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mardi 15 décembre 2015

Le voyage. Arrivée Chennai - Pondichéry.

Le garçon de l'hôtel



Débarquement, passage de l’immigration, de la douane, change 120€ ce qui me fait environ 7350 RS, avec un change à 66.
Dans les locaux de l’aéroport il y a une atmosphère d’humidité et une forte odeur de moisissure, cela est dû aux inondations récentes.
Nos téléphones indiens se sont mis en route normalement dès que nous avons  mis la carte SIM Vodafone.

Dehors, 26 degrés, on pousse nos chariots chargés, le taxi nous attend bien, mais il n’y a pas assez de place pour nous quatre surtout avec nos bagages. Il fait donc deux voyages jusqu’à l’hôtel. Véro et moi on attend assis sur le bord du trottoir avec nos bagages.
Trajet jusqu’à l’hôtel. La route défoncée, les casses vitesse gigantesques, des vaches assoupies le long de la route, des feux près des corps allongés de gens qui dorment là, les phares qui viennent éclairer des scènes fugaces et qui soudain aveuglent. La vie s’est ralentie au rythme de la nuit.
A l’hôtel il faut remplir les formulaires et payer.
La chambre est bien, rien à voir avec les hôtels précédents et le personnel est vraiment accueillants. On pourrait se croire dans un hôtel correct en France si ce n’est ce qui fait le charme des ces lieux, une forte odeur de naphtaline, on fait la chasse aux boules qu’on noie dans les toilettes,  un lavabo qui ne s’écoule pas, mais la douche est agréable et chaude.
 Véro qui a obtenu le code Wifi met un message pour dire que l’on est bien arrivée. Extinction des feux, la clim ronronne et l’on s’endort. Il est 3h du mat.

Réveil à 8h grâce au réveil du téléphone portable.
On se fait un petit Nescafé, il y a dans la chambre une bouilloire électrique avec des bouteilles d’eau minérale et deux petits sachets de café soluble. On ne sait pas ce qui nous attend au petit dèj prévu par l’hôtel.
Je nettoie précautionneusement les tasses en plastique blanc imitation porcelaine. Il reste quelques traces du Nescafé précédent.

On descend pour prendre le petit dèj et c’est bien ce que l’on pensait, c’est un petit dèj indien. On trouve quand même dans les gamelles des choses qui peuvent se manger le matin pour un occidental et même quelque chose qui ressemble à de la semoule sucrée.
On nous sert un verre d’eau puis d’une manière inattendue une omelette qui arrive après le sucré, mais il ne faut pas se formaliser et prendre ce qui arrive quand et comme ça arrive. Lorsqu’on a fini on nous demande si maintenant on veut prendre un thé ou un café. Va pour un thé. Un peu civilisé le thé, il nous est servi non sucré, le sucre est sur la table à discrétion.

F&M arrivent pour le petit dèj. On discute un peu. Véro et moi on fait un tour dans la rue pour prendre le pouls du lieu, et commencer à retrouver les sensations de l’Inde. Énormément de véhicules passent sur la rue, le bruit, les klaxonnes et la  chaleur déjà présente. L’hôtel est dans le même quartier que les hôtels des années précédentes.
Puis on va se préparer. Véro peut encore se connecter et elle en profite.

La taxi arrive.

Lorsqu’on veut sortir les valises on s’aperçoit qu’entre le moment où l’on est sortie dans la rue et maintenant, il a dû s’écouler un quart d’heure il n’y a plus d’accès à l’hôtel toutes les dalles extérieures ont été enlevées et des ouvriers s’apprêtent à mettre des pavés auto bloquants à la place. On ne peut plus sortir les valises.



Il y a toujours une solution en Inde et l’on passe par un autre bout de la terrasse mais il faut passer à travers des plantes.
On arrive à mettre à l’intérieur les plus grosses valises et à arrimer sur le toit les autres,  et en route.

La circulation est toujours un immense capharnaüm et il faut être patient pour sortir de Chennai. À cause des inondations qui ont dégradé les routes,  écroulé des ponts sur l’ECR, on passe par l’autoroute de Trichy et à Tindivanam on prend la direction de Pondy. Toujours du fait des inondations les autoroutes sont gratuites. Les préposés au paiement sont dans leur cabine et nous font signe bonjour et l’on passe.

On s’arrête boire un thé et vers 13h on est rue Candappa. On décharge nos valises et le taxi repart avec F&M qui ont un appartement vers le Sacré Cœur.

Antoine et sa femme nous accueillent comme toujours avec beaucoup de gentillesse. Je trouve Antoine en meilleur forme que l’an dernier.  Ils nous ont préparé le repas. Je monte les valises. On déjeune et on s’attaque à notre installation. Ce qui est terminé vers 16h. L’appartement est opérationnel comme si on ne l’avait jamais quitté.  Dès qu’on s’est réinstallés ici ou à Aucamville on a toujours l’impression de n’avoir jamais quitté le lieu où l’on est.

Pas d’internet à cause des inondations, il faut attendre.

On part à pied faire nos courses. Il commence à faire nuit et c’est l’heure où l’activité reprend, on marche dans la circulation bruyante et aveuglante. Il faut quand même se refaire à cette vie vibrionnante pour ne pas dire infernale.
Ici le change est à 73 roupies pour un euro ce qui est plus confortable qu’à l’aéroport.
On va à pied chez Félix pour voir si la moto est prête. Elle l’est, mais je dis à Félix que je préfère venir la prendre demain matin. Je ne me sens pas de reprendre la conduite dans cette circulation nocturne.

On continue à pieds vers le magasin Vijay Ganapathi et on prend tout ce qu’il nous faut pour démarrer notre vie à Pondy et surtout pour le petit déjeuner de demain matin.

On revient avec un auto-rickshaw  qui nous prend 60 alors que le prix n’est que de 40 mais on n’a pas encore retrouvé l’usage de l’Inde, pour lui montrer mon scepticisme sur ce prix je dodeline de la tête, mais ici ça veut dire d’accord et je me fais  fait avoir comme un  touriste. Véro se marre de mon geste idiot

A l’arrivée on a la surprise de voir que la moto est là. Félix pour nous faire plaisir nous l’a apportée dès ce soir.

On dîne d’une soupe de noodles et on va dormir.


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