Pages

jeudi 3 mars 2016

Journée peinture



Hier on a passé une bonne soirée et on s’est couché tard, aussi conséquence ce matin on s’est levé plus tard vers 8h30.

C’est le jour qui me réveille et les crampes aux jambes.

Véro dort.

Je me lève je vais au pain.

Le soleil est déjà haut et il fait déjà chaud.
Un peu d’air dans la rue Mission mais surtout beaucoup de trafic.
Un trafic qui pour quelqu’un de mal réveillé comme moi est presque insupportable.
Je me sens agressé par tous ces klaxons, par cette densité de véhicules qui veulent chacun aller plus vite que l’autre.

Un papa avec un enfant dans les bras attendant sur le trottoir devant la porte du pédiatre.
Nétral Medical la petite pharmacie mitoyenne est ouverte et attend le client qui sort directement de la porte à côté.

Le marchand de lait est là.
Des papas qui transportent leur enfant à l’école s’arrêtent devant la boutique d’Ibrahim Store, je suppose pour acheter quelque chose pour les enfants.
Le conducteur de l’auto-rickshaw de la rue Laporte est aussi de ce côté à l’ombre.

Moi aussi je marche de ce côté, à droite, pour être à l’ombre.

La vie de la Rue Petit Canal est toujours la même, la vieille pouilleuse courbée sur ses sacs sales fouille dedans comme un animal à la recherche d’une merveille.

Après la rue Sainte Thérèse sur l’avancée d’un magasin juste avant l’école du cœur de Marie, une femme et deux petites filles en uniforme de l’école sont assises. La femme semble donner aux filles leur petit déjeuner avant d’attaquer les cours.

Devant l’école deux énormes bus jaunes déversent chacun une file ininterrompue d’écolières et je dois me faufiler entre elles pour avancer. Derrière évidemment c’est l’embouteillage des motos et auto-rickshaw qui viennent eux aussi déposer leur chargement d’élèves devant le portail d’entrée.
Il y a tellement de véhicules que je vois à peine de l’autre côté les quelques mendiantes sur les marches de la cathédrale. Celle qui est au portail du milieu, toujours la même, semble ce matin accablée par la chaleur et le soleil, assise elle protège sa tête avec ses mains.

Le cordonnier a ouvert sa boutique.

Je ne prête pas attention à la marchande de noix de cocos, j’y pense seulement lorsque je vois une femme marcher devant moi de l’autre côté de la rue, et il me semble que c’est elle.
A coté de Mamala Protéine, les travaux sont terminés et vient d’ouvrir un restaurant Ananda Bavan tout neuf.

A Ashok Laundy le travail est avancé comme je suis en retard sur mon horaire. A côté des tables, à même le sol d’énormes tas de linges à repasser.

Sur le trottoir de mon côté une femme dort. Je vois que c’est une femme à cause de son corps menu sous le drap qui la couvre.

Rue Ranga Pillai il y a un autre bus qui appartient peut-être aussi au Sri Aurobindo Autocare Service parce qu’il y a des gens qui semblent prendre leur place dans le bureau.

Devant l’hôtel Kaarthik, une camionnette identifiée Hôtel Kaarthik transporte une chargement d’énormes bidons métalliques comme des bidons de lait.

Sur le quai pas de circulation.

Au Hot Breads trois ou quatre tables sont occupés, à la caisse il y a la caissière sympa et l’autre. La sympa me dit bonjour avec un sourire, l’autre c’est comme si je n’existais pas.
Il y a aussi devant la caisse D l’ami de Pichaya. Je lui demande où est Pichaya parce qu’ils viennent quelque fois prendre leur petit déjeuner ici. Pichaya est chez lui.
On discute et je remarque qu’il fait un effort pour me  parler français et me dire ce qu’il va faire.
Ce matin aussi le Poolish est à 45 Rs.
Je dis au revoir à D et je reviens par le quai.

La dormeuse de la station service est levée. Elle lave des vases ou pots métalliques qui servent à la cuisine.
La circulation est toujours aussi dense.

Un peu d’animation sous la halle sur le canal.
Je ne vois pas l’albinos, trop tard.
Les bassets dorment comme des bienheureux sur leur trottoir clôt.
La Lodgy et la bullet crème rue Surcouf.
Un tas de mortier fait à la pelle sur la rue Capitaine Marius Xavier devant les constructions.

Rue Candappa.

Véro s’est levée, on prend notre petit dèj.

Aujourd’hui c’est le jour de la petite femme de ménage et on n’est pas en avance.
Elle est ponctuelle, à 10h elle sonne et elle entre.
Ce matin elle sa brosse pinceau à la main pour faire les plinthes et les endroits un peu inaccessibles. A notre retour la brosse pinceau sera sur le sol dans la cuisine là où elle a dû terminer son nettoyage de plinthes.

On va chez Pichaya.
Il est seul.
Cette année on l’a souvent trouvé seul, sans guest, alors que Villa Pondichéry et une guesthouse.
Ce qui est sympathique c’est qu’il est toujours heureux de nous voir.
Il fait vite de la place sur la table sur laquelle il a étalé un tas de documents.
Il y en a un qu’il veut que je vérifie c’est un plan pour aller de Villa Pondicherry au village de Veerampattinam. C’est un village dont je vous ai déjà parlé ici qui est sur la rive gauche de l’embouchure de la rivière Chunambar, on y accède par Ariankupam et c’est juste en face de la Paradise Beach.
Pichaya est toujours étonné et content aussi que je connaisse aussi bien les environs de Pondicherry. Je valide son document, qui comme tous ces types de documents est parfait pour les gens qui connaissent, mais en fait ça s’adresse à des gens qui ne connaissent pas et là c’est une autre histoire, car la vie des rues Indiennes vient inévitablement perturber tous les repères que présente une carte.

Je lui dis que j’ai vu D au Hot Breads et il est inquiet de savoir s’il était avec quelqu’un. Je le rassure, je l’ai vu seul.

Son nouveau projet aujourd’hui c’est d’emmener de jeunes indiens en France pour leur faire visiter Paris, Bordeaux, Toulouse, Montpellier.
Un autre projet l’acquisition d’un local rue Labourdonnais pour y déménager l’E’space parce que son voisin du dessous lui fait toujours des tas d’histoires, et faire une boutique d’objets d’art et de reproductions.

On le laisse à ses projets.

On va au marché Goubert et on gare la moto dans la cour de l’ancienne prison. Il vaut mieux la laisser en un lieu destiné au stationnement des motos parce que la fourrière motos est très active et enlève toutes les motos en stationnement illégal.

On va chez le marchand d’épice et chez Aroule.
Chez Aroule on rencontre un ami de Pichaya qui part pour quelques jours visiter le Chetinad. On l’encourage vivement parce que c’est quand même un lieu extraordinaire, relativement désertique et moche, mais recouvert de villages faits de maisons palais et ça c’est extraordinaire.

On va déjeuner au Farm Fresh de la rue Sainte Thérèse qui est un lieu calme, frais, reposant.

Puis on revient à l’appart pour le café et nous reposer au frais.

Véro décide de peindre en attendant ce soir la masseuse. On met la clim en route dans le séjour pour que ce soit viable. Véro peint en écoutant Franc Inter  l’émission de Nagui entre 11h et 12h30 mais entre 15h30 et 17h pour nous. 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Faites nous un petit coucou ici ! N'oubliez pas de mettre votre nom ...