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dimanche 23 février 2014

Pondichéry le dimanche

  
Je me laisse réveiller par des vagues de conscience et de nouvelles plongées dans le sommeil.

Il fait un temps magnifique, un ciel d’un bleu transparent.

La rue Candappa est toute propre et chacun est déjà rentré.

Je remarque un panneau qui a été mis à l’angle avec mission très haut sur une palissade en tôle ondulé sur laquelle est noté le nom du propriétaire cautionné par une asso qui défend apparemment la propriété des gens d’origine française.
Le nom avait déjà été peint sur la palissade et puis une affiche collée et arrachée.
Tout ça me semble révéler des problèmes politiques entre l’Inde et les Franco-Pondichériens.

Il est plus tard que d’habitude et le marchand de lait est parti.

La femme aux sacs est là, triant toujours.

Beaucoup de mendiants sur les marches de la cathédrales, la messe ne doit pas encore être terminée.
La petite marchande de lait est partie elle aussi.

La marchande de noix de coco discute avec un homme, elle opine du chef comme pour acquiescer à ce qu’il dit, mais un petit sourire sur ses lèvres semble démentir son approbation. Le petit garçon est à côté d’elle.

Rue Ranga Pillai comme le soleil est déjà haut je ne vois que des ombres venir vers moi dans le contre jour.

Les bouses sont là et l’une n’est pas du tout abîmée, elle à la forme des gâteaux au chocolat de Hot Bread.

Il y a du monde au Cool Cat. J’aime bien ce bistrot. Le matin beaucoup d’Indiens plus modestes que ceux qui viennent au Hot Bread, prennent ici leur petit-déjeuner, discutent en groupe ou lisent la presse, quelque chose d’un bistrot français, lorsqu’il y en avait encore.

Au Hot Bread le second caissier est à la caisse et enregistre les prix, le premier comme dimanche dernier joue les adjudants et le 3ème caissier découvert hier, rend la monnaie. Deux employés  à la caisse ne font pas avancer plus vite le service, puisque je dois attendre que quelqu’un veuille bien trancher le pain.
Je n’ai pas la monnaie, ça ne pose pas de problème.

Je reprends le quai. Circulation importante et difficile à cause de la tranchée sur le côté.

À l’angle de la rue des Anges, une femme vend des noix de cocos posées sur une sorte de charrette des 4 saisons. À côté, dans une petite baraque en bois et en tôle, du thé est vendu.

Rue Capitaine Marius Xavier une chose étonnante se passe, un car de  voyageurs indiens déboule dans cette rue, derrière des tempos et des motos. Je me demande ce qui se passe. Je regarde le car qui tourne dans la rue Surcouf pour vraisemblablement rejoindre le quai.

Je me dis que certainement le quai est barré au niveau de la rue Bussy et la circulation se détourne par la rue Capitaine Marius Xavier ou la rue Mission.

À l’angle, sur les marches de la maison où les arbres ont été élagués, un homme assis lit son journal.

L’équipe d’un tracteur -benne  enlève justement les déchets verts et les autres dans la même benne.

Les voisines ne sont plus sur leur balcon.

On petit déjeune.
Véro a très mal à la gorge comme si elle avait une angine on espère que c’est simplement l‘examen d’hier.

Puis je me mets à la rédaction du blog d’hier. Je m’y colle jusqu’à midi. Il faudrait se donner encore plus de temps pour bien exprimer tout ce que nous avons reçu, mais il faut avancer aussi.

Pendant ce temps, sur Internet Véro cherche des hôtels à Trichy et Kodaïkanal qui proposent le wifi pour qu’on puisse continuer le blog au jour le jour.
Ce n’est pas simple.

Elle arrive quand même à en trouver un dans chaque ville pas trop loin du centre parce qu’on aime bien traîner parmi les activités et la vie des Indiens, plutôt que les treks dans une nature déserte et qui ne l’est plus parce qu’il y a les trekeurs qui viennent perturber cet équilibre naturel, avec la conscience inébranlable qu’ils sont les vrais défendeurs de cette nature.


À 12h30 on part déjeuner en face de Pothys, parce que la femme de ménage nous a signifié qu’elle n’avait plus de produit pour le sol, en laissant le flacon vide sur le plan de travail.
Le restaurant est une sorte de Mac Do Indien, rouge et jaune où le client assure le service pour lui même.
Ce qui est amusant c’est qu’il y a tous les plats proposés par les autres restaurants mais là on vient chercher son plat sur la banque.
Ça s’appelle le Hot Chips  et ce qu’on mange est bon.

Ensuite on se rend par les escalators, au troisième étage, rayon hommes, Véro voit sur un mannequin un jean’s couleur  orange. Elle veut essayer et se rend au comptoir où il est vendu.
On commence par lui dire que c’est impossible ce n’est pas du tout un rayon pour les femmes. Puis en insistant cela devient possible.
Il faut prendre la taille de Véro, l’employé me tend le mètre de couturier pour que le fasse moi-même. Il ne peut pas le faire lui-même et c’est Véro qui se mesure la taille.

Elle demande si elle peut essayer et c’est oui.
On se dirige vers la cabine ou il y a un gardien car il y a une affiche précisant en Anglais et en Tamoule que cette cabine n’est pas autorisée aux femmes.
Mais comme nous sommes des occidentaux, il laisse passer Véro et je pourrais même aller avec elle dans la cabine, mais je l’attends sur une chaise où les femmes attendent leur mari.

La taille ne va pas, et évidemment malgré le stock étonnant, ils n’ont pas la taille qui pourrait aller dans cette couleur.

On fait nos courses au 4ème il n’y a pas beaucoup de monde.

On revient à l’appart pour un café et nous reposer.

On continue les blogs, Véro reprend celui d’hier pour le mettre en ligne et moi j’attaque celui d’aujourd’hui.

Vers 16h30 on part faire le Sunday Market, c’est la bonne heure, tous les Pondichériens sont là, le soleil commence à baisser et il fait bon pour marcher et marchander.

Véro prend des photos dans les endroits où la lumière décline et où passent les gens sans la voir car elle est accroupie.

On passe Nehru street pour retourner à la phamacie d’hier soir car Véro a l’impression qu’ils ne lui ont pas donné suffisamment de comprimés. Mais le pharmacien lui explique que le 10 qu’elle avait pris pour 10 jours signifie 10 comprimés et donc la délivrance est bonne.

On va voir une boutique de couturière rue Ambalathadayiar Madam entre rue Cantine et le quai.
Véro trouve que les tarifs sont exagérés.
C’est inflationniste car il n’y a aucune raison pour que les autres couturiers ne fassent pas la même chose pour les occidentaux puisque ceux ci acceptent de payer ces tarifs qui n’ont rien à voir avec l’Inde.

On revient par la rue Mission. J’achète des slips Jokey comme ceux de l’an dernier, je dois montrer la ceinture de celui que je porte pour qu’ils comprennent le modèle que je veux.

Véro déniche deux T-shirts sur les portants sauvages d’un marchant ambulant qui a posé sa marchandise sur le trottoir.

En arrivant rue Candappa on voit que des Indiens s’interrogent sur la pancarte qui attribue la propriété du terrain, qui fait l’angle.

Je rentre la moto et on se fait un petit apéritif bière avec des noix de cajous natures.


On a décidé de partir mardi matin.
Dans un premier temps je compte rejoinre Trichy par Cudddalore, quitter la route de Chidambaran et prendre à droite jusqu’à Vadalur et reprendre la direction de Kumbakonam et quitter cette route au niveau de GangaÏkondacholapuram.
On s’y arrêtera peut-être à  nouveau pour faire une pose. Puis direction Jayamkondacholapuram et filer directement en direction de Trichy en évitant Ariyalur.

On mettra peut-être deux heures de plus que par l’autoroute mais on ne connaît pas la route après Gangaikondacholapuram.
Véro a choisi un hôtel près de la vieille ville et je pense que nous aurons le temps avant le coucher du soleil pour profiter de l’activité commerciale du marché de cette vieille ville.

Le lendemain Dindigul et Kodaikanal où nous devrions arriver en début d’après-midi.

Je termine le blog avant le repas.


Je complèterai le contenu du menu. : soupe de noodles, poulet rôti froid, salade de fruits divines comme d’habitude.

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