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vendredi 11 mars 2016

Jno est bien malade



Mauvaise nuit, je suis malade.
J’entends le muezzin il  est 5h30 du matin et je tiens les toilettes.

Je me lève et j’attends que Véro se réveille.
Dès qu’elle arrive je lui dit qu’il  m’est impossible d’aller au pain.

On déjeune d’un mug de thé et Véro d’une mangue.

Moi  le thé c’est déjà trop et je vais le rendre illico.

Je retourne dans la chambre qui est encore fraîche de la clim de la nuit pour essayer de récupérer.
Je me sens  fatigué. J’ai de violentes douleurs à l’estomac, qui passent si je me replie sur moi-même.

Après une demi-heure je sens que je vais pouvoir conduire la moto pour aller à Airtel dénoncer  le contrat.
A moto ça ne va pas si mal parce que l’air est plus frais si l’on peut dire.
On règle une somme plus importante que celle prévue parce qu’on a oublié début mars d’aller régler le mois de février. Ils ne nous ont pas coupé pour autant ou réduit la connexion.

On passe chez le bijoutier mais c’est fermé. Ce doit être un musulman, car on est vendredi.

Véro a faim, je l’emmène à Hot Breads pour qu’elle déjeune d’un croissant et d’un café froid. Mois je prends un café noir, il passe.
On est assis dans la salle au  bord du passage qui va au comptoir. Impossible de nous manquer et bien si, un mec ne nous voit pas. Il est grand mais vieux et se donne un petit air de jeunesse en se faisant un petite queue de cheval, parce qu’à la retraite il a épousé une Indienne qui  se prend pour une princesse indienne et regarde les gens de hauts malgré sa taille.  Ils n’ont plus  besoin de nous pour faire de la moto ou de Véro pour faire des photos. Il font  parti de l’équipe de gens de droite qui n’ont de sympathie avec les autres que si ça peut leur rapporter  quelque chose. Aujourd’hui leur copain est élu alors fini les amitiés de motos qui n’étaient là que pour servir leurs intérêts..

On sort.

On est près de la moto quand une nana de la même équipe de droite passe en TVS, elle  nous voit, nous appelle et s’arrête. Elle gare son TVS.
Elle  nous parle normalement. Elle et son mari sont des gens simples on se demande ce qu’ils foutent  avec des gens de droite mais nul n’est parfait. Mais bon on prend des nouvelles de son fils qui va partir continuer ses études en France. Leur deux enfants sont en France et ils se retrouvent tous les deux. C’est le lot des gens d’ici après le bac les enfants partent pour la France.

Le vieux-jeune  est sorti du Hot Breads il est sur son scoot. Comme il y a sa camarade de parti il n’ose pas passer sans s’arrêter.
Il lui dit bonjour l’embrasse et tout à coup enfin nous voit. Il nous salue parce qu’il ne peut pas faire autrement et il file.

On se sépare et c’est là que je réalise que la nana va aussi au Hot Breads et je me dis que si elle s’est arrêtée, ce n’est pas pour nous mais sans doute ne pouvait-elle pas faire autrement, parce que je crois que dans cette équipe on est désormais exclus, oubliés mais pas vraiment.
Car ce qui est amusant c’est que toute cette équipe de droite est suffisamment lâche pour ne pas nous éviter après s’être servi de nous, lorsqu’on les regarde en face. Peut-être qu’ils ont une conscience,  je ne pense pas que ce soit du cynisme, il leur faudrait plus d’intelligence, et nous ça nous amuse d’être sympa avec eux comme si on n’avait pas compris leur petit jeu.

On revient à l’appart et je retourne m’allonger parce que tout ça m’a de nouveau fatigué.

En allant déjeuner au Farm Fresh on passe chez le repasseur. J’ai de la peine à manger la moitié d’une salade.

Au restau il y a une femme qu’on ne connaît pas et elle dit qu’elle attend deux autres personnes.
Arrive l’ancienne voisine du dessous, la conne qui voulait son fil d’étendage pour elle toute seule, pas question de se mélanger.
Arrive aussi  la voisine du dessous celle qui  est toujours là.

On va partir, ce doit être le jour d’au revoir pour tous les gens déplaisants.

On revient à  l’appart. Je fait un café puis on se repose dans la chambre avec la clim.
Lorsque Véro se lève je me repose encore pendant une heure. J’ai besoin d’avoir froid, car être malade avec  la chaleur c’est pénible.

Véro a préparé une peinture.
Je mange une banane.

Ça va mieux.

On va porter des affaires qu’on donne pour des personnes dans le besoin.
Puis on va confier notre orchidée  à un gars qui s’est fait un magnifique jardin pas très loin d’ici. Il est d’accord pour la prendre en pension jusqu’à ce qu’on revienne. Comme c’est un cadeau on sera content de la revoir en décembre prochain.
On reste un moment à discuter avec lui dans le jardin, mais c’est une véritable serre. Il y fait chaud et humide, mais lui semble bien dans ce milieu.

On passe à nouveau rue Barathi pour voir si le bijoutier est ouvert, c’est toujours fermé.

On revient par chez Grindé pour acheter les dernières chose qu’on nous a  commandées.

Je crois qu’on a tout.

On revient à l’appart et on commence à préparer les valises parce qu’il faut que demain en fin d’après midi, on sache quel  est le poids qu’elles font.
On met la clim dans toutes les pièces qui en ont pour le faire dans de bonnes conditions.

Une valise 23kg.
On fera les suivantes demain.

Soupe de Noodles et bananes. Pour moi ça  passe.

Véro peint.


Je regarde pour la deuxième fois un documentaire sur l’Afrique du Sud, je n’ai pas trop le courage de faire autre chose.

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