Hier on a passé une bonne soirée
et on s’est couché tard, aussi conséquence ce matin on s’est levé plus tard
vers 8h30.
C’est le jour qui me réveille et
les crampes aux jambes.
Véro dort.
Je me lève je vais au pain.
Le soleil est déjà haut et il
fait déjà chaud.
Un peu d’air dans la rue Mission
mais surtout beaucoup de trafic.
Un trafic qui pour quelqu’un de
mal réveillé comme moi est presque insupportable.
Je me sens agressé par tous ces
klaxons, par cette densité de véhicules qui veulent chacun aller plus vite que
l’autre.
Un papa avec un enfant dans les
bras attendant sur le trottoir devant la porte du pédiatre.
Nétral Medical la petite
pharmacie mitoyenne est ouverte et attend le client qui sort directement de la
porte à côté.
Le marchand de lait est là.
Des papas qui transportent leur
enfant à l’école s’arrêtent devant la boutique d’Ibrahim Store, je suppose pour
acheter quelque chose pour les enfants.
Le conducteur de l’auto-rickshaw
de la rue Laporte est aussi de ce côté à l’ombre.
Moi aussi je marche de ce côté, à
droite, pour être à l’ombre.
La vie de la Rue Petit Canal est
toujours la même, la vieille pouilleuse courbée sur ses sacs sales fouille
dedans comme un animal à la recherche d’une merveille.
Après la rue Sainte Thérèse sur
l’avancée d’un magasin juste avant l’école du cœur de Marie, une femme et deux
petites filles en uniforme de l’école sont assises. La femme semble donner aux
filles leur petit déjeuner avant d’attaquer les cours.
Devant l’école deux énormes bus
jaunes déversent chacun une file ininterrompue d’écolières et je dois me
faufiler entre elles pour avancer. Derrière évidemment c’est l’embouteillage
des motos et auto-rickshaw qui viennent eux aussi déposer leur chargement
d’élèves devant le portail d’entrée.
Il y a tellement de véhicules que
je vois à peine de l’autre côté les quelques mendiantes sur les marches de la
cathédrale. Celle qui est au portail du milieu, toujours la même, semble ce
matin accablée par la chaleur et le soleil, assise elle protège sa tête avec
ses mains.
Le cordonnier a ouvert sa
boutique.
Je ne prête pas attention à la
marchande de noix de cocos, j’y pense seulement lorsque je vois une femme
marcher devant moi de l’autre côté de la rue, et il me semble que c’est elle.
A coté de Mamala Protéine, les
travaux sont terminés et vient d’ouvrir un restaurant Ananda Bavan tout neuf.
A Ashok Laundy le travail est
avancé comme je suis en retard sur mon horaire. A côté des tables, à même le
sol d’énormes tas de linges à repasser.
Sur le trottoir de mon côté une
femme dort. Je vois que c’est une femme à cause de son corps menu sous le drap
qui la couvre.
Rue Ranga Pillai il y a un autre
bus qui appartient peut-être aussi au Sri Aurobindo Autocare Service parce
qu’il y a des gens qui semblent prendre leur place dans le bureau.
Devant l’hôtel Kaarthik, une
camionnette identifiée Hôtel Kaarthik transporte une chargement d’énormes bidons
métalliques comme des bidons de lait.
Sur le quai pas de circulation.
Au Hot Breads trois ou quatre
tables sont occupés, à la caisse il y a la caissière sympa et l’autre. La sympa
me dit bonjour avec un sourire, l’autre c’est comme si je n’existais pas.
Il y a aussi devant la caisse D
l’ami de Pichaya. Je lui demande où est Pichaya parce qu’ils viennent quelque
fois prendre leur petit déjeuner ici. Pichaya est chez lui.
On discute et je remarque qu’il
fait un effort pour me parler français
et me dire ce qu’il va faire.
Ce matin aussi le Poolish est à
45 Rs.
Je dis au revoir à D et je
reviens par le quai.
La dormeuse de la station service
est levée. Elle lave des vases ou pots métalliques qui servent à la cuisine.
La circulation est toujours aussi
dense.
Un peu d’animation sous la halle
sur le canal.
Je ne vois pas l’albinos, trop
tard.
Les bassets dorment comme des
bienheureux sur leur trottoir clôt.
La Lodgy et la bullet crème rue
Surcouf.
Un tas de mortier fait à la pelle
sur la rue Capitaine Marius Xavier devant les constructions.
Rue Candappa.
Véro s’est levée, on prend notre
petit dèj.
Aujourd’hui c’est le jour de la
petite femme de ménage et on n’est pas en avance.
Elle est ponctuelle, à 10h elle
sonne et elle entre.
Ce matin elle sa brosse pinceau à
la main pour faire les plinthes et les endroits un peu inaccessibles. A notre
retour la brosse pinceau sera sur le sol dans la cuisine là où elle a dû
terminer son nettoyage de plinthes.
On va chez Pichaya.
Il est seul.
Cette année on l’a souvent trouvé
seul, sans guest, alors que Villa Pondichéry et une guesthouse.
Ce qui est sympathique c’est
qu’il est toujours heureux de nous voir.
Il fait vite de la place sur la
table sur laquelle il a étalé un tas de documents.
Il y en a un qu’il veut que je
vérifie c’est un plan pour aller de Villa Pondicherry au village de
Veerampattinam. C’est un village dont je vous ai déjà parlé ici qui est sur la
rive gauche de l’embouchure de la rivière Chunambar, on y accède par Ariankupam
et c’est juste en face de la Paradise Beach.
Pichaya est toujours étonné et
content aussi que je connaisse aussi bien les environs de Pondicherry. Je
valide son document, qui comme tous ces types de documents est parfait pour les
gens qui connaissent, mais en fait ça s’adresse à des gens qui ne connaissent
pas et là c’est une autre histoire, car la vie des rues Indiennes vient
inévitablement perturber tous les repères que présente une carte.
Je lui dis que j’ai vu D au Hot
Breads et il est inquiet de savoir s’il était avec quelqu’un. Je le rassure, je
l’ai vu seul.
Son nouveau projet aujourd’hui
c’est d’emmener de jeunes indiens en France pour leur faire visiter Paris,
Bordeaux, Toulouse, Montpellier.
Un autre projet l’acquisition
d’un local rue Labourdonnais pour y déménager l’E’space parce que son voisin du
dessous lui fait toujours des tas d’histoires, et faire une boutique d’objets
d’art et de reproductions.
On le laisse à ses projets.
On va au marché Goubert et on
gare la moto dans la cour de l’ancienne prison. Il vaut mieux la laisser en un
lieu destiné au stationnement des motos parce que la fourrière motos est très
active et enlève toutes les motos en stationnement illégal.
On va chez le marchand d’épice et
chez Aroule.
Chez Aroule on rencontre un ami
de Pichaya qui part pour quelques jours visiter le Chetinad. On l’encourage
vivement parce que c’est quand même un lieu extraordinaire, relativement
désertique et moche, mais recouvert de villages faits de maisons palais et ça
c’est extraordinaire.
On va déjeuner au Farm Fresh de
la rue Sainte Thérèse qui est un lieu calme, frais, reposant.
Puis on revient à l’appart pour
le café et nous reposer au frais.
Véro décide de peindre en attendant
ce soir la masseuse. On met la clim en route dans le séjour pour que ce soit
viable. Véro peint en écoutant Franc Inter
l’émission de Nagui entre 11h et 12h30 mais entre 15h30 et 17h pour
nous.

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