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| Le garçon de l'hôtel |
Débarquement, passage de
l’immigration, de la douane, change 120€ ce qui me fait environ 7350 RS, avec
un change à 66.
Dans les locaux de l’aéroport il
y a une atmosphère d’humidité et une forte odeur de moisissure, cela est dû aux
inondations récentes.
Nos téléphones indiens se sont
mis en route normalement dès que nous avons mis la carte SIM Vodafone.
Dehors, 26 degrés, on pousse nos
chariots chargés, le taxi nous attend bien, mais il n’y a pas assez de place
pour nous quatre surtout avec nos bagages. Il fait donc deux voyages jusqu’à
l’hôtel. Véro et moi on attend assis sur le bord du trottoir avec nos bagages.
Trajet jusqu’à l’hôtel. La route
défoncée, les casses vitesse gigantesques, des vaches assoupies le long de la route,
des feux près des corps allongés de gens qui dorment là, les phares qui
viennent éclairer des scènes fugaces et qui soudain aveuglent. La vie s’est ralentie
au rythme de la nuit.
A l’hôtel il faut remplir les
formulaires et payer.
La chambre est bien, rien à voir
avec les hôtels précédents et le personnel est vraiment accueillants. On
pourrait se croire dans un hôtel correct en France si ce n’est ce qui fait le
charme des ces lieux, une forte odeur de naphtaline, on fait la chasse aux
boules qu’on noie dans les toilettes, un
lavabo qui ne s’écoule pas, mais la douche est agréable et chaude.
Véro qui a obtenu le code Wifi met un message
pour dire que l’on est bien arrivée. Extinction des feux, la clim ronronne et
l’on s’endort. Il est 3h du mat.
Réveil à 8h grâce au réveil du
téléphone portable.
On se fait un petit Nescafé, il y
a dans la chambre une bouilloire électrique avec des bouteilles d’eau minérale et
deux petits sachets de café soluble. On ne sait pas ce qui nous attend au petit
dèj prévu par l’hôtel.
Je nettoie précautionneusement
les tasses en plastique blanc imitation porcelaine. Il reste quelques traces du
Nescafé précédent.
On descend pour prendre le petit
dèj et c’est bien ce que l’on pensait, c’est un petit dèj indien. On trouve quand
même dans les gamelles des choses qui peuvent se manger le matin pour un
occidental et même quelque chose qui ressemble à de la semoule sucrée.
On nous sert un verre d’eau puis
d’une manière inattendue une omelette qui arrive après le sucré, mais il ne
faut pas se formaliser et prendre ce qui arrive quand et comme ça arrive.
Lorsqu’on a fini on nous demande si maintenant on veut prendre un thé ou un
café. Va pour un thé. Un peu civilisé le thé, il nous est servi non sucré, le
sucre est sur la table à discrétion.
F&M arrivent pour le petit
dèj. On discute un peu. Véro et moi on fait un tour dans la rue pour prendre le
pouls du lieu, et commencer à retrouver les sensations de l’Inde. Énormément de
véhicules passent sur la rue, le bruit, les klaxonnes et la chaleur déjà présente. L’hôtel est dans le
même quartier que les hôtels des années précédentes.
Puis on va se préparer. Véro peut
encore se connecter et elle en profite.
La taxi arrive.
Lorsqu’on veut sortir les valises
on s’aperçoit qu’entre le moment où l’on est sortie dans la rue et maintenant,
il a dû s’écouler un quart d’heure il n’y a plus d’accès à l’hôtel toutes les
dalles extérieures ont été enlevées et des ouvriers s’apprêtent à mettre des
pavés auto bloquants à la place. On ne peut plus sortir les valises.
Il y a toujours une solution en
Inde et l’on passe par un autre bout de la terrasse mais il faut passer à
travers des plantes.
On arrive à mettre à l’intérieur
les plus grosses valises et à arrimer sur le toit les autres, et en route.
La circulation est toujours un
immense capharnaüm et il faut être patient pour sortir de Chennai. À cause des
inondations qui ont dégradé les routes, écroulé
des ponts sur l’ECR, on passe par l’autoroute de Trichy et à Tindivanam on
prend la direction de Pondy. Toujours du fait des inondations les autoroutes
sont gratuites. Les préposés au paiement sont dans leur cabine et nous font
signe bonjour et l’on passe.
On s’arrête boire un thé et vers
13h on est rue Candappa. On décharge nos valises et le taxi repart avec F&M
qui ont un appartement vers le Sacré Cœur.
Antoine et sa femme nous
accueillent comme toujours avec beaucoup de gentillesse. Je trouve Antoine en
meilleur forme que l’an dernier. Ils
nous ont préparé le repas. Je monte les valises. On déjeune et on s’attaque à
notre installation. Ce qui est terminé vers 16h. L’appartement est opérationnel
comme si on ne l’avait jamais quitté.
Dès qu’on s’est réinstallés ici ou à Aucamville on a toujours l’impression
de n’avoir jamais quitté le lieu où l’on est.
Pas d’internet à cause des
inondations, il faut attendre.
On part à pied faire nos courses.
Il commence à faire nuit et c’est l’heure où l’activité reprend, on marche dans
la circulation bruyante et aveuglante. Il faut quand même se refaire à cette
vie vibrionnante pour ne pas dire infernale.
Ici le change est à 73 roupies
pour un euro ce qui est plus confortable qu’à l’aéroport.
On va à pied chez Félix pour voir
si la moto est prête. Elle l’est, mais je dis à Félix que je préfère venir la
prendre demain matin. Je ne me sens pas de reprendre la conduite dans cette
circulation nocturne.
On continue à pieds vers le
magasin Vijay Ganapathi et on prend tout ce qu’il nous faut pour démarrer notre
vie à Pondy et surtout pour le petit déjeuner de demain matin.
On revient avec un auto-rickshaw qui nous prend 60 alors que le prix n’est que
de 40 mais on n’a pas encore retrouvé l’usage de l’Inde, pour lui montrer mon
scepticisme sur ce prix je dodeline de la tête, mais ici ça veut dire d’accord
et je me fais fait avoir comme un touriste. Véro se marre de mon geste idiot
A l’arrivée on a la surprise de
voir que la moto est là. Félix pour nous faire plaisir nous l’a apportée dès ce
soir.
On dîne d’une soupe de noodles et
on va dormir.


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