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jeudi 20 février 2014

Le jardin botanique

Le jardin botanique
  
Lever à 7h.
Il fait un peu plus frais que ces derniers jours.

La femme de ménage de Beware of dogs balaie les feuilles de la rue devant son pas-de-porte.

Rue Mission le marchand de lait, son copain, sa cliente, il me semble qu’elle a le même sari.

La femme au sac, sari rouge et jaune balaie avec vigueur tout autour de l’empilement de ses sacs.

Rue Petit Canal un homme dort sur le lit, sur l’autre rive un homme et deux femmes s’activent.

Le dormeur de l’évêché n’est plus là.

Les mendiants sont partis.

La petite marchande de lait boit un thé avec un conducteur d’auto-rickshaw.

Des bouses.

Personne auprès des noix de cocos, Je vois le cartable sac à dos de l’enfant posé sur la murette avec les ustensiles de la vie quotidienne.

Le petit débit de thé est ouvert une musique suit les effluves du thé.

Des gouttelettes de pluie tombent par intermittence  d’un nuage noir au-dessus de la rue.

Des bouses fraîches et fraîchement écrasées sont revenues rue Ranga Pillai.
Arrivé sur le quai je découvre ce que je soupçonnais, la tranchée a été recouverte et les buffles ont retrouvé leur chemin.

Au Hot Bread une jeune occidentale prend son thé en lisant son guide de voyage.
Ça me fait me rappeler qu’hier c’était deux bonnes sœurs vêtues de gris qui venaient prendre leur petit-déjeuner.

Je sors derrière un vieil Indien et lorsque je prends la poignée de la porte qu’il pousse, je lui touche involontairement la main et il sursaute comme si je l’agressais. Il voit que c’est moi, ça va.

Des motos, des voitures, un petit bus, stationnent déjà sur la  terre meuble qui recouvre la tranchée.

Un tractopelle est en train de faire son ouvrage de rebouchage.
Je m’étonne en moi-même qu’en Inde ce ne soit pas des dizaines d’indiens hommes et femmes qui rebouchent le trou.
Là, ce n’est qu’un homme et un engin qui travaillent.
Je doute de ce progrès qui devait tellement nous faciliter la vie et qui nous rend si malheureux.

Un bus est arrêté à l’arrêt de bus, des hommes en descendent. Un homme encagoulé attend assis sur un  siège de l’arrêt.

Je croise le pousseur de tricycle chargé de bouteilles de gaz rouge. Ils doivent être plusieurs parce que quelle que soit l’heure j’en croise toujours un.

J’aime mieux cette heure où la vie n’a pas encore vraiment redémarré, c’est plus calme, c’est comme si le temps était suspendu avant le déferlement des travailleurs et des écoliers.

Rue Capitaine Marius Xavier le portail de la belle maison, est ouvert. Le sol de la rue est propre devant l’entrée, encore mouillé du nettoyage. Le majordome s’active dans la cour.

À l’angle, la poubelle en rond de ciment s’est transformée en poubelle déchets verts. En effet, hier après midi c’était élagage des arbres de la maison qui est à l’angle et aujourd’hui c’est déchet vert de l’autre côté de la rue.

Les voisines du dessous sont assises sur leur balcon.

Petit dèj.

Première lessive

Nouvelle attaque de fourmis dans la cuisine.

L’auto-rickshaw bleu privé klaxonne la voisine du dessous. Je vois noté sur sa carrosserie « OM Shanty Malta »
Organisation issue du mélange du Volontariat et de l’Ordre de Malte. En fait le Volontariat comme une multi nationale se décompose en plusieurs organisations pour rafler un max de dons.

Une odeur de clope monte par le puits de lumière.

On sort pour aller saluer Pichya.

Nouvelle attaque de fourmis dans la poubelle, Véro remonte chercher la bombe. La femme de ménage la regarde faire, étonnée ou abasourdie de tant de violence.

Arrivée chez Pichaya, Yolande nous dit qu’il n’est pas là, qu’il  reviendra dans une heure.
Elle dit aussi à Véro qu’elle va quitter le service chez Pichaya parce qu’il lui parle mal et qu’elle ne le supporte plus. Elle dit : ça me froisse.
C’est vrai qu’il parle mal à ses gens, mais je crois qu’on ne peut rien y changer.

On va boire un thé sur MG road.

Puis on va à la galerie d’aquarelle. On croise J en scoot.

La galerie est fermée, décidément c’est un jour sans.

On revient à l’appart. On gare la moto, deux jeunes français nous demandent où ils pourraient faire faire des photocopies. On leur indique le French Internet rue Laporte, c’est le seul endroit où les prix sont  normaux.

On remonte dans l’appart, il y a la femme de ménage.

On passe un moment devant les ordis et l’on se repose, c’est début de journée farniente ce qui est toujours agréable.

On va déjeuner au New Banana Café. On est les seuls clients. Où sont les touristes que l’on voit en abondance dans les rues.

Retour à l’appart, café et repos bien mérité après un matinée farniente.

Vers 15h comme il fait beau on décide de retourner au Botanical Garden, la lumière est bien meilleure que celle d’hier.

Dès qu’on arrive, on voit le petit train quitter la gare ce qui me permet de le filmer de l’extérieur, des images qui vont bien compléter mon film d’hier. En courant j’arrive à la gare avant lui et je peux filmer son entrée en gare. Je vais pouvoir enrichir l’histoire.

On pense qu’il va repartir et je vais me placer au-delà du tunnel pour filmer la sortie. J’attends assis sur la petite murette qui borde le chemin.

Pendant ce temps Véro se balade pour prendre la lumière qui filtre entre les feuilles et qui vient éclairer les arbres, et un petit garçon qui joue sur les rails.

Je regarde un photographe avec un couple de jeunes mariés qui se font prendre en photo dans ce parc.
Il prend ses photos au flash et ne se préoccupe pas du tout du fait que la mariée a le visage dans l’ombre ou que les deux sont à contre jour. Il doit connaître son boulot.

Le train ne se décide pas à repartir, on quitte donc le Botanical Garden.

Un rigolo s’est amusé à mettre le coupe-circuit. Je m’en rends compte rapidement parce que c’est un jeu pratiqué même en France.

On va à l’AF où Véro veut reprendre des livres.

La rue Suffren, pavée à neuf l’an dernier, est devenu une rue cassante, des pavés ont disparu, d’autres se sont usés, par endroits on roule sur le sable. Ils ont réussi à  lui donner en l’espace d’une année, le relief des temps anciens.

On revient à l’appart et l’on rentre la moto parce qu’on n’a plus rien à faire pour ce soir.

La télé ne marche sur aucune chaîne, Véro passe un coup de fil à Antoine qui dit que c’est normal des techniciens bossent sur le câble télé jusqu’à 18h.

Ce matin j’ai mis un carton de 12 bouteilles de bière vides et ce soir A en a déjà remis un plein on a 24 canette de 650ml chacune pour voir l’avenir.

Photos, blog et film au menu.

Ce matin on a changé de navigateur parce qu’on avait de gros problème avec firefox et maintenant je n’arrive plus à mettre ma vidéo sur Youtube.


Dîner Spaghettis -poulet rôti-aubergine, bananes.

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