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mardi 1 mars 2016

Le premier jour du dernier mois




On attaque le mois de retour, dans deux semaines Aucamville, arrivée le 14 à midi.
Ne pas y penser tout en y pensant inévitablement.

Levers 8h.
La différence de température entre la chambre avec la clim et le reste de la maison s’est un peu atténuée.
Dehors la température est moins élevée et surtout il y a de l’air. Encore quelques nuages dans le ciel.

La pharmacie Netral est en train d’ouvrir.
Sur le trottoir à côté d’Ibrahim store, un homme  avec un casque intégral, coiffe une petite fille en uniforme bleu et blanc de Cluny. C’est un peu surréaliste comme spectacle mais pourquoi pas.

Sur le palier de la maison Lafontaine un magnifique Kollam a été dessiné.

Rue Petit Canal, une jeune femme et deux petits enfants. Pour jouer elle fait semblant de les laisser en s’éloignant dans la rue Mission. Elle se retourne pour regarder leur réaction. Les enfants ne réagissent pas immédiatement puis ils se précipitent dans sa direction.

Sur le bord du canal la vieille pouilleuse farfouille dans un sac blanc qui sert à mettre et à transporter les récupérations faites sur les tas d’immondices des riches.

De l’autre côté du canal deux rickshaws sont stationnés.

Sur les marches de la cathédrale au milieu du portail trois mendiantes sont assises en cascade chacune sur une marche. Elles discutent.

De l’autre côté du portail une autre mendiante est complètement allongée à même la pente qui mène à la cour.

Le cordonnier trie de nombreuses chutes de cuir ou de caoutchouc posés à côté de sa boutique.

La marchande de noix de cocos est installée, son fils est avec elle.

Ashok Laundry est ouverte et chacun est à son travail.

Il y a encore de nombreux chariots des 4 saisons chargés de bananes.

Rue Ranga Pillai, un homme est endormi sur le plateau de son vélo.
Peu d’animation chez Pazamudhir pourtant en principe c’est l’heure des livraisons.

Le bus du Sri Aurobondo Autocare Service est stationné en face du bureau, pour l’instant il est encore vide mais un groupe important attend devant l’entrée pour acquérir son titre de transport.
Devant l’hôtel Sun Park une voiture du Karnataka.

Sur le quai tout est paisible.
Une seule table occupée au Hot Breads.
Je prends mon poolish. C’est la caissière sympa qui est là. Elle sait bien ce que je prends habituellement, mais un chef lui dit que c’est 45Rs. Elle me regarde et me tend une pièce de 5Rs que je prends pour ne pas  la mettre ne difficulté. On sait bien l’un et l’autre que le prix était de 50Rs à moins que le poolish ait baissé depuis hier, pourquoi pas puisque du jour au lendemain il était passé de 45 à 50.

Je sors et marche le long du quai à hauteur de Ranga Pillai, une moto me contourne et le conducteur me demande en français si je n’ai pas oublié mon porte feuille au Hot Breads. Je vérifie et j’ai bien mon porte monnaie dans ma poche. Je lui dis que ce n’est pas le mien. Il fait demi-tour.

La dormeuse de la station service est debout, elle n’a  pas l’air pour autant bien réveillé. Elle cherche à faire passer un gros sac blanc de l’autre côté du grillage qui borde la route. Il y a derrière ce grillage d’autres sacs et un tas de choses hétéroclites, sans doute sa réserve.

Au carrefour de la rue Saint Ange un embouteillage s’est créé parce qu’un tempo s’est arrêté pour faire descendre  ses passagers, barrant la  route à un bus et à partir de là chacun essaye de passer le premier et tout se bloque puis la circulation reprend sa fluidité.

A l’angle de la rue Vicomte de Souillac la femme et son  fils sont là comme  d’autres matins assis sur le trottoir. Il semble attendre un autre petite garçon qui arrive en costume d’écolier, alors que le petite garçon près de la femme n’est pas en costume.

Je vois l’albinos de l’autre côté de la voie il regarde du côté où j’arrive avec ce geste qui le caractérise et qui consiste  à mettre la main devant ses  yeux comme pour se protéger du soleil, mais là d’où il est il tourne le dos au soleil. Il tout habillé en marron chemise et pantalon.
Je regarde ce qu’il regarde de mon côté et je vois sur le mur au dessus du petit canal deux femmes qui arrachent des affiches collées. Elles sont sur un bout de muret et dessous coule petit canal dont l’eau est d’une couleur indéfinissable de liquide pollué et laisse s’exhaler une odeur pestilentielle.

Le maître des bassets arros des plante sur le bout de balcon trottoir où les chiens dorment habituellement. Ils sont tous les trois du côté du quai et comme ils ne sont pas contents où qu’ils s’ennuient ils aboient en direction de la  rue Laporte où il n’y a  personne.

Sur le quai juste après la rue Surcouf une femme se frotte les dents avec son doigt sur lequel elle fait couler l’eau d’une bouteille.

La loggy et la bullet crème sont stationnée rue Surcouf.



On petit déjeune.

Puis on va faire des courses.
Jean’s chez le couturier pour l’ourlet on lui dit qu’on repassera demain.

Ensuite Félix pour lui régler les 13 derniers jours. Il est content de nous voir surtout parce qu’on lui dit que la red bullet n’a jamais aussi  bien marché malheureusement c’est 3 semaines sur les 3 mois.
Il est embêté parce qu’il n’a pas su détecter tout de suite ce faux contact dans le cadran de compression. On lui dit qu’on souhaite que l’an prochain elle marche tout de suite normalement. Je crois qu’il a compris mais rien  n’est sûr ici.

On stationne la moto dans l’ancienne prison qui est un peu comme un parking gratuit de centre ville.
On va au marché Goubert pour voir le vendeur d’épices. Chaque fois qu’il nous voit il nous propose ses épices à chaque fois on lui dit non, mais aujourd’hui il est tout content de nous voir. On vient surtout voir les prix des différentes épices. On lui prend du poivre, de la cardamome, de la cannelle, de la muscade, et différents currys.

En sortant on prend des bananes qui n’ont jamais été aussi peu chers. Il doit y en avoir beaucoup et avec la chaleur elle mûrissent vite.

On va dans un petit magasin de souvenirs à côté du restaurant Aristo. On ne trouve rien de vraiment  intéressant.

On récupère la moto dans la cour de prison et on va chez Pazimudhir de la rue Ranga Pillai, acheter des fruits pour faire une salade pour ce soir, parce que ce soir on a des invités.
Je reste près de la moto tandis que Véro achète les fruits.
De là on va chez le Pazamudhir  de la rue Gandhi parce qu’il ne vendent pas  les mêmes choses. Dans le premier il y a des mangues et dans le second il  y a des avocats. On dirait qu’ils ne s’adressent pas à la même clientèle.

On rentre à l'appart pour poser tout ça.

On va déjeuner au spot Surguru parce que la clim est bonne.

En revenant on prend des amuse gueules pour ce soir à Adyar Ananda Bhavan et on passe au Salem pour prendre du biryani.
Ici on est connu et tout le monde nous dit bonjour. On les sent un peu déçus de nous voir seulement prendre des take away et ne pas rester pour déjeuner. De toute façon on va revenir, Véro veut faire d’autres photos de ce restau.

Retour à l’appart, café et repos au frais dans la chambre pour se refroidir.
Bien que la chaleur soit moins humide aujourd’hui elle est quand même  très présente et éprouvante.

On prépare la salade de fruits et la salade de crudités pour ce soir.

En fin d’après midi on fait un tour à la fabrique de papier de l’ashram qui  ne fabrique plus de papier mais qui le fait toujours croire.
En revenant on passe chez Grinde pour voir ce qu’ils ont comme poivre, Véro se rappelle en avoir pris du très bon il y a deux ans.

Retour à l’appart.
On met la clim dans le séjour et la vie redevient viable.

Nos invités arrivent vers 19h et l’on est tellement bien ensemble à discuter et refaire le monde qu’on se sépare à minuit.




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