On se lève vers 7h30.
J’ai été long à m’endormir et j’ai l’impression
d’avoir attrapé quelque chose hier soir
sous la clim, j’ai la gorge irritée.
Pas de temps à perdre car Véro
veut laver les draps et on va être mis dehors vers 10h par le petite bonne qui
vient aujourd’hui faire le ménage. Elle n’aime pas qu’on soit là car elle gère
comme elle le souhaite les fans pour balayer ou pour sécher le sol.
Respect pour les travailleurs.
Je vais au pain. Dès la rue Mission un groupe de jeunes
hommes demande son chemin vraisemblablement pour aller au centre ville. L’homme
à qui ils demandent leur dit d’aller tout droit c’est à 1 km.
Puis celui qui a obtenu le renseignement en anglais le traduit aux
autres en tamil s’ils viennent de Chennai ou en kannada s’ils viennent de
Bengalore. Ce qui est sûr c’est que le 1 km est dit en anglais dans la langue.
Je marche plus vite qu’eux.
Le marchand de lait est là.
Ibrahim store est ouvert, un motard s’arrête pour
aller à la boutique.
Rue Petit Canal un jeune couple
avec deux enfants sont debout à côté du canal près de la bâche qui leur sert de
toit.
La mendiante du portail du milieu semble
toujours en train de dormir en position assise.
Une balayeuse discute avec les
deux autres mendiantes à l’autre bout du portail..
Un homme est allongé sur le
perron de Church Gate.
Le cordonnier ouvre sa boutique,
il déverrouille les cadenas.
La marchande de noix de cocos
n’est pas là.
Ashok Laundry est fermé. A côté
je remarque une boutique de cordonnier ouverte, que je n’avais jamais remarquée
jusqu’à présent. L’homme à l’intérieur me fait un signe de la main que je prends pour un salut et non pour
un appel.
Les chariots de bananes sont en
cours de chargement, il reste encore beaucoup de bananes dans les caisses en
plastique et sur les régimes posés contre le mur.
Rue Ranga Pillai, ce sont deux
hommes qui dorment ce matin chacun sur le plateau de son vélo. Ils sont en
plein soleil et ça ne semble pas les gêner dans leur sommeil.
Une belle bouse me détourne de ma
trajectoire, mais elle est moins impressionnante que celle d’hier.
Le bus n’est pas là mais un homme
attend devant la porte du Sri Aurobindo Autocare Service.
Sur le quai Bon Bake est ouvert,
mais après tous les magasins sont fermés
jusqu’au Hot Breads et en face au
Cool Cat.
Je prends mon poolish, c’est la
caissière aimable, j’aime être reconnu le matin comme un client fidèle.
Je reviens par le quai.
La dormeuse de la station service
dort, aujourd’hui elle dort perpendiculaire à la route en travers du trottoir.
Le plus souvent elle dort la tête vers la station service mais quelque fois
aussi à l’inverse. C’est sûr que son matelas de ciment n’est pas très
confortable.
Je ne vois pas d’élèves par la
porte ouverte de la crèche de Saint Louis de Gonzague.
Je ne vois pas non plus
l’albinos.
Les bassets dorment.
La Lodgy est dans la rue Surcouf.
Derrière le portail de la belle
maison de la rue Capitaine Marius Xavier
j’aperçois la moustache blanche et les cheveux blancs du gardien.
Les chantiers sont au repos.
C’est l’odeur horrible à l’angle
avec la rue Candappa qui m’avertit de la présence d’une bouse de buffalo.
Heureusement car sinon j’aurais pu y marcher dedans.
Un auto-rickshaw camionnette
roule au pas devant moi. Il diffuse un message avec un haut parleur mais le tac
tac tac tac de son moteur couvre en parti le message.
Dans la remorque assis sur la ridelle il y a un homme avec à ses côtés
une balance romaine. Je me dis que le
message doit être pour demander si les gens disposent de choses qu’ils
pourraient acheter au poids.
On petit déjeune.
On va étendre les draps sur la
terrasse.
Véro met en ligne le blog et les
photos d’hier.
La petite femme de ménage arrive.
Il faut y aller.
On n’a pas grand chose à faire.
On passe chez Antoine pour lui régler l’eau, la bière et l’électricité du mois
de février. Comme on a le temps on discute le coup avec lui. Il nous dit qu’il
va faire installer des plaques électriques dans les apparts parce qu’il n’est
plus question pour lui et pour sa femme
de monter des bouteilles de gaz. Ce qui l’embête c’est que l’électricité sera à
notre charge alors que le gaz était compris dans le prix du loyer. On lui dit
qu’on comprend son problème et on paiera l’électricité. Il devra aussi changer
toutes ses casseroles ça permettra peut-être d’avoir des choses mieux adaptées
à nos habitudes occidentales que les récipients indiens qu’il mettait à notre
disposition. Véro me dit qu’elle devra aussi changer les poêles et casseroles
qu’elle a achetées pour pouvoir cuisiner. De toute façon c’est pour l’année
prochaine et on ne va pas se faire du souci aujourd’hui.
Comme on a du temps on décide de
passer voir Pichaya. Il n’est pas chez lui, il est sorti. On n’en saura pas
plus, pas la peine de l’attendre.
Finalement on va chez Pothys se
mettre au frais.
On traîne en faisant quelques
courses.
Puis on va chez Vijay Ganapathi
pour voir ce qu’ils ont comme poivre.
La circulation est étonnamment bordélique
dans Gandhi Road et dans la rue de Vijay Ganapathi. Ce sont des voitures immatriculées
dans le Tamil Nadu, c’est samedi, ils n’osent pas se frayer un passage dans le
flot de motos et autres véhicules. Apeurés les conducteurs attendent à l’arrêt
que ce flot s’interrompe mais ça n’arrive jamais, il faut s’imposer et y aller
mais la peur de rayer la carrosserie est trop forte. Les motos glissent le long
de ces voitures de chaque côté dans un
sens et dans l’autre.
Je dis à Véro que c’est pour ça
que je ne me sens pas de conduire une voiture ici. Une moto ça va mais une
voiture ça me semble impossible bien que
j’en ai conduites au Sri Lanka et en
Indonésie mais ce n’était pas la même folie.
J’attends près de Vijay Ganapathi
pendant que Véro va voir ce qu’elle trouve.
Je constate que les mémères avec
conducteur se font poser juste devant l’entrée du magasin et de nouveaux
embouteillages s’en suivent, parce que
le chauffeur empiète sur une bonne partie de la voie pour que sa passagère
puisse ouvrir sa portière, mais elle ne peut pas parce qu’il y a la place pour
le passage d’une moto et les motos passent parce que personne ne veut s’arrêter
à cause d’une difficulté du trafic.
C’est fatigant, mais étonnamment
je m’y suis fait, et j’arrive à conduire comme un Indien.
On revient à l’appart la petite
femme de ménage est partie. Ouf !
On range tout et on va déjeuner à
Farm Fresh qui est le restau correct le plus proche.
Je suis un peu fatigué par ce que
j’ai chopé avec la clim et je me repose dans la chaleur du séjour avec les fans
tandis que Véro va dans la chambre avec la clim.
Puis Véro prépare une toile pour
peindre ce soir.
Vers 16h on retourne pour la
troisième fois au Nord de Rayapettai et cette fois on y est à la bonne heure
avec la bonne lumière il ne reste plus que les acteurs soient là.
Je crois que ça ne se passe pas
trop mal, sauf les femmes qui rentrent avec le bois pour la bouffe du soir qui
ne passent pas aujourd’hui.
Un groupes d’enfants particulièrement
gentils nous accompagnent. Ils ont entre 10 et 13 ans et parlent suffisamment
anglais pour qu’on puisse échanger.
Ils informent Véro des vaches et
des vachers ou vachères qui arrivent et ils ne se collent pas devant l’objectif
pour être pris à tout prix.
Ce qui les étonne le plus c’est
cet énorme sac que je porte et dans lequel il n’y a rien et qui ne sert que de
nid douillet à l’appareil.
On part avec les derniers rayons,
les enfants nous disent de revenir demain à 17h30 pour voir à nouveau les vaches
rentrer.
On leur dit peut-être pour ne pas
les décevoir en sachant bien que c’est impossible.
On revient en passant par
Auroville, un chemin de terre qui débouche à l’entrée du Matri Mandir.
La circulation est dense sur
l’ECR.
On gare la moto au parking de
l’ancienne prison et on va chez Aroule récupérer le pantalon de Véro. C’est pas
fait. Mais un couturier vient et change en 5mn les élastiques de la taille.
En sortant on prend des bananes.
Puis on récupère la moto et on
revient à l’appart.
Véro s’attaque à ses photos et
pense que ce soir elle ne va pas peindre.
Soupe de Noodles et bananes.
Fin de la fête de la chanson
française sur VPN.
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