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| Travailleuse du bâtiment |
Dès 5h du matin la messe de Noël
à la cathédrale avec non pas les cloches à toute volée, mais les hauts parleurs
à fond la caisse qui nous permettent d’entendre le prêche de Noël de notre lit
et mieux que si on y était. Ça fait un peu l’effet d’une bagnole qui passe sous
l’oreiller avec la radio à fond la caisse. Terrible.
On se rendort et dès 7h quelqu’un
sonne à l’appartement avec insistance. Je vais voir en dhoti saumon et rose, il
n’y a personne à la porte, je regarde par le balcon dans la rue je ne vois
personne, mais ça sonne toujours et
c’est bien dans notre appartement. Je sors toujours en dhoti et je rencontre
sur notre palier le voisin du dessous qui vient de fumer une clop sur la terrasse.
Lui n’a pas compris ce que c’était que cette musique infernale à 5h du matin,
je lui explique.
Ça sonne toujours.
Un homme devant la grille un sac
noir à la main me montre le sac en disant « chicken » et me montre
aussi la porte d’Antoine. Je regarde, il n’y a pas le scoot d’Antoine, je lui
dis qu’ils ne sont pas là, à mon avis ils sont partis pour la messe de 7h.
L’homme part avec son sac et je remonte pour m’habiller et aller au pain.
Lorsque j’arrive à nouveau au rez-de-chaussée, le voisin du dessous est
devant la grille et fait des photos d’une femme dessinant un kolam. Il
s’émerveille et regrette de ne pas savoir dessiner aussi bien que ça. Il me
parle du concours de kolam du WE dernier sur la promenade Goubert et me dit
qu’il les a tous photographiés et envoyés à ses copains en Bretagne qui en sont
restés scotchés.
Je commence à me dire qu’il ne
doit pas être beaucoup sorti de sa Bretagne.
Il fait toujours aussi chaud le
matin sur la rue Mission. Il doit faire 24, 25 degrés.
Le marchand de lait tient son
trottoir.
Sur la droite après la rue
Laporte la boutique qui vendait encore hier des articles de Noël n’est plus là.
Rue petit canal tout est calme.
A l’angle de la rue Sainte Thérèse, les
enfants sont déjà levés et joue sur le trottoir, tandis que les parents semblent
faire la grasse matinée sous leur couverture de nuit. Le chien joue avec un
papier blanc qu’il déchire avec ses dents.
Je n’ai jamais vu autant de
mendiantes et de mendiants sur les marches qui mènent à la cathédrale.
Deux corps endormis sur le
trottoir devant Church Gate. L’un est complètement découvert, sa couverture à
ses côtés.
La marchande de noix de cocos
n’est pas encore là. Son tas de noix est énorme, elle a prévu beaucoup de
clients pour la journée.
Je remonte la rue Ranga Pillai
jusqu’au quai.
Une femme est assise sur le
trottoir à côté du Hot Breads, elle a l’air de venir de se réveiller.
La jolie caissière me semble de
bonne humeur ce matin et j’ai droit à un » good morning Sir » avec un
sourire.
Quelques tables ont été libérées
pour des clients qui prennent leur petit déjeuner.
Mon pain tranché je m’en retourne
en passant par le quai.
Juste avant la station service de
l’ashram des femmes dorment sur le
trottoir.
La circulation est calme en ce
matin de Noël.
Rue Surcouf une équipe de femmes
dessinent des kolam multicolores de Noël devant chaque seuil de maison et dans dans
toute la rue.
Rue Capitaine François Xavier
deux kolams ont été dessinés devant le portail de la belle maison un sur la rue
et l’autre sur le trottoir et il passe sous le portail jusque dans la cour de
la maison.
Véro et moi on prend notre petit
déjeuner, puis W&D arrive pour prendre le leur. On discute tous ensemble
pendant tout ce temps
Je fais du café.
Pendant que W&D se préparent
on va chez Pichaya à moto pour s’assurer qu’il est là. Il nous dit de venir cet
après midi avec W&D pour prendre le goûter.
Puis lorsque tout le monde est
prêt on part en direction de l’ashram. On s’arrête pour saluer Babou le loueur
de scoot à côté du temple dans la rue Mission.
Puis on traverse le canal pour
arriver rue de la Marine. Il y a énormément de monde devant la maison de Sri
Aurobindo et de la mère.
On laisse nos chaussures, on
traverse la rue et on se met dans la file des gens qui vont défiler jusqu’au
tombeau. Certains s’arrêtent pour prier près de la pierre tombale en marbre blanc
recouverte de fleurs.
Lorsqu’on arrive à la maison la
porte se ferme juste devant nous, exactement comme l’an dernier. Il est 11h45
et la visite n’est possible que jusqu’à midi. L’an dernier il était 17h45 et la
visite se terminait à 18h.
Je trouve curieux cette
coïncidence de cette porte qui se ferme toujours devant nous. Ce n’est
certainement qu’une question d’horaire, mais la reproduction du phénomène
pourrait être troublante pour un esprit en recherche.
Du coup on va au temple de Ganesh
où il y a aussi beaucoup de monde puis
on va voir le bâtiment de l’Institut français.
On déjeune au Park Hôtel qui est
un endroit très calme où l’on mange bien
pour un prix raisonnable si on se contente d’un plat.
On revient par la rue Romain
Rolland pour passer devant le bâtiment de la banque Uko et la chambre de
commerce.
Rue Romain Roland on entre dans
l’hôtel de l’Orient. Le bâtiment en face celui des sœurs de Cluny est fermé
parce que nous ne sommes pas dans les horaires. On reviendra.
On revient vers là canal par la
rue de Bazaar Saint Laurent. Véro se fait héler par des ouvrières du bâtiment
pour être prises en photo.
Rue de Bussy on s’arrête à Grand
Bakery pour prendre un gâteau pour le goûter chez Pichaya.
On prend le café à la maison et
on se repose. Moi, je ne peux rester allongé l’après midi, je me mets à tousser
et je suis obligé de me lever.
A 16h Véro part avec W&D pour
prendre un autorickshaw à la station de MG Road.
Pendant ce temps j’essaye de
démarrer la Bullet qui refuse obstinément, alors que ce matin elle marchait
parfaitement.
Lorsqu’ils arrivent en
auto-rickshaw je n’ai toujours pas démarré. J’y arrive enfin. En roulant la
Bullet a des ratés comme si elle n’avait plus assez d’essence. Je n’ai pas
remis d’essence depuis le WE dernier. Je passe sur la réserve mais rien n’y
fait.
J’arrive chez Pichaya je laisse
Véro et sans arrêter la Bullet je repars immédiatement prendre de l’essence.
A la station service plus moyen
de redémarrer. Des Indiens viennent m’aider, la moto démarre. Je reviens chez
Pichaya je suis obligé de m’arrêter au niveau du Sacré Cœur de Jésus, l’église
rouge de Pondy, un homme est à terre. Je
n’ai rien vu mais je pense qu’il a dû se faire renverser par un véhicule, des
hommes s’occupent de lui, de le relever, de le faire marcher. Il ressemble à un
sadou avec ses vêtement orange.
La moto cale. Je n’arrive pas à
la faire repartir.
Véro m’appelle, je lui explique
la situation.
Je pousse la moto dans MG Road en
direction de Bussy. Un jeune gars s’arrête pour m’aider il réussit à la
démarrer, mais la moto cale aussitôt.
Rien à faire, je continue donc de la pousser et je la gare de l’autre côté de
Bussy Street en face de la station des auto-rickshaw.
J’en prends un. Le conducteur me
demande un tarif raisonnable. Il s’appelle Santos, il parle un peu français et il
me laisse son n° de téléphone, pour que je l’appelle pour revenir de chez Pichaya.
On reste un moment, on visite la
maison.
Pichaya nous invite tous à venir
au mariage de son neveu lundi 28 dans un petit temple aux environs de Jipmer.
Il nous fera passer des invitations.
On repart.
W&D prennent un autorickshaw
pour aller voir pour la montre en réparation rue Nerhu et Véro et moi en
prenons un pour la rue Candappa.
Je vais chercher la moto là où je
l’ai laissée. Dernières tentatives impossible de la démarrer. Je la rentre dans
le hall.
Cette poussette de Bullet m’a
crevé et je vais me reposer un peu, tandis que Véro est à son massage.
Après on se fait un apéro bière
puis on passe à table pour manger une salade de tomates aux œufs, bananes,
raisins.
Pour la montre il faut attendre
jusqu’au lundi 28 et pour le mariage on décide qu’on ira. Sans nouvelle de
Pichaya on ira au plus tard dimanche
matin chez lui chercher les invitations.
Véro appelle Gopi pour qu’il
vienne demain matin prendre les instructions pour récupérer les amis de W&D
à l’aéroport de Chennai le mardi 29.
Voilà c’est après avoir pensé à
tout ça qu’on décide d’aller dormir.

Décidémment une Bullet, même si elle est rouge, restera toujours une Bullet.... J'espère qu'après Noël elle reprendra la forme et qu'elle continuera à vous enchanter de ces "pets, pets, pets....
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