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lundi 24 février 2014

Après la pluie

Dans la ville blanche

Pluie sur Pondichéry.
Antoine me dit que c’est depuis 5h ce matin et la météo nous dit qu’on en a pour jusqu’à 17h

On ne sait pas si on va pouvoir sortir. On a bien nos impers de Kodaïkanal en plastique souple avec capuche.

Lorsque je vais chercher le pain, il y une accalmie.

La rue Mission  me semble déserte. Pourtant il y a le marchand de lait et son copain. Ibrahim store est ouvert.

La femme aux petits sacs n’est déjà plus là. Elle a dû aller se mettre à l’abri quelque part.

Deux scolaires à vélo en costume blanc de leur école passent en rigolant, la pluie c’est le bonheur.

Un autre cycliste tient son guidon de la main gauche et son parapluie ouvert de la main droite.

Des corps sont allongés sous les abris.

Il n’y a pas de mendiants sur les marches de la cathédrale. Les femmes se sont réfugiées sous le balcon de la librairie Focus. Et les hommes le long de Mission street d’un abri à l’autre.

La petite marchande de lait n’est plus là, reste des cagettes de sachets de lait vides.

Les noix de coco sont recouvertes d’une bâche, et une autre a été tendue et accrochée à la petite murette presque au ras du sol et je pense que la femme et l’enfant doivent être dessous.

Rue Ranga Pillai le petit débit de thé est en train d’ouvrir. Les vélos et motos des employés sont déjà garés devant le magasin de fruits et légumes.

La rue est relativement propre ce matin pas trop de bouses. Peut-être que les buffles se sont dits ne bousons pas sous la pluie.

Quai d’Ambour le mendiant du Hot Bread est là, il me semble en train de fumer une bedees.

Une seule occidentale consomme au Hot Breads en lisant le journal.

À la caisse toujours deux caissiers mais toujours pas de personnel pour s’occuper des commandes ou comme moi pour trancher le pain. Le caissier adjudant n’est pas là.
Le nouveau caissier cherche du regard quelqu’un et fini par prendre un plateau pour que je pose mon pain dessus.
Il finit par dire à quelqu’un qu’il faut trancher le pain.


Le mendiant est parti.

Quai d’Ambour, je marche sur un sol qui semble recouvert d’un pâte merdeuse, en plus il y les flaques qu’il faut éviter en tenant compte de la circulation pour ne pas se faire éclabousser.

Un tracteur benne stationné occupe une moitié de la route, je dois passer au milieu de la chaussée.

La petite marchande de fleurs qui s’étaient installée hier près de la station-service n’est pas là, il n’y a que son étale vide. Est-ce qu’elle ne vient que le dimanche, est-ce la pluie qui l’a fait fuir ?

Des gens s’abritent ou attendent à l’arrêt de bus.

Une sorte de Saddhu barbu et habillé en orange traverse le quai.

Pour me sortir plus vite de la gadoue merdeuse je prends la rue Montorsier pour rejoindre la rue Capitaine Marius Xavier.
Je vois, stationnée, une machine qui doit servir à poser du goudron ou à l’aplanir.

Au bout de la rue Capitaine Marius Xavier une femme et un homme sont assis sur le trottoir et discutent. Une autre femme à vélo s’arrête à leur hauteur  pour leur parler.

L’équipe d’un tracteur benne nettoie la poubelle de la rue Candappa.

À droite un homme lit son journal. Un distributeur de journaux à vélo continue sa distribution sans avoir couvert sa pile de journaux sur son porte-bagages. Il ne semble pas inquiet de la pluie.
Un livreur de lait en TVS emprunte la rue Candappa et klaxonne pour informer de sa présence.

Devant le portail il y a Antoine qui est content de la pluie qui rafraîchit l’air d’après lui. Il nettoie le caniveau devant chez lui.

Je monte à l’appart.

Petit dèj

Matinée un peu déprime avec la pluie qui tombe abondamment par intermittence et nous condamne à rester à l’intérieur.

En plus des coupures de courants.

Vers midi on va voir le couturier pour être sûr que les pantalons de Véro seront bien prêts ce soir comme promis.
Véro aujourd’hui s’est habillée tout en blanc ce qui est pratique dans les rues partiellement  recouvertes de grandes flaques d’eau.

Le couturier est les bras ballants parce que chez lui aussi il n’y a pas d’électricité. Il essaie de reporter à demain, mais Véro tient bon, ce sera pour ce soir 8h.

On donne le repassage et l’on va déjeuner au Subway qui est rue Mission juste à côté de la rue Candappa ce qui fait qu’en cas d’averse on ne se mouillera pas trop.

C’est une sorte de MacDO sandwich, c’est pas terrible, c’est pas mauvais non plus, c’est pas bon marché, ça va pour aujourd’hui du fait de la pluie, mais on ne reviendra pas.

Un petit café, un petit repos.

Et l’on part pour faire laver la moto pour qu’elle soit nickel pour demain.

Le laveur est rue De Bassyins de Richemond à l’angle avec le canal. Pendant que ça se fait on va voir deux magasins dont V et E nous ont parlé l’autre soir et qui sont rue Romain Rolland.
C’est une jolie balade.
On passe près de chez M l’ostéo qui s’est fait renvoyer à Auroville parce qu’il n’était pas en règle pour Pondy. En effet sur la maison, il n’y a plus aucune information concernant l’ostéopathie.

On prend la rue Manakula Vinayagar Koil , on passe devant le temple de Ganesh. Il est 15h30, le temple et les boutiques sont fermés et il n’y a pas Lakshmi l’éléphante.

De l’autre côté de Nehru street, on regarde la ruine que nous a montré Pichaya l’an dernier et dans laquelle il veut faire le nouveau Space. Compte tenu du boulot, de la rue qui sent la pisse, c’est pas encore fait.
On prend la rue Victor Simonel et l’on traverse le parc Barathi pour aller rejoindre la rue Romain Rolland.

Janaki le premier magasin est juste à côté de celui de la sœur de Pichaya.

C’est un beau magasin qui vient d’Auroville, il y a à la fois des vêtements et des meubles.
Véro est attirée par un cabas rose en plastique tressé. Elle demande le prix et on lui dit que ces cabas ne sont pas à vendre, ils sont là pour les clients, pour qu’ils mettent dedans ce qu’ils choisissent.
Il y fait une chaleur étouffante.

On continue jusqu’à la rue Bazar Saint Laurent où s’est installée aussi une boutique d’Auroville « La Boutique Saint Laurent ». Il fallait y penser.

On fait un tour et l’on s’y arrête pour prendre une part de gâteau et du thé glacé. Dans la petite salle, une grosse voix parle en hébreux et tout le monde subit cette conversation dont on se passerait volontiers.
C’est une femme qui discute sur Skype parce qu’ici, dans cette petite salle de bistrot, la Wifi est gratuite.

On revient en prenant le même trajet et je récupère la moto tandis que Véro est postée à un angle de rue où tombe un rayon de soleil.

Le laveur veut m’arnaquer, il est passé de 50 à 80 roupies. Je râle et ne lui donne que 60 roupies.

La moto ne veut plus démarrer c’est souvent comme ça après un lavage.

Le laveur démonte la bougie, l’essuie et la moto finit par démarrer. Je ne reviendrai pas ici, je vais demander à Antoine s’il connaît quelqu’un.

Je récupère Véro et l’on va voir Félix qui devrait nous passer un sac de réservoir.

Ce n’est pas ce que nous souhaitions.
On fait recoudre une sangle du sac par un cordonnier qui est dans la rue Saint Ange. Devant la cathédrale, une file indienne de rickshaws pour montrer l’église à des touristes qui ne marchent pas.

Le sac de Félix ne fait pas l’affaire, on va se débrouiller avec un petit sac à dos posé sur le réservoir et qui contiendra tout ce qu’il nous faut pour faire une petite pause, parce que tout le reste sera ficelé.

On va rue Vellala où Véro veut voir dans le magasin fourbi si elle trouve quelque chose pour tenir ses cheveux, élastique ou broche.

Je la pose à l’appart et je vais faire le plein.
Je vais à la station qui est à l’angle de la rue Bussy et rue Sinna Subraya Pillai.
Je ne veux pas retourner à la station de l’Ashram qui placarde son honnêteté et entube les gens comme les autres et même mieux puisqu’on ne se méfie pas.

On a un film où l’on voit bien l’employé mettre le tuyau d’essence dans le réservoir et ne pas remettre à zéro le compteur. Notre ami a demandé pour 500 roupies d’essence et le gars fait celui qui n’a pas compris et il en a mis que 100 comme à tout le monde. En fait le chiffre du précédent client qu’il n’a pas enlevé du compteur. Il rajoute alors 400, mais là sur le fim on le voit bien remettre à zéro. Notre ami paie 500 roupies, mais n’a dans son réservoir que 400.

Ils m’ont déjà fait le coup l’an dernier et même cette année, alors depuis je n’ouvre pas mon réservoir et demande avant qu’il fasse la remise à zéro, ensuite j’ouvre mon réservoir et je ne paie que lorsque la somme demandée s’affiche sur l’écran.

Alors tous les employés se foutent de moi comme si j’étais parano et eux des types irréprochables, conclusion je n’y vais plus.
Le personnel de l’autre station-service qui n’affiche pas son honnêteté est vraiment plus sympathique.
Vérification de la pression des pneus.

Je prends chez le boulanger de MG road des brioches pour demain matin et je rentre.
Je gare la moto.

Je fais des essais de sac pour mettre sur le réservoir.

Puis on retourne à 20h chez le couturier, tout est prêt.


On dîne et l’on prépare les bagages pour le voyage.

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