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| Dans la ville blanche |
Pluie sur Pondichéry.
Antoine me dit que c’est depuis
5h ce matin et la météo nous dit qu’on en a pour jusqu’à 17h
On ne sait pas si on va pouvoir sortir. On a bien nos impers de Kodaïkanal en plastique souple avec capuche.
On ne sait pas si on va pouvoir sortir. On a bien nos impers de Kodaïkanal en plastique souple avec capuche.
Lorsque je vais chercher le pain,
il y une accalmie.
La rue Mission me semble déserte. Pourtant il y a le
marchand de lait et son copain. Ibrahim store est ouvert.
La femme aux petits sacs n’est
déjà plus là. Elle a dû aller se mettre à l’abri quelque part.
Deux scolaires à vélo en costume
blanc de leur école passent en rigolant, la pluie c’est le bonheur.
Un autre cycliste tient son
guidon de la main gauche et son parapluie ouvert de la main droite.
Des corps sont allongés sous les
abris.
Il n’y a pas de mendiants sur les
marches de la cathédrale. Les femmes se sont réfugiées sous le balcon de la
librairie Focus. Et les hommes le long de Mission street d’un abri à l’autre.
La petite marchande de lait n’est
plus là, reste des cagettes de sachets de lait vides.
Les noix de coco sont recouvertes
d’une bâche, et une autre a été tendue et accrochée à la petite murette presque
au ras du sol et je pense que la femme et l’enfant doivent être dessous.
Rue Ranga Pillai le petit débit
de thé est en train d’ouvrir. Les vélos et motos des employés sont déjà garés
devant le magasin de fruits et légumes.
La rue est relativement propre ce
matin pas trop de bouses. Peut-être que les buffles se sont dits ne bousons pas
sous la pluie.
Quai d’Ambour le mendiant du Hot
Bread est là, il me semble en train de fumer une bedees.
Une seule occidentale consomme au
Hot Breads en lisant le journal.
À la caisse toujours deux
caissiers mais toujours pas de personnel pour s’occuper des commandes ou comme
moi pour trancher le pain. Le caissier adjudant n’est pas là.
Le nouveau caissier cherche du
regard quelqu’un et fini par prendre un plateau pour que je pose mon pain
dessus.
Il finit par dire à quelqu’un
qu’il faut trancher le pain.
Le mendiant est parti.
Quai d’Ambour, je marche sur un
sol qui semble recouvert d’un pâte merdeuse, en plus il y les flaques qu’il
faut éviter en tenant compte de la circulation pour ne pas se faire
éclabousser.
Un tracteur benne stationné
occupe une moitié de la route, je dois passer au milieu de la chaussée.
La petite marchande de fleurs qui
s’étaient installée hier près de la station-service n’est pas là, il n’y a que
son étale vide. Est-ce qu’elle ne vient que le dimanche, est-ce la pluie qui
l’a fait fuir ?
Des gens s’abritent ou attendent
à l’arrêt de bus.
Une sorte de Saddhu barbu et
habillé en orange traverse le quai.
Pour me sortir plus vite de la
gadoue merdeuse je prends la rue Montorsier pour rejoindre la rue Capitaine
Marius Xavier.
Je vois, stationnée, une machine
qui doit servir à poser du goudron ou à l’aplanir.
Au bout de la rue Capitaine
Marius Xavier une femme et un homme sont assis sur le trottoir et discutent.
Une autre femme à vélo s’arrête à leur hauteur
pour leur parler.
L’équipe d’un tracteur benne
nettoie la poubelle de la rue Candappa.
À droite un homme lit son
journal. Un distributeur de journaux à vélo continue sa distribution sans avoir
couvert sa pile de journaux sur son porte-bagages. Il ne semble pas inquiet de
la pluie.
Un livreur de lait en TVS
emprunte la rue Candappa et klaxonne pour informer de sa présence.
Devant le portail il y a Antoine
qui est content de la pluie qui rafraîchit l’air d’après lui. Il nettoie le
caniveau devant chez lui.
Je monte à l’appart.
Petit dèj
Matinée un peu déprime avec la
pluie qui tombe abondamment par intermittence et nous condamne à rester à
l’intérieur.
En plus des coupures de courants.
Vers midi on va voir le couturier
pour être sûr que les pantalons de Véro seront bien prêts ce soir comme promis.
Véro aujourd’hui s’est habillée
tout en blanc ce qui est pratique dans les rues partiellement recouvertes de grandes flaques d’eau.
Le couturier est les bras
ballants parce que chez lui aussi il n’y a pas d’électricité. Il essaie de
reporter à demain, mais Véro tient bon, ce sera pour ce soir 8h.
On donne le repassage et l’on va
déjeuner au Subway qui est rue Mission juste à côté de la rue Candappa ce qui
fait qu’en cas d’averse on ne se mouillera pas trop.
C’est une sorte de MacDO
sandwich, c’est pas terrible, c’est pas mauvais non plus, c’est pas bon marché,
ça va pour aujourd’hui du fait de la pluie, mais on ne reviendra pas.
Un petit café, un petit repos.
Et l’on part pour faire laver la
moto pour qu’elle soit nickel pour demain.
Le laveur est rue De Bassyins de
Richemond à l’angle avec le canal. Pendant que ça se fait on va voir deux
magasins dont V et E nous ont parlé l’autre soir et qui sont rue Romain
Rolland.
C’est une jolie balade.
On passe près de chez M l’ostéo
qui s’est fait renvoyer à Auroville parce qu’il n’était pas en règle pour
Pondy. En effet sur la maison, il n’y a plus aucune information concernant
l’ostéopathie.
On prend la rue Manakula
Vinayagar Koil , on passe devant le temple de Ganesh. Il est 15h30, le temple
et les boutiques sont fermés et il n’y a pas Lakshmi l’éléphante.
De l’autre côté de Nehru street,
on regarde la ruine que nous a montré Pichaya l’an dernier et dans laquelle il
veut faire le nouveau Space. Compte tenu du boulot, de la rue qui sent la
pisse, c’est pas encore fait.
On prend la rue Victor Simonel et
l’on traverse le parc Barathi pour aller rejoindre la rue Romain Rolland.
Janaki le premier magasin est
juste à côté de celui de la sœur de Pichaya.
C’est un beau magasin qui vient
d’Auroville, il y a à la fois des vêtements et des meubles.
Véro est attirée par un cabas
rose en plastique tressé. Elle demande le prix et on lui dit que ces cabas ne
sont pas à vendre, ils sont là pour les clients, pour qu’ils mettent dedans ce
qu’ils choisissent.
Il y fait une chaleur étouffante.
On continue jusqu’à la rue Bazar
Saint Laurent où s’est installée aussi une boutique d’Auroville « La
Boutique Saint Laurent ». Il fallait y penser.
On fait un tour et l’on s’y
arrête pour prendre une part de gâteau et du thé glacé. Dans la petite salle,
une grosse voix parle en hébreux et tout le monde subit cette conversation dont
on se passerait volontiers.
C’est une femme qui discute sur
Skype parce qu’ici, dans cette petite salle de bistrot, la Wifi est gratuite.
On revient en prenant le même
trajet et je récupère la moto tandis que Véro est postée à un angle de rue où
tombe un rayon de soleil.
Le laveur veut m’arnaquer, il est
passé de 50 à 80 roupies. Je râle et ne lui donne que 60 roupies.
La moto ne veut plus démarrer
c’est souvent comme ça après un lavage.
Le laveur démonte la bougie,
l’essuie et la moto finit par démarrer. Je ne reviendrai pas ici, je vais
demander à Antoine s’il connaît quelqu’un.
Je récupère Véro et l’on va voir
Félix qui devrait nous passer un sac de réservoir.
Ce n’est pas ce que nous
souhaitions.
On fait recoudre une sangle du
sac par un cordonnier qui est dans la rue Saint Ange. Devant la cathédrale, une
file indienne de rickshaws pour montrer l’église à des touristes qui ne
marchent pas.
Le sac de Félix ne fait pas
l’affaire, on va se débrouiller avec un petit sac à dos posé sur le réservoir
et qui contiendra tout ce qu’il nous faut pour faire une petite pause, parce
que tout le reste sera ficelé.
On va rue Vellala où Véro veut
voir dans le magasin fourbi si elle trouve quelque chose pour tenir ses
cheveux, élastique ou broche.
Je la pose à l’appart et je vais
faire le plein.
Je vais à la station qui est à
l’angle de la rue Bussy et rue Sinna Subraya Pillai.
Je ne veux pas retourner à la
station de l’Ashram qui placarde son honnêteté et entube les gens comme les
autres et même mieux puisqu’on ne se méfie pas.
On a un film où l’on voit bien
l’employé mettre le tuyau d’essence dans le réservoir et ne pas remettre à zéro
le compteur. Notre ami a demandé pour 500 roupies d’essence et le gars fait
celui qui n’a pas compris et il en a mis que 100 comme à tout le monde. En fait
le chiffre du précédent client qu’il n’a pas enlevé du compteur. Il rajoute
alors 400, mais là sur le fim on le voit bien remettre à zéro. Notre ami paie
500 roupies, mais n’a dans son réservoir que 400.
Ils m’ont déjà fait le coup l’an
dernier et même cette année, alors depuis je n’ouvre pas mon réservoir et
demande avant qu’il fasse la remise à zéro, ensuite j’ouvre mon réservoir et je
ne paie que lorsque la somme demandée s’affiche sur l’écran.
Alors tous les employés se
foutent de moi comme si j’étais parano et eux des types irréprochables,
conclusion je n’y vais plus.
Le personnel de l’autre
station-service qui n’affiche pas son honnêteté est vraiment plus sympathique.
Vérification de la pression des
pneus.
Je prends chez le boulanger de MG
road des brioches pour demain matin et je rentre.
Je gare la moto.
Je fais des essais de sac pour
mettre sur le réservoir.
Puis on retourne à 20h chez le
couturier, tout est prêt.
On dîne et l’on prépare les
bagages pour le voyage.

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