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vendredi 11 mars 2016

Le mode retour est engagé.



Lever 7h30.
Véro dort.
Je vais au pain.

Le ciel est voilé et le soleil n’a pas encore apporté sa chaleur et il y a un peu d’air frais de la nuit qui traîne encore dans la rue Mission.
Comme d’habitude pas grand monde ce matin. Quelques véhicules qui klaxonnent.
Le marchand de lait assis sur son trottoir sa provision de sachets de lait dans la cassette en plastique.
Ibrahim store est ouvert. Un homme arrive sur un scoot et appelle quelqu’un qui est dans la boutique.
A côté rue Montorsier un homme qui porte un bébé dans les bras discute avec un autre.

Rue Petit Canal, la vieille pouilleuse dort toute grise sur le sol gris à côté de son tas de sacs gris eux aussi. De l’autre côté du canal deux petits enfants jouent.

Aucun mendiant ou mendiante devant le portail de la cathédrale seules deux mendiantes, assises sur la terre avant le trottoir de Focus,  déjeunent de riz dans un sachet en plastique.

Tout est encore fermé, le cordonnier, la  marchande de noix de coco absente, Ashok Laundry, les employés attendent sur les marches de Kotak.

En face les chariots de bananes arrivent presque jusqu’au gardien de Feet Reflexologie. Ils sont tous du même côté de la rue, là où sont entreposés les régimes de bananes.

Rue Ranga Pillai, derrière une petite boutique rarement en activité un homme fait sa toilette. Sur l’un des deux plateaux de vélo un homme dort encore.
Pazimudhir ouvre.

Une bouse étoilée me détourne de ma trajectoire mais rien à voir au niveau de la surface avec celle de la semaine dernière.

Le bus de Sri Aurobindo Autocare Service est en place, deux femmes sont déjà installées dedans, les autres passagers sont dans le bureau pour acheter leur ticket.

Un peu de circulation sur le quai.

Un homme et deux femmes marchent devant moi. Ce sont des Indiens. L’homme d’un certain âge, s’aide d’une canne, il a  une tenue classique européenne chemise bermuda et les deux femmes plus jeunes sont vêtues simplement comme des indiennes modernes. Ils doivent venir de Chennai ou de Bengalore.
Ma première pensée est que ce sont deux filles avec leur père, ma deuxième pensée est que c’est un couple avec leur fille.
Ils filent devant moi tandis que j’entre au Hot Breads.

Pas grand  monde comme tous ces matins.
La caissière sympa et un mec qui me tranche mon poolish.

Je reviens par le quai.

Terrible bouse devant Cottage Industrie en forme de flanc, encore un peu liquide et brillante, prête à éclabousser le premier passant au passage d’un véhicule.
Je ne m’y fais pas malgré tout. Une fois passé j’oublie.

La dormeuse de la station service n’est pas là.

La porte de la crèche Saint Louis de Gonzague est fermée.

Un homme attend le bus dans l’arrêt de bus. Je vois qu’il se redresse parce qu’un bus apparaît au loin. C’est peut-être celui qu’il attend.

Le marchand ambulant de noix de coco et le petit débit de thé est ouvert à l’angle de la rue Saint Ange.

Juste avant le croisement de la rue Vicomte de Souillac, là où il y a une belle maison jaune, un homme lève les bras au dessus de l’horizontal.
En m’approchant je me rends compte qu’il  tient dans sa main gauche un petit miroir rond, vers lequel  il  dirige son regard, vers lequel  il  se concentre. Dans l’autre main il tient un rasoir Gillette et il se rase la joue droite, sans savon à barbe, à sec, la lame sur les poils.

Je ne vois pas l’albinos au niveau des ambulances mais je vois un  homme debout près du bâtiment octogonal rouge.

Les bassets dorment.

La Lodgy est revenue rue Surcouf.

Rue Capitaine Marius Xavier des hommes sont assis sur les escaliers d’une maison en face du chantier.
Une femme se lave la figure à grande eau  au robinet public de la rue.

A l’angle de la rue Candappa les tas de sable et de graviers ont disparu.

Les voisines sont sur le balcon.


On petit déjeune.

On commence à ranger, on note tout ce qu’on  doit faire avant de partir.

On descend et on sonne chez le proprio pour lui dire que le repas qu'il veut nous préparer samedi pour notre départ, de le prévoir pour le soir, parce que déjeuner dans le séjour à midi ce n’est pas possible,  il  fait beaucoup trop chaud. Pas de problème. Lui et sa femme Sylvie nous remercient pour le photos ils sont très contents et leurs enfants  aussi.

On part pour aller chez le pharmacien acheter de l’Ibuprofène  fabriqué en Inde, dont le prix ici devrait remettre en cause la profession de pharmacien en France et la sécurité sociale qui rembourse des prix avec le seul  souci du bonheur des laboratoires.

On passe chez note Xérox musulman car se sont les plus honnêtes, pour faire imprimer la lettre de résiliation de notre connexion Internet pour Airtel.

Le monnaie changeur pour changer les derniers euros  avant le départ.

On va chez le  marchand d’informatique prendre un disque externe parce que le disque  interne de l’ordi de Véro est saturé.

Pothys dernière courses pour tenir jusqu’à dimanche soir.

Retour à l’appart pour poser tout ça.

On prend la valise qui est pleine d’affaires que l’on va envoyer pour alléger les valises.
On fait un colis de 20kg qui partira demain  et qu’on recevra certainement la semaine prochaine.

On va déjeuner au Spot Suguru rue Nehru pour être sûr d’être au frais.

Retour à l’appart café repos au frais pour Véro.

Malgré la chaleur on décide d’aller nous promener à pieds dans Pondy. L’objectif, aller manger une glace rue Dupuy.
On prend le chemin des écoliers.
Rue Montorsier qui est une rue calme et assez bien  ombragée.
Rue Barathi toujours très active et elle nous mène au marché Goubert.
Au passage on salue l’encadreur.
Marché Goubert côté Ouest on fait pour le plaisir  l’aller et retour dans la rue Thiyagumudaliyar, inconnue des touristes et qui a gardé un  caractère de petite rue  indienne.
On entre dans le marché Goubert par l’Ouest côté des fleurs et on ressort côté fruits sur la rue Nehru.

On remonte la rue Nehru jusqu’au temple de Ganesh. Lakshmi l’éléphante est là entouré d’un groupe de pèlerins vêtus tout  en blanc avec une rose au niveau du coeur.
Bénédiction d’une auto  école neuve.

On file rue Dupuy.

Glaces, les glaces sont très bonnes mais ce qui est déplaisant c’est qu’on sent que les employés ont des consignes pour nous charger un maximum dans la mesure où les glaces se vendent au poids.
Il  y a des Indiens qui prennent une boule comme nous, leur glace est dans un récipient une boule. Pour nous notre boule est dans un récipient deux boules pour pouvoir  en mettre le plus possible puisque  le prix est au poids.
C’est désagréable d’avoir l’impression d’être uniquement des porte monnaies. On reviendra certainement dimanche avant de partir.

On revient par la promenade. La lumière est belle. La plate forme sur  l’océan pour l’étude du fond a été déplacée vers le café.

On rentre par la rue Bussy.

On se met au frais avec la clim, une bière, une douche.


Ce soir on est invité. C’est agréable.

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