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mercredi 26 février 2014

Kodai. Ce soir on dort sous une couette !

Kodaikanal
Pas d'autres photos. On se rattrape demain !

On se lève à 7h après une bonne nuit. L’hôtel est vraiment sympa en plein centre ville, un plaisir pour le soir.

Hier soir on a dîné au Banana Leaf, je n’ai pas pris de temps de vous donner l’ambiance de ce resto. C’est le concept on mange dans le noir. A l’intérieur on mange dans le noir et les lampes éclairent à peine. Pour lire la carte j’ai du sortir ma lampe de poche, de même pour voir ce qu’il y avait dans les plats. Comme on ne voit rien, le goût des aliments ressort.
Ça a du les perturber quand même car à la fin du repas, ils commençaient à changer des ampoules.

Petit dèj terrible comme toujours dans ce genre d’hôtel qui veut quand même présenter un petit dèj pour occidentaux.
Le pain de mie pas très bon et comme il n’avait pas de quoi le toaster il proposait de le faire à la poêle à frire. On a refusé, on connaît le résultat.
Petits morceaux de beurre qui nagent, les pauvres, dans un grand saladier plein d’eau, il faut aller à la pêche avec un couteau.
La confiture de couleur artificielle vient directement de chez Rhône Poulenc.
Des céréales sans lait froid il a fallu insister pour en avoir.
Des ananas à peine épluchés.
Du café façon tchai dans un thermos.
Un jus de papaye à l’eau.

Tout ça pris au sous-sol au niveau du garage qu’ils ont décidé de prolonger par un restaurant. Des voitures et des motos, des travaux, soudure à l’arc, fils qui pendent et traînent de partout, parce qu’une chambre a brûlé le mois dernier suite à un problème d’électricité,

C’est lesté de ce petit dèj qu’on accroche nos bagages à la moto, ce qui fait la distraction matinale la plus étonnante de tout le staff de l’hôtel et vraisemblablement la discussion pour le reste de la journée.

Toujours un peu galère de se sortir d’une ville indienne avec des indications écrites en Tamoule, on finit par y arriver.

Et on se lance sur l’autoroute qui relie Trichy à Dindigul, 100km en 1h30. J’adore les autoroutes indiennes qui ne se sont pas coupées du reste du monde et qui sont au service de tout le monde.
Les villages traversés servent de relais routiers. Elles ne séparent pas les villages qu’il faudrait relier par des ponts.
Tout le monde peut emprunter l’autoroute dans son secteur, ce n’est pas réservé.
Il y a cependant un péage pour ceux qui la prennent de bout en bout.

Bien sûr on va moins vite et il y a moins de monde dessus mais c’est quand même très intéressant cette conception.

La moto roule très bien comme c’est une moto moderne elle consomme moins d’essence mais aussi moins de km, le compteur marque 1km tous les 2km, on y gagne en distance. La vitesse aussi est grandement diminuée pour la sécurité. Lorsque je roule à 80km/h, l’aiguille ne dépasse pas le 40Km/h. Je m’en suis rendu compte parce que sur la rouge je sais qu’à 70km/h mon casque commence à vouloir se soulever et à 80km/h il prend entre un demi cm et un cm.
Donc j’applique la même règle à cette Bullet et je connais ma vitesse.

Tout ça pour dire que c’est une moto économique sur beaucoup de points.

On a réussi à être sur la route de Kodaïlkanal ce qui n’est jamais facile. Une rocade contourne Dindigul et dessert Karur, Palani, Madurai. Je dois suivre Madurai mais à un moment il faut quitter la rocade tout en continuant de la suivre en parallèle. Ça paraît simple comme ça et sur la carte mais dans la réalité c’est beaucoup plus compliqué. Les flèches des panneaux indicateurs ne correspondent pas du tout à ce qu’on doit faire sur la route, conclusion on demande.

On s’arrête à la première baraque qui nous semble faire du thé. En plus ils nous font une omelette.

Regonflés on attaque les 50 km avant d’attaquer la montée.

Il fait terriblement chaud depuis hier, dans un village derrière un bus qui bloque toute la circulation on ne sait pourquoi, le soleil me tombe sur les bras et je crois que je vais voir arriver les cloques de brûlure. Ce soir on a quand même bien reçu et pourtant on n’était pas parti de rien.

A la station service du croisement pour la montée je refais le plein 300 roupies.
Il est midi à un centaine de mètres on s’arrête dans un petit restaurant complètement vide et ils nous font un thali. Bon comme un thali.
Le serveur un homme d’une cinquantaine d’années, voit dans mon sac notre boîte de gâteaux achetés à Pothys, et veut qu’on lui en donne un. Je lui en donne un, il se  régale.

On attaque la montée durant la première partie la route est magnifique. Petite route de montagne bien entretenue, un plaisir.
Mais quelle honte je me  fais doubler par des scoot et par des motos 125 ou 150cc. Ils doivent connaître parfaitement la route, ça me rassure. Pourtant la moto monte bien mieux que la rouge c’est indéniable.
Aux endroits les plus chaud des colonies de singes bordent la chaussée.

La seconde partie est plus problématique, beaucoup de trous qui demandent beaucoup de vigilance car la route passe dans des forêts d’arbres divers qui la rendent difficilement lisible entre lumières et ombres.

On passe une forêt d’eucalyptus et toute l’atmosphère en est parfumée. Puis les essences changent jusqu’à revenir près de Kodaï à des eucalyptus.

On passe le croisement de la route pour Palani qu’on va peut-être faire dimanche pour voir le temple de Palani dédié à Murugam comme celui de Mailam.
On passe le péage de la route 10 roupies et juste devant on voit la Silver cascade. Aujourd’hui elle est silver la dernière fois en descendant sous la pluie elle était énorme et toute brune de terre.

Arrivée à l’hôtel Hilltop Towers vers 15h. C’est un grand immeuble sans charme mais nous on n’est pas très charme pour des hôtels où l’on ne fait que dormir.

Installation dans la chambre, internet ne marche pas, c’est une panne générale nous dit-on. On est un peu inquiet quand même.
Il y a une reproduction d’un tableau de Monet au dessus du lit et ça fait rire Véro. C’est sa maison à Giverny. Bonjour la Normandie !

On va faire un tour en ville et on se fait un 4h au Pastry Corner qui propose de délicieuses pâtisseries, on va jusqu’à Coaker’walk promenade aménagé qui dévoile un panorama sur la vallée, on revient par le lac.
Là on se rend compte qu’on est vraiment fatigué par ces deux journées de moto.

On revient à l’hôtel il est 17h et on s’endort. Moi jusqu’à 18h et Véro jusqu’à 19h, c’est le froid qui la réveille me dit-elle.

Entre temps je me suis mis au blog et je vois qu’internet marche. Je me dis que Véro aura un bon réveil.

A 19h on ne traîne pas on va dîner chez les Tibetan Brothers manger des raviolis chinois évidemment mais spécialité des Tibétains ici.
On se prépare à sortir alors on s’habille, pull en polaire, châle en laine pour Véro et mon coup vent pour moi pour faire blouson comme tous les mecs en portent ici.

Ces deux jours de casques on parfaitement réussi notre lissage brésilien, très impressionnant sur les cheveux de Véro.

On revient et on va sous la douche parce que l’eau chaude c’est de 17h à 22h et de 5h à 10h. Ici pas question de prendre une douche froide.

Voilà pour la journée on est très content d’être là l’air est léger et il fait froid dehors et dedans aussi d’ailleurs pas de clim ni de ventilo, la vie normale quoi.


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