis Barathi, puis Candappa pour faire le moins possible de MG
road à cause du Sunday Market.
On part déjeuner à pied en
passant par Fabindia où Véro veut changer un pantalon et prendre un haut.
Ensuite on va déjeuner à l’Aristo qui est le restau le plus près. Je
prends une brochette de poissons et Véro un poulet au citron.
On rentre à l’appart en remontant
MG road pour profiter du Sunday market.
Devant les débitants d’alcool il
y a une queue de jeunes qui attendent leur tour. Déjà autour de nous des hommes
sont saouls.
Peut-être que les humanitaires et
les associations d’aides, pourraient faire des propositions pour que les taxes
sur l’alcool soient les mêmes à Pondy que dans le reste de l’Inde.
Une asso pour lutter contre
l’alcoolisme en Inde, ce ne serait pas très porteur pour recueillir des fonds.
Il vaut mieux parler d’enfants, de la réfection du canal ou de la conservation
du patrimoine.
Ce serait de vraies positions à
prendre mais politiquement dangereux,
En France, on est incapable de
faire quoi que ce soit contre les lobbies du vin.
Ce ne sont pas les politiques
français, qui viennent ici pour se montrer et faire un beau voyage qui
pourraient exprimer une opinion contre l’alcool qu’ils sont incapables
d’exprimer en France.
Vive donc le tourisme alcoolique,
ça rapporte aux uns ce que ça coûte à la société.
Une petite glace, un petit café,
un petit morceau de chocolat et on va se reposer.
Ça va déjà mieux la forme revient
petit à petit.
Du coup on décide d’aller faire
un tour sur la promenade Goubert, en se disant qu’en ce WE de Masi Magam, il va
y avoir des familles indiennes et donc de la vie.
Il y a du monde, des gens
différents et les blancs blancs qui viennent d’arriver.
Véro fait son plein de photo.
On revient vers 18h en se disant
que la forme est revenue. Paradoxalement, marcher nous enlève de la fatigue.
On a du temps pour le blog avant
de dîner. On pourra se coucher pas trop tard, ce qui n’a pas été le cas hier
soir avec le blog à rattraper.
Dîner soupe de noodle,
aubergines, fromage, salade de fruits.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Faites nous un petit coucou ici ! N'oubliez pas de mettre votre nom ...