Lever 7h30.
Véro dort.
Je vais au pain.
Le ciel est voilé et le soleil
n’a pas encore apporté sa chaleur et il y a un peu d’air frais de la nuit qui
traîne encore dans la rue Mission.
Comme d’habitude pas grand monde
ce matin. Quelques véhicules qui klaxonnent.
Le marchand de lait assis sur son
trottoir sa provision de sachets de lait dans la cassette en plastique.
Ibrahim store est ouvert. Un
homme arrive sur un scoot et appelle quelqu’un qui est dans la boutique.
A côté rue Montorsier un homme
qui porte un bébé dans les bras discute avec un autre.
Rue Petit Canal, la vieille
pouilleuse dort toute grise sur le sol gris à côté de son tas de sacs gris eux
aussi. De l’autre côté du canal deux petits enfants jouent.
Aucun mendiant ou mendiante
devant le portail de la cathédrale seules deux mendiantes, assises sur la terre
avant le trottoir de Focus, déjeunent de
riz dans un sachet en plastique.
Tout est encore fermé, le
cordonnier, la marchande de noix de coco
absente, Ashok Laundry, les employés attendent sur les marches de Kotak.
En face les chariots de bananes
arrivent presque jusqu’au gardien de Feet Reflexologie. Ils sont tous du même
côté de la rue, là où sont entreposés les régimes de bananes.
Rue Ranga Pillai, derrière une
petite boutique rarement en activité un homme fait sa toilette. Sur l’un des
deux plateaux de vélo un homme dort encore.
Pazimudhir ouvre.
Une bouse étoilée me détourne de
ma trajectoire mais rien à voir au niveau de la surface avec celle de la
semaine dernière.
Le bus de Sri Aurobindo Autocare
Service est en place, deux femmes sont déjà installées dedans, les autres
passagers sont dans le bureau pour acheter leur ticket.
Un peu de circulation sur le
quai.
Un homme et deux femmes marchent
devant moi. Ce sont des Indiens. L’homme d’un certain âge, s’aide d’une canne,
il a une tenue classique européenne
chemise bermuda et les deux femmes plus jeunes sont vêtues simplement comme des
indiennes modernes. Ils doivent venir de Chennai ou de Bengalore.
Ma première pensée est que ce
sont deux filles avec leur père, ma deuxième pensée est que c’est un couple
avec leur fille.
Ils filent devant moi tandis que
j’entre au Hot Breads.
Pas grand monde comme tous ces matins.
La caissière sympa et un mec qui
me tranche mon poolish.
Je reviens par le quai.
Terrible bouse devant Cottage Industrie
en forme de flanc, encore un peu liquide et brillante, prête à éclabousser le
premier passant au passage d’un véhicule.
Je ne m’y fais pas malgré tout.
Une fois passé j’oublie.
La dormeuse de la station service
n’est pas là.
La porte de la crèche Saint Louis
de Gonzague est fermée.
Un homme attend le bus dans
l’arrêt de bus. Je vois qu’il se redresse parce qu’un bus apparaît au loin.
C’est peut-être celui qu’il attend.
Le marchand ambulant de noix de
coco et le petit débit de thé est ouvert à l’angle de la rue Saint Ange.
Juste avant le croisement de la
rue Vicomte de Souillac, là où il y a une belle maison jaune, un homme lève les
bras au dessus de l’horizontal.
En m’approchant je me rends
compte qu’il tient dans sa main gauche
un petit miroir rond, vers lequel
il dirige son regard, vers
lequel il se concentre. Dans l’autre main il tient un
rasoir Gillette et il se rase la joue droite, sans savon à barbe, à sec, la
lame sur les poils.
Je ne vois pas l’albinos au
niveau des ambulances mais je vois un
homme debout près du bâtiment octogonal rouge.
Les bassets dorment.
La Lodgy est revenue rue Surcouf.
Rue Capitaine Marius Xavier des
hommes sont assis sur les escaliers d’une maison en face du chantier.
Une femme se lave la figure à
grande eau au robinet public de la rue.
A l’angle de la rue Candappa les
tas de sable et de graviers ont disparu.
Les voisines sont sur le balcon.
On petit déjeune.
On commence à ranger, on note
tout ce qu’on doit faire avant de
partir.
On descend et on sonne chez le
proprio pour lui dire que le repas qu'il veut nous préparer samedi pour notre
départ, de le prévoir pour le soir, parce que déjeuner dans le séjour à midi ce
n’est pas possible, il fait beaucoup trop chaud. Pas de problème.
Lui et sa femme Sylvie nous remercient pour le photos ils sont très contents et
leurs enfants aussi.
On part pour aller chez le
pharmacien acheter de l’Ibuprofène
fabriqué en Inde, dont le prix ici devrait remettre en cause la
profession de pharmacien en France et la sécurité sociale qui rembourse des
prix avec le seul souci du bonheur des
laboratoires.
On passe chez note Xérox musulman
car se sont les plus honnêtes, pour faire imprimer la lettre de résiliation de
notre connexion Internet pour Airtel.
Le monnaie changeur pour changer
les derniers euros avant le départ.
On va chez le marchand d’informatique prendre un disque
externe parce que le disque interne de
l’ordi de Véro est saturé.
Pothys dernière courses pour
tenir jusqu’à dimanche soir.
Retour à l’appart pour poser tout
ça.
On prend la valise qui est pleine
d’affaires que l’on va envoyer pour alléger les valises.
On fait un colis de 20kg qui
partira demain et qu’on recevra
certainement la semaine prochaine.
On va déjeuner au Spot Suguru rue
Nehru pour être sûr d’être au frais.
Retour à l’appart café repos au
frais pour Véro.
Malgré la chaleur on décide
d’aller nous promener à pieds dans Pondy. L’objectif, aller manger une glace
rue Dupuy.
On prend le chemin des écoliers.
Rue Montorsier qui est une rue calme
et assez bien ombragée.
Rue Barathi toujours très active
et elle nous mène au marché Goubert.
Au passage on salue l’encadreur.
Marché Goubert côté Ouest on fait
pour le plaisir l’aller et retour dans
la rue Thiyagumudaliyar, inconnue des touristes et qui a gardé un caractère de petite rue indienne.
On entre dans le marché Goubert
par l’Ouest côté des fleurs et on ressort côté fruits sur la rue Nehru.
On remonte la rue Nehru jusqu’au
temple de Ganesh. Lakshmi l’éléphante est là entouré d’un groupe de pèlerins
vêtus tout en blanc avec une rose au
niveau du coeur.
Bénédiction d’une auto école neuve.
On file rue Dupuy.
Glaces, les glaces sont très
bonnes mais ce qui est déplaisant c’est qu’on sent que les employés ont des
consignes pour nous charger un maximum dans la mesure où les glaces se vendent
au poids.
Il y a des Indiens qui prennent une boule comme
nous, leur glace est dans un récipient une boule. Pour nous notre boule est
dans un récipient deux boules pour pouvoir
en mettre le plus possible puisque
le prix est au poids.
C’est désagréable d’avoir
l’impression d’être uniquement des porte monnaies. On reviendra certainement
dimanche avant de partir.
On revient par la promenade. La
lumière est belle. La plate forme sur
l’océan pour l’étude du fond a été déplacée vers le café.
On rentre par la rue Bussy.
On se met au frais avec la clim,
une bière, une douche.
Ce soir on est invité. C’est
agréable.
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