Mauvaise nuit, je suis malade.
J’entends le muezzin il est 5h30 du matin et je tiens les toilettes.
Je me lève et j’attends que Véro
se réveille.
Dès qu’elle arrive je lui dit
qu’il m’est impossible d’aller au pain.
On déjeune d’un mug de thé et
Véro d’une mangue.
Moi le thé c’est déjà trop et je vais le rendre illico.
Je retourne dans la chambre qui
est encore fraîche de la clim de la nuit pour essayer de récupérer.
Je me sens fatigué. J’ai de violentes douleurs à
l’estomac, qui passent si je me replie sur moi-même.
Après une demi-heure je sens que
je vais pouvoir conduire la moto pour aller à Airtel dénoncer le contrat.
A moto ça ne va pas si mal parce
que l’air est plus frais si l’on peut dire.
On règle une somme plus
importante que celle prévue parce qu’on a oublié début mars d’aller régler le
mois de février. Ils ne nous ont pas coupé pour autant ou réduit la connexion.
On passe chez le bijoutier mais
c’est fermé. Ce doit être un musulman, car on est vendredi.
Véro a faim, je l’emmène à Hot
Breads pour qu’elle déjeune d’un croissant et d’un café froid. Mois je prends
un café noir, il passe.
On est assis dans la salle
au bord du passage qui va au comptoir.
Impossible de nous manquer et bien si, un mec ne nous voit pas. Il est grand
mais vieux et se donne un petit air de jeunesse en se faisant un petite queue
de cheval, parce qu’à la retraite il a épousé une Indienne qui se prend pour une princesse indienne et
regarde les gens de hauts malgré sa taille. Ils n’ont plus
besoin de nous pour faire de la moto ou de Véro pour faire des photos.
Il font parti de l’équipe de gens de droite
qui n’ont de sympathie avec les autres que si ça peut leur rapporter quelque chose. Aujourd’hui leur copain est élu
alors fini les amitiés de motos qui n’étaient là que pour servir leurs
intérêts..
On sort.
On est près de la moto quand une
nana de la même équipe de droite passe en TVS, elle nous voit, nous appelle et s’arrête. Elle
gare son TVS.
Elle nous parle normalement. Elle et son mari sont
des gens simples on se demande ce qu’ils foutent avec des gens de droite mais nul n’est
parfait. Mais bon on prend des nouvelles de son fils qui va partir continuer
ses études en France. Leur deux enfants sont en France et ils se retrouvent
tous les deux. C’est le lot des gens d’ici après le bac les enfants partent
pour la France.
Le vieux-jeune est sorti du Hot Breads il est sur son scoot.
Comme il y a sa camarade de parti il n’ose pas passer sans s’arrêter.
Il lui dit bonjour l’embrasse et
tout à coup enfin nous voit. Il nous salue parce qu’il ne peut pas faire
autrement et il file.
On se sépare et c’est là que je
réalise que la nana va aussi au Hot Breads et je me dis que si elle s’est
arrêtée, ce n’est pas pour nous mais sans doute ne pouvait-elle pas faire
autrement, parce que je crois que dans cette équipe on est désormais exclus,
oubliés mais pas vraiment.
Car ce qui est amusant c’est que toute
cette équipe de droite est suffisamment lâche pour ne pas nous éviter après
s’être servi de nous, lorsqu’on les regarde en face. Peut-être qu’ils ont une
conscience, je ne pense pas que ce soit
du cynisme, il leur faudrait plus d’intelligence, et nous ça nous amuse d’être
sympa avec eux comme si on n’avait pas compris leur petit jeu.
On revient à l’appart et je
retourne m’allonger parce que tout ça m’a de nouveau fatigué.
En allant déjeuner au Farm Fresh on
passe chez le repasseur. J’ai de la peine à manger la moitié d’une salade.
Au restau il y a une femme qu’on
ne connaît pas et elle dit qu’elle attend deux autres personnes.
Arrive l’ancienne voisine du
dessous, la conne qui voulait son fil d’étendage pour elle toute seule, pas
question de se mélanger.
Arrive aussi la voisine du dessous celle qui est toujours là.
On va partir, ce doit être le
jour d’au revoir pour tous les gens déplaisants.
On revient à l’appart. Je fait un café puis on se repose
dans la chambre avec la clim.
Lorsque Véro se lève je me repose
encore pendant une heure. J’ai besoin d’avoir froid, car être malade avec la chaleur c’est pénible.
Véro a préparé une peinture.
Je mange une banane.
Ça va mieux.
On va porter des affaires qu’on
donne pour des personnes dans le besoin.
Puis on va confier notre orchidée
à un gars qui s’est fait un magnifique jardin
pas très loin d’ici. Il est d’accord pour la prendre en pension jusqu’à ce
qu’on revienne. Comme c’est un cadeau on sera content de la revoir en décembre
prochain.
On reste un moment à discuter
avec lui dans le jardin, mais c’est une véritable serre. Il y fait chaud et
humide, mais lui semble bien dans ce milieu.
On passe à nouveau rue Barathi
pour voir si le bijoutier est ouvert, c’est toujours fermé.
On revient par chez Grindé pour
acheter les dernières chose qu’on nous a
commandées.
Je crois qu’on a tout.
On revient à l’appart et on
commence à préparer les valises parce qu’il faut que demain en fin d’après
midi, on sache quel est le poids
qu’elles font.
On met la clim dans toutes les
pièces qui en ont pour le faire dans de bonnes conditions.
Une valise 23kg.
On fera les suivantes demain.
Soupe de Noodles et bananes. Pour
moi ça passe.
Véro peint.
Je regarde pour la deuxième fois
un documentaire sur l’Afrique du Sud, je n’ai pas trop le courage de faire
autre chose.
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