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| Sunday market |
Je me laisse réveiller par des
vagues de conscience et de nouvelles plongées dans le sommeil.
Il fait un temps magnifique, un
ciel d’un bleu transparent.
La rue Candappa est toute propre
et chacun est déjà rentré.
Je remarque un panneau qui a été
mis à l’angle avec mission très haut sur une palissade en tôle ondulé sur
laquelle est noté le nom du propriétaire cautionné par une asso qui défend
apparemment la propriété des gens d’origine française.
Le nom avait déjà été peint sur
la palissade et puis une affiche collée et arrachée.
Tout ça me semble révéler des
problèmes politiques entre l’Inde et les Franco-Pondichériens.
Il est plus tard que d’habitude
et le marchand de lait est parti.
La femme aux sacs est là, triant
toujours.
Beaucoup de mendiants sur les
marches de la cathédrales, la messe ne doit pas encore être terminée.
La petite marchande de lait est
partie elle aussi.
La marchande de noix de coco
discute avec un homme, elle opine du chef comme pour acquiescer à ce qu’il dit,
mais un petit sourire sur ses lèvres semble démentir son approbation. Le petit
garçon est à côté d’elle.
Rue Ranga Pillai comme le soleil
est déjà haut je ne vois que des ombres venir vers moi dans le contre jour.
Les bouses sont là et l’une n’est
pas du tout abîmée, elle à la forme des gâteaux au chocolat de Hot Bread.
Il y a du monde au Cool Cat.
J’aime bien ce bistrot. Le matin beaucoup d’Indiens plus modestes que ceux qui
viennent au Hot Bread, prennent ici leur petit-déjeuner, discutent en groupe ou
lisent la presse, quelque chose d’un bistrot français, lorsqu’il y en avait
encore.
Au Hot Bread le second caissier
est à la caisse et enregistre les prix, le premier comme dimanche dernier joue
les adjudants et le 3ème caissier découvert hier, rend la monnaie. Deux
employés à la caisse ne font pas avancer
plus vite le service, puisque je dois attendre que quelqu’un veuille bien
trancher le pain.
Je n’ai pas la monnaie, ça ne
pose pas de problème.
Je reprends le quai. Circulation
importante et difficile à cause de la tranchée sur le côté.
À l’angle de la rue des Anges,
une femme vend des noix de cocos posées sur une sorte de charrette des 4
saisons. À côté, dans une petite baraque en bois et en tôle, du thé est vendu.
Rue Capitaine Marius Xavier une
chose étonnante se passe, un car de
voyageurs indiens déboule dans cette rue, derrière des tempos et des motos.
Je me demande ce qui se passe. Je regarde le car qui tourne dans la rue Surcouf
pour vraisemblablement rejoindre le quai.
Je me dis que certainement le
quai est barré au niveau de la rue Bussy et la circulation se détourne par la
rue Capitaine Marius Xavier ou la rue Mission.
À l’angle, sur les marches de la
maison où les arbres ont été élagués, un homme assis lit son journal.
L’équipe d’un tracteur
-benne enlève justement les déchets
verts et les autres dans la même benne.
Les voisines ne sont plus sur
leur balcon.
On petit déjeune.
Véro a très mal à la gorge comme
si elle avait une angine on espère que c’est simplement l‘examen d’hier.
Puis je me mets à la rédaction du
blog d’hier. Je m’y colle jusqu’à midi. Il faudrait se donner encore plus de
temps pour bien exprimer tout ce que nous avons reçu, mais il faut avancer
aussi.
Pendant ce temps, sur Internet
Véro cherche des hôtels à Trichy et Kodaïkanal qui proposent le wifi pour qu’on
puisse continuer le blog au jour le jour.
Ce n’est pas simple.
Elle arrive quand même à en
trouver un dans chaque ville pas trop loin du centre parce qu’on aime bien
traîner parmi les activités et la vie des Indiens, plutôt que les treks dans
une nature déserte et qui ne l’est plus parce qu’il y a les trekeurs qui
viennent perturber cet équilibre naturel, avec la conscience inébranlable
qu’ils sont les vrais défendeurs de cette nature.
À 12h30 on part déjeuner en face
de Pothys, parce que la femme de ménage nous a signifié qu’elle n’avait plus de
produit pour le sol, en laissant le flacon vide sur le plan de travail.
Le restaurant est une sorte de
Mac Do Indien, rouge et jaune où le client assure le service pour lui même.
Ce qui est amusant c’est qu’il y
a tous les plats proposés par les autres restaurants mais là on vient chercher
son plat sur la banque.
Ça s’appelle le Hot Chips et ce qu’on mange est bon.
Ensuite on se rend par les
escalators, au troisième étage, rayon hommes, Véro voit sur un mannequin un
jean’s couleur orange. Elle veut essayer
et se rend au comptoir où il est vendu.
On commence par lui dire que
c’est impossible ce n’est pas du tout un rayon pour les femmes. Puis en
insistant cela devient possible.
Il faut prendre la taille de
Véro, l’employé me tend le mètre de couturier pour que le fasse moi-même. Il ne
peut pas le faire lui-même et c’est Véro qui se mesure la taille.
Elle demande si elle peut essayer
et c’est oui.
On se dirige vers la cabine ou il
y a un gardien car il y a une affiche précisant en Anglais et en Tamoule que
cette cabine n’est pas autorisée aux femmes.
Mais comme nous sommes des
occidentaux, il laisse passer Véro et je pourrais même aller avec elle dans la
cabine, mais je l’attends sur une chaise où les femmes attendent leur mari.
La taille ne va pas, et
évidemment malgré le stock étonnant, ils n’ont pas la taille qui pourrait aller
dans cette couleur.
On fait nos courses au 4ème
il n’y a pas beaucoup de monde.
On revient à l’appart pour un
café et nous reposer.
On continue les blogs, Véro
reprend celui d’hier pour le mettre en ligne et moi j’attaque celui
d’aujourd’hui.
Vers 16h30 on part faire le
Sunday Market, c’est la bonne heure, tous les Pondichériens sont là, le soleil
commence à baisser et il fait bon pour marcher et marchander.
Véro prend des photos dans les
endroits où la lumière décline et où passent les gens sans la voir car elle est
accroupie.
On passe Nehru street pour
retourner à la phamacie d’hier soir car Véro a l’impression qu’ils ne lui ont
pas donné suffisamment de comprimés. Mais le pharmacien lui explique que le 10 qu’elle
avait pris pour 10 jours signifie 10 comprimés et donc la délivrance est bonne.
On va voir une boutique de
couturière rue Ambalathadayiar Madam entre rue Cantine et le quai.
Véro trouve que les tarifs sont
exagérés.
C’est inflationniste car il n’y a
aucune raison pour que les autres couturiers ne fassent pas la même chose pour
les occidentaux puisque ceux ci acceptent de payer ces tarifs qui n’ont rien à
voir avec l’Inde.
On revient par la rue Mission.
J’achète des slips Jokey comme ceux de l’an dernier, je dois montrer la
ceinture de celui que je porte pour qu’ils comprennent le modèle que je veux.
Véro déniche deux T-shirts sur
les portants sauvages d’un marchant ambulant qui a posé sa marchandise sur le
trottoir.
En arrivant rue Candappa on voit
que des Indiens s’interrogent sur la pancarte qui attribue la propriété du
terrain, qui fait l’angle.
Je rentre la moto et on se fait
un petit apéritif bière avec des noix de cajous natures.
On a décidé de partir mardi
matin.
Dans un premier temps je compte
rejoinre Trichy par Cudddalore, quitter la route de Chidambaran et prendre à
droite jusqu’à Vadalur et reprendre la direction de Kumbakonam et quitter cette
route au niveau de GangaÏkondacholapuram.
On s’y arrêtera peut-être à nouveau pour faire une pose. Puis direction
Jayamkondacholapuram et filer directement en direction de Trichy en évitant
Ariyalur.
On mettra peut-être deux heures
de plus que par l’autoroute mais on ne connaît pas la route après
Gangaikondacholapuram.
Véro a choisi un hôtel près de la
vieille ville et je pense que nous aurons le temps avant le coucher du soleil
pour profiter de l’activité commerciale du marché de cette vieille ville.
Le lendemain Dindigul et Kodaikanal
où nous devrions arriver en début d’après-midi.
Je termine le blog avant le
repas.
Je complèterai le contenu du
menu. : soupe de noodles, poulet rôti froid, salade de fruits divines
comme d’habitude.

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