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lundi 7 mars 2016

Le lundi au soleil



On se lève vers 7h30.
Véro est réveillée la première.

Je vais au pain.
La rue Candappa est calme.

Rue Mission une femme attend devant  la porte du pédiatre.

Pas trop de circulation.

Les voitures stationnées sont comme en Europe grises, noires, blanches, marrons pour les Duster Renault.
Les auto-rickshaw jaunes et les scoots roses, les tempos et les bus de toutes les couleurs , je ne parle pas des camions véritable œuvre d’art multicolore, se fondent dans la couleur des saris et des maisons, prolongeant dans la modernité ce goût innée  pour les associations de couleurs inattendues à nos yeux d’occidentaux.
J’espère que ces voitures ne sont pas annonciatrices d’un monde indien gris et noir comme le monde occidental.

Le  marchand de lait est là.
Ibrahim store est ouvert et un homme balaie les escaliers qui mènent à la boutique.

L’auto-rickshaw de la rue  Laporte est en place et le chauffeur me demande si je veux  qu’il m’emmène. Comme s’il ne voyait pas que tous les matins je vais à pieds chercher mon pain.

Deux femmes de la société de nettoyage enlèvent les ordures près du pont de la  rue  Petit Canal et les mettent dans un chariot qu’elles poussent ensuite lorsqu’elles se déplacent.
Sur le quai de petit canal un homme et un femme chargent un rickshaw avec d’énormes sacs blancs qui contiennent les détritus triés des ordures déposées dans la rue ou dans les bacs.

Un bus s’arrête devant l’école du cœur de Marie et seule une femme en descend ce doit-être une prof. Le car lui est plein d’élèves mais elles ne descendent pas là.

La mendiante du portail central de la cathédrale est à sa place toujours assise et le tronc en suspension au dessus de ses jambes sa tête endormie tournée vers le sol.

Deux autres mendiantes sont à la dernière porte.

En face il y a un petit fleuriste pour les offrandes aux divinités et un homme en scoot lui achète un bouquet de fleurs.

Sur le perron de Church Gate toujours le même homme avec son énorme sac blanc de détritus triés.

Le  cordonnier est fermé.

La marchande de noix de cocos est là assise derrière son tas.

Un peu plus  loin sur le trottoir une sorte de clochard est assis lui  aussi  près d’un grand sac blanc qui contient sûrement toute la richesse qu’il a récupérée dans les ordures.

Un homme lève le rideau métallique de Ashok Laundry.

Les chariots de bananes sont en cours de chargement des hommes traversent la rue en portant des régimes et ce matin il me semble qu’il y a un homme qui coordonne toute cette activité.

Un vélo à plateau chargé de légumes verts traverse la rue Mission et continue rue Ranga Pillai. Je pense qu’il va s’arrêter chez Pazamudhir mais non il continue en direction de la ville blanche.

Le bus de Sri Aurobindo Autocare Service est là. Le chauffeur est en train de nettoyer le  pare brise. Des clients arrivent pour prendre place et d’autres sont dans le bureau.

Une voiture Innova est garée devant l’entrée du Hot Breads.
C’est la caissière sympathique et le responsable qui me donne mon pain tranché. Des employés accueillants et qui font bien leur boulot. Ce matin à la télé ce n’est pas du  cricket ou une dramatique, pour la première fois je vois à cette heure une cérémonie dans un temple avec prêtre et tout ce qui faut pour une cérémonie. Véro me dira ce soir qu’aujourd’hui est un  jour particulier pour Siva.

Je reviens par la quai.

Une femme sort de Cottage Industrie, verse une poubelle dans le caniveau tout propre, certainement nettoyé depuis peu par les femmes nettoyeuses de rue.

Un bus s’arrête à l’arrêt de bus comme j’y arrive je dois passer par l’arrêt parce que les passagers qui descendent occupent tout le passage.

Un jeune homme vend des noix de coco posées sur une charrette, à l’angle de la rue Saint Ange. Le petit débit de thé est fermé.

Je vois l’albinos qui balaie entre les ambulances. Il s’arrête pour se frotter le visage et il recommence.

Un homme tire par le bras une vieille femme toute raide pour l’amener à la Chest Clinic.

Le maître des bassets est avec eux sur le trottoir grillagé.

La lodgy est dans la rue Surcouf.

Rue Capitaine Marius Xavier des ouvriers sont assis sur un tas de sable. La bétonneuse et son ascenseur a disparu. Le tas de gravier lui a beaucoup diminué.

Rue Candappa, le conducteur de l’Innova anthracite nettoie la voiture. Il a accroché son chiffon au rétro et pendant ce temps il lave  le pare  brise.

Je vois la nouvelle  voisine qui à mon grand étonnement tient sur le balcon.

On petit déjeune.

On part chez Pasamudhir pour acheter des fruits, qu’on revient poser à  l’appart.
Puis on va à côté de Pothys chez un photographe pour faire des tirages.

On revient rue Mission boire un café glacé au Mission Café où nous sommes bien accueillis car nous sommes de bons clients.
Dans un journal on lit qu’une  plateforme à été installée dans l’océan près de la promenade pour étudier le sable  sous marin afin de voir comment prolonger la plage dans l’océan. Le but apparemment n’est pas esthétique mais il est d’essayer d’enrayer la destruction de la côte par l’océan.

On retourne chez le photographe récupérer les tirages et on va chez l’encadreur car Véro veut en  faire encadrer un.
Ce sera prêt ce soir.

On passe à la galerie voir Abel. Il n’est pas là. Ejoumale nous dit que ça fait un mois qu’il  ne vient plus. On lui  dit au revoir à lui  et à Rajkumar.

On décide d’aller déjeuner à Auroville chez Tanto car ça nous sortira un peu vu que ce soir on doit être là à 5h pour la photo d’Antoine et sa femme.

La route de la palmeraie qui était en travaux la semaine dernière est aujourd'hui recouverte de gros gravier et il n’est pas facile de circuler. Il faut aller doucement sans freiner ni accélérer. Il n’y a personne ça ne pose donc pas de problème.

On déjeune de pizza et de sorbet à la fraise et à la mandarine. Comme toujours c’est très bon.
En face il s’est monté un autre restau et un petit marché de légumes.
Il y a de plus en plus de restau. Ça doit marcher de mieux en mieux avec tous les touristes du  WE qui louent des motos ou des scoots ou des TVS à Pondy et qui viennent ici.

On revient à l’appart en passant par la promenade pour le plaisir. La promenade est déserte, c’est très beau, mais il n’y a personne depuis qu’ils ont supprimé les petits marchands.
La plateforme de sondage du sable n’est plus là.

On rentre à l’appart.
Café.
Véro se repose dans la chambre avec la clim moi je préfère rester au séjour sans clim.
Puis on fait la salade de fruits qui sera sans doute la dernière pour ce séjour.

Vers 16h Antoine appelle pour nous dire que c’est bon pour les photos à 16h50.
OK on descendra à cette heure là.

On y va.
Véro prend des photos dans le hall, devant la porte de leur appartement, puis devant le portail de la maison et enfin sur le scoot. Ces dernières sont les plus amusantes. Ça les amuse, mais quand Véro prend la photo ils prennent un visage sérieux. Heureusement Véro arrive à les surprendre quelques fois.

Ceci fait on  va chez l’encadreur, mais avant on passe chez Félix car Antoine nous a raconté qu’il est passé ce matin pour récupérer la moto. Il s’est trompé de lundi c’est ce qu’il nous dit en riant. On l’appellera dimanche vers 18h pour lui confirmer notre départ.

Chez l’encadreur tout est prêt.

On revient chez le cordonnier qui est à l’angle de la rue Natarjapayar et de la rue Mission à qui j’ai commandé une ceinture.
Elle est prête.

Retour à l’appart pour la soirée.
On met la clim.

Soupe de noodles et salade de fruits.

On regarde les grands du rire sur le VPN. Super intello … 

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