On
attaque le mois de retour, dans deux semaines Aucamville, arrivée le 14 à midi.
Ne
pas y penser tout en y pensant inévitablement.
Levers
8h.
La
différence de température entre la chambre avec la clim et le reste de la
maison s’est un peu atténuée.
Dehors
la température est moins élevée et surtout il y a de l’air. Encore quelques
nuages dans le ciel.
La
pharmacie Netral est en train d’ouvrir.
Sur
le trottoir à côté d’Ibrahim store, un homme
avec un casque intégral, coiffe une petite fille en uniforme bleu et
blanc de Cluny. C’est un peu surréaliste comme spectacle mais pourquoi pas.
Sur
le palier de la maison Lafontaine un magnifique Kollam a été dessiné.
Rue
Petit Canal, une jeune femme et deux petits enfants. Pour jouer elle fait
semblant de les laisser en s’éloignant dans la rue Mission. Elle se retourne
pour regarder leur réaction. Les enfants ne réagissent pas immédiatement puis
ils se précipitent dans sa direction.
Sur
le bord du canal la vieille pouilleuse farfouille dans un sac blanc qui sert à
mettre et à transporter les récupérations faites sur les tas d’immondices des
riches.
De
l’autre côté du canal deux rickshaws sont stationnés.
Sur
les marches de la cathédrale au milieu du portail trois mendiantes sont assises
en cascade chacune sur une marche. Elles discutent.
De
l’autre côté du portail une autre mendiante est complètement allongée à même la
pente qui mène à la cour.
Le
cordonnier trie de nombreuses chutes de cuir ou de caoutchouc posés à côté de
sa boutique.
La
marchande de noix de cocos est installée, son fils est avec elle.
Ashok
Laundry est ouverte et chacun est à son travail.
Il
y a encore de nombreux chariots des 4 saisons chargés de bananes.
Rue
Ranga Pillai, un homme est endormi sur le plateau de son vélo.
Peu
d’animation chez Pazamudhir pourtant en principe c’est l’heure des livraisons.
Le
bus du Sri Aurobondo Autocare Service est stationné en face du bureau, pour
l’instant il est encore vide mais un groupe important attend devant l’entrée
pour acquérir son titre de transport.
Devant
l’hôtel Sun Park une voiture du Karnataka.
Sur
le quai tout est paisible.
Une
seule table occupée au Hot Breads.
Je
prends mon poolish. C’est la caissière sympa qui est là. Elle sait bien ce que
je prends habituellement, mais un chef lui dit que c’est 45Rs. Elle me regarde
et me tend une pièce de 5Rs que je prends pour ne pas la mettre ne difficulté. On sait bien l’un et
l’autre que le prix était de 50Rs à moins que le poolish ait baissé depuis
hier, pourquoi pas puisque du jour au lendemain il était passé de 45 à 50.
Je
sors et marche le long du quai à hauteur de Ranga Pillai, une moto me contourne
et le conducteur me demande en français si je n’ai pas oublié mon porte feuille
au Hot Breads. Je vérifie et j’ai bien mon porte monnaie dans ma poche. Je lui
dis que ce n’est pas le mien. Il fait demi-tour.
La
dormeuse de la station service est debout, elle n’a pas l’air pour autant bien réveillé. Elle
cherche à faire passer un gros sac blanc de l’autre côté du grillage qui borde
la route. Il y a derrière ce grillage d’autres sacs et un tas de choses
hétéroclites, sans doute sa réserve.
Au
carrefour de la rue Saint Ange un embouteillage s’est créé parce qu’un tempo
s’est arrêté pour faire descendre ses
passagers, barrant la route à un bus et
à partir de là chacun essaye de passer le premier et tout se bloque puis la
circulation reprend sa fluidité.
A
l’angle de la rue Vicomte de Souillac la femme et son fils sont là comme d’autres matins assis sur le trottoir. Il
semble attendre un autre petite garçon qui arrive en costume d’écolier, alors
que le petite garçon près de la femme n’est pas en costume.
Je
vois l’albinos de l’autre côté de la voie il regarde du côté où j’arrive avec
ce geste qui le caractérise et qui consiste
à mettre la main devant ses yeux
comme pour se protéger du soleil, mais là d’où il est il tourne le dos au
soleil. Il tout habillé en marron chemise et pantalon.
Je
regarde ce qu’il regarde de mon côté et je vois sur le mur au dessus du petit
canal deux femmes qui arrachent des affiches collées. Elles sont sur un bout de
muret et dessous coule petit canal dont l’eau est d’une couleur indéfinissable de
liquide pollué et laisse s’exhaler une odeur pestilentielle.
Le
maître des bassets arros des plante sur le bout de balcon trottoir où les
chiens dorment habituellement. Ils sont tous les trois du côté du quai et comme
ils ne sont pas contents où qu’ils s’ennuient ils aboient en direction de
la rue Laporte où il n’y a personne.
Sur
le quai juste après la rue Surcouf une femme se frotte les dents avec son doigt
sur lequel elle fait couler l’eau d’une bouteille.
La
loggy et la bullet crème sont stationnée rue Surcouf.
On
petit déjeune.
Puis
on va faire des courses.
Jean’s
chez le couturier pour l’ourlet on lui dit qu’on repassera demain.
Ensuite
Félix pour lui régler les 13 derniers jours. Il est content de nous voir
surtout parce qu’on lui dit que la red bullet n’a jamais aussi bien marché malheureusement c’est 3 semaines
sur les 3 mois.
Il
est embêté parce qu’il n’a pas su détecter tout de suite ce faux contact dans
le cadran de compression. On lui dit qu’on souhaite que l’an prochain elle marche
tout de suite normalement. Je crois qu’il a compris mais rien n’est sûr ici.
On
stationne la moto dans l’ancienne prison qui est un peu comme un parking gratuit
de centre ville.
On
va au marché Goubert pour voir le vendeur d’épices. Chaque fois qu’il nous voit
il nous propose ses épices à chaque fois on lui dit non, mais aujourd’hui il
est tout content de nous voir. On vient surtout voir les prix des différentes
épices. On lui prend du poivre, de la cardamome, de la cannelle, de la muscade,
et différents currys.
En
sortant on prend des bananes qui n’ont jamais été aussi peu chers. Il doit y en
avoir beaucoup et avec la chaleur elle mûrissent vite.
On
va dans un petit magasin de souvenirs à côté du restaurant Aristo. On ne trouve
rien de vraiment intéressant.
On
récupère la moto dans la cour de prison et on va chez Pazimudhir de la rue
Ranga Pillai, acheter des fruits pour faire une salade pour ce soir, parce que
ce soir on a des invités.
Je
reste près de la moto tandis que Véro achète les fruits.
De
là on va chez le Pazamudhir de la rue
Gandhi parce qu’il ne vendent pas les mêmes
choses. Dans le premier il y a des mangues et dans le second il y a des avocats. On dirait qu’ils ne
s’adressent pas à la même clientèle.
On
rentre à l'appart pour poser tout ça.
On
va déjeuner au spot Surguru parce que la clim est bonne.
En
revenant on prend des amuse gueules pour ce soir à Adyar Ananda Bhavan et on passe
au Salem pour prendre du biryani.
Ici
on est connu et tout le monde nous dit bonjour. On les sent un peu déçus de
nous voir seulement prendre des take away et ne pas rester pour déjeuner. De
toute façon on va revenir, Véro veut faire d’autres photos de ce restau.
Retour
à l’appart, café et repos au frais dans la chambre pour se refroidir.
Bien
que la chaleur soit moins humide aujourd’hui elle est quand même très présente et éprouvante.
On
prépare la salade de fruits et la salade de crudités pour ce soir.
En
fin d’après midi on fait un tour à la fabrique de papier de l’ashram qui ne fabrique plus de papier mais qui le fait
toujours croire.
En
revenant on passe chez Grinde pour voir ce qu’ils ont comme poivre, Véro se
rappelle en avoir pris du très bon il y a deux ans.
Retour
à l’appart.
On
met la clim dans le séjour et la vie redevient viable.
Nos
invités arrivent vers 19h et l’on est tellement bien ensemble à discuter et
refaire le monde qu’on se sépare à minuit.
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