On se lève vers 7h30.
Véro est réveillée la première.
Je vais au pain.
La rue Candappa est calme.
Rue Mission une femme attend
devant la porte du pédiatre.
Pas trop de circulation.
Les voitures stationnées sont
comme en Europe grises, noires, blanches, marrons pour les Duster Renault.
Les auto-rickshaw jaunes et les
scoots roses, les tempos et les bus de toutes les couleurs , je ne parle pas
des camions véritable œuvre d’art multicolore, se fondent dans la couleur des
saris et des maisons, prolongeant dans la modernité ce goût innée pour les associations de couleurs inattendues
à nos yeux d’occidentaux.
J’espère que ces voitures ne sont
pas annonciatrices d’un monde indien gris et noir comme le monde occidental.
Le marchand de lait est là.
Ibrahim store est ouvert et un
homme balaie les escaliers qui mènent à la boutique.
L’auto-rickshaw de la rue Laporte est en place et le chauffeur me
demande si je veux qu’il m’emmène. Comme
s’il ne voyait pas que tous les matins je vais à pieds chercher mon pain.
Deux femmes de la société de
nettoyage enlèvent les ordures près du pont de la rue
Petit Canal et les mettent dans un chariot qu’elles poussent ensuite
lorsqu’elles se déplacent.
Sur le quai de petit canal un
homme et un femme chargent un rickshaw avec d’énormes sacs blancs qui
contiennent les détritus triés des ordures déposées dans la rue ou dans les
bacs.
Un bus s’arrête devant l’école du
cœur de Marie et seule une femme en descend ce doit-être une prof. Le car lui
est plein d’élèves mais elles ne descendent pas là.
La mendiante du portail central
de la cathédrale est à sa place toujours assise et le tronc en suspension au
dessus de ses jambes sa tête endormie tournée vers le sol.
Deux autres mendiantes sont à la
dernière porte.
En face il y a un petit fleuriste
pour les offrandes aux divinités et un homme en scoot lui achète un bouquet de
fleurs.
Sur le perron de Church Gate
toujours le même homme avec son énorme sac blanc de détritus triés.
Le cordonnier est fermé.
La marchande de noix de cocos est
là assise derrière son tas.
Un peu plus loin sur le trottoir une sorte de clochard
est assis lui aussi près d’un grand sac blanc qui contient
sûrement toute la richesse qu’il a récupérée dans les ordures.
Un homme lève le rideau
métallique de Ashok Laundry.
Les chariots de bananes sont en
cours de chargement des hommes traversent la rue en portant des régimes et ce
matin il me semble qu’il y a un homme qui coordonne toute cette activité.
Un vélo à plateau chargé de légumes
verts traverse la rue Mission et continue rue Ranga Pillai. Je pense qu’il va
s’arrêter chez Pazamudhir mais non il continue en direction de la ville blanche.
Le bus de Sri Aurobindo Autocare
Service est là. Le chauffeur est en train de nettoyer le pare brise. Des clients arrivent pour prendre
place et d’autres sont dans le bureau.
Une voiture Innova est garée
devant l’entrée du Hot Breads.
C’est la caissière sympathique et
le responsable qui me donne mon pain tranché. Des employés accueillants et qui
font bien leur boulot. Ce matin à la télé ce n’est pas du cricket ou une dramatique, pour la première
fois je vois à cette heure une cérémonie dans un temple avec prêtre et tout ce
qui faut pour une cérémonie. Véro me dira ce soir qu’aujourd’hui est un jour particulier pour Siva.
Je reviens par la quai.
Une femme sort de Cottage Industrie,
verse une poubelle dans le caniveau tout propre, certainement nettoyé depuis
peu par les femmes nettoyeuses de rue.
Un bus s’arrête à l’arrêt de bus
comme j’y arrive je dois passer par l’arrêt parce que les passagers qui
descendent occupent tout le passage.
Un jeune homme vend des noix de
coco posées sur une charrette, à l’angle de la rue Saint Ange. Le petit débit
de thé est fermé.
Je vois l’albinos qui balaie
entre les ambulances. Il s’arrête pour se frotter le visage et il recommence.
Un homme tire par le bras une
vieille femme toute raide pour l’amener à la Chest Clinic.
Le maître des bassets est avec
eux sur le trottoir grillagé.
La lodgy est dans la rue Surcouf.
Rue Capitaine Marius Xavier des
ouvriers sont assis sur un tas de sable. La bétonneuse et son ascenseur a
disparu. Le tas de gravier lui a beaucoup diminué.
Rue Candappa, le conducteur de
l’Innova anthracite nettoie la voiture. Il a accroché son chiffon au rétro et
pendant ce temps il lave le pare brise.
Je vois la nouvelle voisine qui à mon grand étonnement tient sur
le balcon.
On petit déjeune.
On part chez Pasamudhir pour
acheter des fruits, qu’on revient poser à
l’appart.
Puis on va à côté de Pothys chez
un photographe pour faire des tirages.
On revient rue Mission boire un
café glacé au Mission Café où nous sommes bien accueillis car nous sommes de
bons clients.
Dans un journal on lit
qu’une plateforme à été installée dans
l’océan près de la promenade pour étudier le sable sous marin afin de voir comment prolonger la
plage dans l’océan. Le but apparemment n’est pas esthétique mais il est
d’essayer d’enrayer la destruction de la côte par l’océan.
On retourne chez le photographe
récupérer les tirages et on va chez l’encadreur car Véro veut en faire encadrer un.
Ce sera prêt ce soir.
On passe à la galerie voir Abel.
Il n’est pas là. Ejoumale nous dit que ça fait un mois qu’il ne vient plus. On lui dit au revoir à lui et à Rajkumar.
On décide d’aller déjeuner à
Auroville chez Tanto car ça nous sortira un peu vu que ce soir on doit être là
à 5h pour la photo d’Antoine et sa femme.
La route de la palmeraie qui
était en travaux la semaine dernière est aujourd'hui recouverte de gros gravier
et il n’est pas facile de circuler. Il faut aller doucement sans freiner ni
accélérer. Il n’y a personne ça ne pose donc pas de problème.
On déjeune de pizza et de sorbet
à la fraise et à la mandarine. Comme toujours c’est très bon.
En face il s’est monté un autre
restau et un petit marché de légumes.
Il y a de plus en plus de restau.
Ça doit marcher de mieux en mieux avec tous les touristes du WE qui louent des motos ou des scoots ou des
TVS à Pondy et qui viennent ici.
On revient à l’appart en passant
par la promenade pour le plaisir. La promenade est déserte, c’est très beau,
mais il n’y a personne depuis qu’ils ont supprimé les petits marchands.
La plateforme de sondage du sable
n’est plus là.
On rentre à l’appart.
Café.
Véro se repose dans la chambre
avec la clim moi je préfère rester au séjour sans clim.
Puis on fait la salade de fruits
qui sera sans doute la dernière pour ce séjour.
Vers 16h Antoine appelle pour
nous dire que c’est bon pour les photos à 16h50.
OK on descendra à cette heure là.
On y va.
Véro prend des photos dans le
hall, devant la porte de leur appartement, puis devant le portail de la maison
et enfin sur le scoot. Ces dernières sont les plus amusantes. Ça les amuse,
mais quand Véro prend la photo ils prennent un visage sérieux. Heureusement
Véro arrive à les surprendre quelques fois.
Ceci fait on va chez l’encadreur, mais avant on passe chez
Félix car Antoine nous a raconté qu’il est passé ce matin pour récupérer la
moto. Il s’est trompé de lundi c’est ce qu’il nous dit en riant. On l’appellera
dimanche vers 18h pour lui confirmer notre départ.
Chez l’encadreur tout est prêt.
On revient chez le cordonnier qui
est à l’angle de la rue Natarjapayar et de la rue Mission à qui j’ai commandé
une ceinture.
Elle est prête.
Retour à l’appart pour la soirée.
On met la clim.
Soupe de noodles et salade de
fruits.
On regarde les grands du rire sur
le VPN. Super intello …
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