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samedi 5 mars 2016

Après midi à la campagne




On se lève vers 7h30.
J’ai été  long à m’endormir et j’ai l’impression d’avoir attrapé quelque chose hier  soir sous la clim, j’ai la gorge irritée.

Pas de temps à perdre car Véro veut laver les draps et on va être mis dehors vers 10h par le petite bonne qui vient aujourd’hui faire le ménage. Elle n’aime pas qu’on soit là car elle gère comme elle le souhaite les fans pour balayer ou pour sécher le sol.
Respect pour les travailleurs.

Je vais au  pain. Dès la rue Mission un groupe de jeunes hommes demande son chemin vraisemblablement pour aller au centre ville. L’homme à qui ils demandent leur dit d’aller tout droit c’est à 1 km.
Puis celui qui a obtenu  le renseignement en anglais le traduit aux autres en tamil s’ils viennent de Chennai ou en kannada s’ils viennent de Bengalore. Ce qui est sûr c’est que le 1 km est dit en anglais dans la  langue.

Je marche plus vite qu’eux.

Le marchand de lait est là.
Ibrahim  store est ouvert, un motard s’arrête pour aller à la boutique.

Rue Petit Canal un jeune couple avec deux enfants sont debout à côté du canal près de la bâche qui leur sert de toit.

La mendiante du portail du  milieu semble  toujours en train de dormir en position assise.
Une balayeuse discute avec les deux autres mendiantes à l’autre bout du portail..

Un homme est allongé sur le perron de Church Gate.

Le cordonnier ouvre sa boutique, il déverrouille les cadenas.

La marchande de noix de cocos n’est pas là.

Ashok Laundry est fermé. A côté je remarque une boutique de cordonnier ouverte, que je n’avais jamais remarquée jusqu’à présent. L’homme à l’intérieur me fait un signe de la  main que je prends pour un salut et non pour un appel.

Les chariots de bananes sont en cours de chargement, il reste encore beaucoup de bananes dans les caisses en plastique et sur les régimes posés contre le mur.

Rue Ranga Pillai, ce sont deux hommes qui dorment ce matin chacun sur le plateau de son vélo. Ils sont en plein soleil et ça ne semble pas les gêner dans leur sommeil.

Une belle bouse me détourne de ma trajectoire, mais elle est moins impressionnante que celle d’hier.

Le bus n’est pas là mais un homme attend devant la porte du Sri Aurobindo Autocare Service.

Sur le quai Bon Bake est ouvert, mais après tous les magasins sont fermés  jusqu’au Hot Breads et en  face au Cool Cat.

Je prends mon poolish, c’est la caissière aimable, j’aime être reconnu le matin comme un client fidèle.

Je reviens par le quai.

La dormeuse de la station service dort, aujourd’hui elle dort perpendiculaire à la route en travers du trottoir. Le plus souvent elle dort la tête vers la station service mais quelque fois aussi à l’inverse. C’est sûr que son matelas de ciment n’est pas très confortable.

Je ne vois pas d’élèves par la porte ouverte de la crèche de Saint Louis de Gonzague.
Je ne vois pas non plus l’albinos.

Les bassets dorment.

La Lodgy est dans la rue Surcouf.

Derrière le portail de la belle maison de la rue Capitaine Marius  Xavier j’aperçois la moustache blanche et les cheveux blancs du gardien.
Les chantiers sont au repos.

C’est l’odeur horrible à l’angle avec la rue Candappa qui m’avertit de la présence d’une bouse de buffalo. Heureusement car sinon j’aurais pu y marcher dedans.

Un auto-rickshaw camionnette roule au pas devant moi. Il diffuse un message avec un haut parleur mais le tac tac tac tac de son moteur couvre en parti le message.
Dans la remorque assis sur  la ridelle il y a un homme avec à ses côtés une balance romaine. Je me dis que  le message doit être pour demander si les gens disposent de choses qu’ils pourraient acheter au poids.


On petit déjeune.
On va étendre les draps sur la terrasse.
Véro met en ligne le blog et les photos d’hier.
La petite femme de ménage arrive. Il faut y aller.

On n’a pas grand chose à faire. On passe chez Antoine pour lui régler l’eau, la bière et l’électricité du mois de février. Comme on a le temps on discute le coup avec lui. Il nous dit qu’il va faire installer des plaques électriques dans les apparts parce qu’il n’est plus  question pour lui et pour sa femme de monter des bouteilles de gaz. Ce qui l’embête c’est que l’électricité sera à notre charge alors que le gaz était compris dans le prix du loyer. On lui dit qu’on comprend son problème et on paiera l’électricité. Il devra aussi changer toutes ses casseroles ça permettra peut-être d’avoir des choses mieux adaptées à nos habitudes occidentales que les récipients indiens qu’il mettait à notre disposition. Véro me dit qu’elle devra aussi changer les poêles et casseroles qu’elle a achetées pour pouvoir cuisiner. De toute façon c’est pour l’année prochaine et on ne va pas se faire du souci aujourd’hui.

Comme on a du temps on décide de passer voir Pichaya. Il n’est pas chez lui, il est sorti. On n’en saura pas plus, pas la peine de l’attendre.

Finalement on va chez Pothys se mettre au frais.
On traîne en faisant quelques courses.

Puis on va chez Vijay Ganapathi pour voir ce qu’ils ont comme poivre.

La circulation est étonnamment bordélique dans Gandhi Road et dans la rue de Vijay Ganapathi. Ce sont des voitures immatriculées dans le Tamil Nadu, c’est samedi, ils n’osent pas se frayer un passage dans le flot de motos et autres véhicules. Apeurés les conducteurs attendent à l’arrêt que ce flot s’interrompe mais ça n’arrive jamais, il faut s’imposer et y aller mais la peur de rayer la carrosserie est trop forte. Les motos glissent le long de ces voitures de chaque côté dans un  sens et dans l’autre.
Je dis à Véro que c’est pour ça que je ne me sens pas de conduire une voiture ici. Une moto ça va mais une voiture  ça me semble impossible bien que j’en ai conduites au Sri  Lanka et en Indonésie mais ce n’était pas la même folie.

J’attends près de Vijay Ganapathi pendant que Véro va voir ce qu’elle trouve.

Je constate que les mémères avec conducteur se font poser juste devant l’entrée du magasin et de nouveaux embouteillages s’en suivent,  parce que le chauffeur empiète sur une bonne partie de la voie pour que sa passagère puisse ouvrir sa portière, mais elle ne peut pas parce qu’il y a la place pour le passage d’une moto et les motos passent parce que personne ne veut s’arrêter à cause d’une difficulté du trafic.
C’est fatigant, mais étonnamment je m’y suis fait, et j’arrive à conduire comme un Indien.

On revient à l’appart la petite femme de ménage est partie. Ouf !

On range tout et on va déjeuner à Farm Fresh qui est le restau correct le plus proche.

Je suis un peu fatigué par ce que j’ai chopé avec la clim et je me repose dans la chaleur du séjour avec les fans tandis que Véro va dans la chambre avec la clim.

Puis Véro prépare une toile pour peindre ce soir.

Vers 16h on retourne pour la troisième fois au Nord de Rayapettai et cette fois on y est à la bonne heure avec la bonne lumière il ne reste plus que les acteurs soient là.

Je crois que ça ne se passe pas trop mal, sauf les femmes qui rentrent avec le bois pour la bouffe du soir qui ne passent pas aujourd’hui.
Un groupes d’enfants particulièrement gentils nous accompagnent. Ils ont entre 10 et 13 ans et parlent suffisamment anglais pour qu’on puisse échanger.
Ils informent Véro des vaches et des vachers ou vachères qui arrivent et ils ne se collent pas devant l’objectif pour être pris à tout prix.
Ce qui les étonne le plus c’est cet énorme sac que je porte et dans lequel il n’y a rien et qui ne sert que de nid douillet à l’appareil.

On part avec les derniers rayons, les enfants nous disent de revenir demain à 17h30 pour voir à nouveau les vaches rentrer.
On leur dit peut-être pour ne pas les décevoir en sachant bien que c’est impossible.

On revient en passant par Auroville, un chemin de terre qui débouche à l’entrée du Matri Mandir.

La circulation est dense sur l’ECR.

On gare la moto au parking de l’ancienne prison et on va chez Aroule récupérer le pantalon de Véro. C’est pas fait. Mais un couturier vient et change en 5mn les élastiques de la taille.
En sortant on prend des bananes.

Puis on récupère la moto et on revient à l’appart.

Véro s’attaque à ses photos et pense que ce soir elle ne va pas peindre.
 Soupe de Noodles et bananes.

Fin de la fête de la chanson française sur VPN.


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