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mardi 22 décembre 2015

L'arrivée d'Internet comme un miracle



La nuit n’a pas été trop mauvaise pour moi et elle a été bonne pour Véro avec le vieux matelas qui n’est pas trampoline.

Dès 6h du matin je ne sais pas ce que fait le voisin du dessous mais la douche coule pendant longtemps. Finalement à 7h je suis complètement réveillé et je me lève pour aller au pain et profiter de la fraîcheur relative.

Véro dort encore lorsque je pars.

Je remarque qu’il n’y a pas le scoot d’Antoine garé devant le portail d’entrée. Par contre il y a plein de cycliste qui paient un tour pour visiter Pondy le matin avant qu’il ne fasse trop chaud.

Comme hier le temps est déjà au beau et le soleil commence juste à passer les premiers immeubles.
 Ibrahim store ouvre son magasin.

Une femme qui marche plus vite que moi me passe laissant derrière elle une odeur de parfum bon marché qui la plupart du temps me fait tousser. Les marchands ont ici aussi réussi à persuader les gens que leur corps ne sentait pas bon.

Rue petit canal un auto-rickshaw est garé sur le bord son conducteur semble vivre là sous une toile blanche avec toute sa famille.

Les marchands ambulants de Noël sont assis sur le trottoir encore sonnés par le sommeil.

Les mendiantes devant la cathédrale, un homme dort sur le pas de porte de Church Gate.

Le tas, de la marchande de noix de cocos, s’est reconstitué mais elle n’est pas encore là.

Mamala a ouvert et les chiens attendent.

Ashok Landry sort son matériel pour repasser.

La tradition est revenue, la merde de buffalo a envahi la rue Ranga Pillai.

Lorsque j’arrive devant le Hot Breads je vois Antoine qui en sort, il a l’air surpris de me voir là alors qu’il sait que j’y viens tous les matins. Lui c’est plus exceptionnel ce doit être à cause de Noël qui approche.

Au Hot Breads la petite caissière a revêtu une autre sari avec un foulard noir sur les épaules et sur les seins. Elle semble moins sur la réserve que ces jours derniers.

Je reviens par le quai.
 Je remarque que je passe tous les jours devant la Gouvernemental Chest Clinic et je me dis que c’est sans doute là que je devrais consulter. J’avais remarqué que des gens avant de passer le portail, toussaient  un bon coup, crachaient  par terre puis entraient.

Une cohorte d’étudiantes infirmières sort de l’école pensionnat où elles logent. Elles sont toutes de blanc vêtues déjà en tenue de travail pour traverser la rue, le canal et aller à l’hôpital public.

On prend notre petit déjeuner.

Puis on prépare la chambre pour W&D qui arrive demain matin entre 9 et 10h.

Comme on n’arrive plus à joindre F&M par téléphone on décide de passer à leur appart. On sonne, pas de réponse. On sonne au premier chez la proprio qui nous dit qu’elle ne sait rien. On continue notre route pour aller voir Pichaya à qui on a promis de passer cette semaine.

Sa rue est de plus en plus chaotique, on ne reconnaît plus Villa Pondichery et aujourd’hui il y a devant une tranchée bétonnée qui va servir à évacuer les eaux de pluie. Il faut passer sur une planche étroite pour franchir la tranchée et entrer dans la maison par la cuisine.

Pichaya est là il nous reçoit comme d’habitude, pas du tout inquiet de la situation qu’il subit et qui aura un coût pour lui car il doit prévoir une fosse pour récupérer ses eaux usées. Ça ce sont les projets officiels, on verra ce qu’il en adviendra par la suite.
On discute avec une guest stéphanoise qui est de passage et qui doit partir pour un rendez vous avec un médecin ayurvédique.

On repasse chez F&M et cette fois ci ils sont là. On monte chez eux et on fait à nouveau des essais de téléphone. Véro n’arrive toujours pas à les joindre et moi je peux ce matin. Eux peuvent nous joindre sans problème. Mystère... On les invite à venir dîner ce soir à l’appartement.

On retourne en face de chez Pichaya acheter du poulet pour ce soir. Véro manque de tomber en ouvrant la porte du magasin parce que l’escalier a une marche qui ne fait plus que la moitié de sa longueur.

Du magasin en attendant notre tour on voit Pichaya qui discute avec les ouvriers qui travaillent sur la route devant chez lui.

On file directement chez l’encadreur récupérer les aquarelles Véro prend un autorickshaw pour le transport.

On va déjeuner à l’Indian Coffee qui est toujours le lieu vraiment indien de Pondy. Les touristes n’y viennent pas et les indiens y sont chez eux. Comme il n’y a plus de table on demande à un couple si on peut manger en face d’eux.  Pas  de problème. Au restaurant les couples Indiens s’asseyent côte à côte et non pas face à face, c’est donc nous qui leur faisons face. On commande les uns et les autres un Byriani  qui est le plat le plus apprécié.

Puis on va au marché Goubert. Véro file chez Aroule tandis que je prends du café. Le half Kg a augmenté il est passé de 180 à 200R.

Je rejoins Véro qui ne trouve rien qui lui convienne chez Aroule. On dirait que ce n’est qu’une collection pour grosses.

On s’arrête au Pazimudhir de MG pour prendre ce qui nous manque pour ce soir, du Ghee, des champignons, des citrons et des fruits secs pour l’apéro.

On se repose seulement quelques instants après le café, en fait on n’est pas très fatigué.
On prépare la salade de fruits.

Puis on va chez Vodafone pour savoir ce qu’il faut avoir pour faire une demande de carte SIM. Il faut seulement une photo et une copie du passeport.

On fait les boutiques mais beaucoup sont encore fermées parce qu’il n’est pas encore 16h. De toute façon rien de convient réellement à Véro et on revient à l’appart. Antoine nous accueille et nous dit qu’une personne d’Airtel est passé pour installer internet et qu’elle reviendra dès que possible.

Je m’attaque au blog tandis que Véro s’attaque au champignon et au poulet. Je m’endors sur le clavier. Je vais me reposer je m’endors et soudain j’entends Véro parler avec quelqu’un c’est Airtel qui est là et qui installe réellement internet.

17h30 nous sommes connectés, ça aura pris une semaine mais ça va mieux de savoir que l’on peut communiquer avec tout le monde.

On en profite comme des enfants qui viendraient de découvrir internet.


Puis nos  amis F&M arrivent pour dîner l’on passe une excellente soirée à refaire le monde.

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