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| angle Bharatti |
Malgré la fatigue la nuit ne se
passe pas très bien. 4h00 douche d’Antoine, comme j’ai perdu l’habitude et à
moitié réveillé, j’ai l’impression qu’il prend sa douche dans la chambre, alors
qu’il est deux étages plus bas.
5h00 les cloches de la
cathédrale.
5h30 le muezzin.
Je fini par me rendormir jusqu’à 8h.
Véronique dort encore, je vais au
pain.
Le soleil est déjà haut et
chauffe la rue.
Rue Mission que je revois comme
si je l’avais laissée hier.
Parents et enfants attendent dans
la rue devant la porte du pédiatre qui n’a pas encore commencé ses consultations.
Il y a un nouveau magasin, c’est
un coiffeur qui s’est installé.
Le marchand de lait est là sur
son trottoir avec un bonnet de skieur sur la tête et je me dis qu’il ne doit
pas faire si chaud que ça. Peut-être que la température de la nuit est
descendu à 22°.
La circulation n’est pas encore
très dense, mais déjà les klaxonnes inutiles à cette heure m’informent de la
présence des véhicules.
Beaucoup de motos avec dessus des
papas et des enfants qu’ils conduisent à l’école, fille ou garçon. Les plus
jeunes sont placés sur le réservoir et les plus grands à l’arrière à la place
du passager.
Devant le collège de filles de l’Immaculé
Cœur de Marie les jeunes filles rangent leur vélo de l’autre côté de la rue, il
y en a même une avec une mobylette TVS.
Une fille en burka entre dans le
collège et je me demande s’il elle l’enlève lorsqu’elle est à l’intérieur pour
être dans la tenue bleue et blanche obligatoire.
Peu de mendiantes et de mendiants
devant la cathédrale, la saison n’a pas commencé, il y en aura certainement
beaucoup plus la semaine prochaine avec le début des vacances de Noël.
Par contre la petite marchande de
lait n’est pas sur les marches, il est peut-être trop tard et elle est déjà
partie.
La marchande de noix de coco est
assise à côté de son tas de noix à l’angle de la rue Nidarajapayer. Il me
semble qu’elle a un peu maigri du visage, à moins que ce ne soit pas la même
personne.
Le repasseur d’Ashok Landry s’est
mis au travail. Le camion de world banana livre sa cargaison aux petits
marchands des rues avec leur charrettes des quatre saisons rassemblées autour
du Nilgiris.
La rue Ranga Pillai est propre et
c’est l’impression que m’a fait Pondy, comme nettoyée par l’eau des inondations
récentes.
Le magasin de fruits et légumes
est ouvert. Je trouve qu’il y a beaucoup de voiture stationnées dans la rue. Un
bus a chargé quelques clients devant l’agence d’autocars de l’ashram.
Je tourne sur le quai. Bon Bake
est en train d’ouvrir. Le reste des magasins est encore fermé. Il y a quelques
clients au Cool Cat.
J’entre au Hot Bread et choisis mon
pain. A la caisse c’est la jolie caissière maigrichonne que j’ai vu débuter
l’année dernière. Elle est occupée au téléphone, mais donne quand même mon pain
à trancher. Puis sans un sourire comme indifférente au monde elle me fait
régler.
Dans la salle il n’y a qu’un
client Indien.
Je reviens par le quai d’Ambour.
Je passe devant la station
service où une queue importante de motos et de scoots attendent pour faire
vérifier la pression de leurs pneus.
L’arrêt de bus.
En face de la halle qui recouvre
le canal devant l’hôpital et qui sert de mini bidonville, je vois une nouvelle
installation d’un débit de café. Cette installation avait démarré l’an dernier
puis avait été démolie pendant une nuit et aujourd’hui le petit commerce
fonctionne.
Rue Surcouf, rue Capitaine Marius
Xavier, un énorme immeuble de béton est en construction juste à côté de la
belle maison et un autre en face.
Rue Candappa.
On petit déjeune.
On décide d’apporter chez
l’encadreur les aquarelles dont le dos a moisi pour qu’il fasse le nécessaire.
Il y en a cinq. Véro les emballe dans un plastique. On les descend et je vais
chercher à moto un autorickshaw sur MG Road.
J’explique au conducteur : rue Candappa puis rue Barathi tout près du
marché Goubert. On démarre à 80 roupies. J’en propose 50 et on se met d’accord
sur 60 bien que je lui dise que le prix est vraisemblablement 40. Le conducteur
me suit, devant la maison, il récupère Véro et les aquarelles et pendant qu’ils
filent chez l’encadreur je vais à la station service rue de Bussy où le
personnel est beaucoup plus aimable que celui de l’ashram sur le quai d’Ambour
et surtout plus honnête. Ce sont souvent des femmes qui me servent et il n’y a
pas d’ambiguïté sur la quantité d’essence à délivrer.
Je note que la moto a 65610 km au
compteur, mais pas dans la réalité puisqu’elle est entrée dans sa quarantième
année.
Je rejoins Véro chez l’encadreur,
il va faire le travail pour samedi soir. Il nous explique qu’il ouvre un
deuxième magasin en face du New bus stand. Il garde celui-ci bien qu’il y ait
subi les inondations de début décembre.
Véro va en face voir le
confectionneur et vendeur de matelas, c’est lui qui a fait le matelas pour le
petit lit de Ryan. Véro lui prend, ce que M appelle un matelas couette compte
tenu de l’épaisseur et des surpiqûres. On lui règle mais on reviendra les
chercher plus tard parce qu’on a des courses à faire.
On passe chez Félix pour lui donner
une photocopie de mon passeport et le régler mais rien n’est prêt évidemment et
il faut que l’on revienne ce soir tout récupérer. Ceux qui suivent le blog se rendent
bien compte à quoi on passe notre temps lorsqu’on fait tout soi même dans ce
pays.
Il y a sur la porte du garage de
Félix une affiche qui présente un club de Royal Enfield, je lui demande ce que
c’est. C’est un club qu’il a créé et justement nous dit-il, ce WE ils vont à la
pointe Calimère et on peut se joindre à eux, ils partent pour deux jours. Moi
sur le coup je ne comprends pas très bien où ils vont et je confonds avec
Pichavaram. On lui dit qu’on va réfléchir. Par la suite Véro me dit que je n’ai
pas compris en effet où ils veulent aller c’est à deux cent Km aller le samedi
et deux cent km retour le dimanche. On arrive juste, il va falloir tenir le
coup pour un trajet pareil.
On va faire nos courses à Pothys.
Le garage à moto au sous sol a été
rétréci pour mettre une boutique d’informatique.
On monte au quatrième par les Escalators.
Tout est clean comme si le magasin avait été repeint.
On achète tout ce qu’il faut pour
avoir un fond afin de démarrer notre séjour à Pondy.
On revient poser le tout à
l’appart et l’on va déjeuner à pieds au Surguru. Tout le long de Mission Street
les boutiques provisoires de Noël se sont installées pour vendre des santons et
des crèches.
On déjeune avec F&M qui sont
aussi venus ici. On revient tous les quatre à l’appart pour boire le café. Je
crois qu’ils trouvent notre appartement bien car tout est installé comme si on
vivait ici à l’année. Eux louent pour la première fois un appartement qui est
décoré à l’indienne, rien aux murs et un minimum de meubles.
Après leur départ on va à pieds
rue Barathi récupérer notre matelas duvet, on dit à l’encadreur en passant
devant sa boutique qu’on ne viendra pas chercher les aquarelles samedi comme
prévu mais lundi.
Le matelas sous le bras on
revient par MG Road pour essayer de trouver des tongs d’appartements pour moi
parce que les miennes n’ont pas résisté à notre arrivée.
Mais sur ce côté de MG pas de
marchands de chaussures.
On pose le matelas à l’appart et
on va avec la moto chez Bata à l’angle de Nehru Street et de Mission. Le
magasin est transformé remis au goût du jour et maintenant manifestement ça ne
les intéresse plus de vendre des tongs.
On va chez un musulman sur MG
Road et là je trouve une super belle paire de tongs « Ortho+Care »
On retourne chez Félix. On
rencontre là un Indien qui parle français et qui fait partie de l’organisation
du trip du WE
Il nous explique le circuit, départ 5h30, un café, petit dèj à Chidambaran, visite du fort de Tranquebar, déjeuner à Karaikal vers 14h et poursuite de la route jusqu’au phare de la pointe Calimère. Là il y aura deux chambres pour les femmes de l’expédition deux en principe Véro incluse, les hommes dorment sur le sable à la belle étoile. Putain à mon âge je me demande si c’est encore bien raisonnable. Mais comme c’est le genre de question qu’il ne faut pas se poser tant qu’on peut faire, j’oublie.
Il nous explique le circuit, départ 5h30, un café, petit dèj à Chidambaran, visite du fort de Tranquebar, déjeuner à Karaikal vers 14h et poursuite de la route jusqu’au phare de la pointe Calimère. Là il y aura deux chambres pour les femmes de l’expédition deux en principe Véro incluse, les hommes dorment sur le sable à la belle étoile. Putain à mon âge je me demande si c’est encore bien raisonnable. Mais comme c’est le genre de question qu’il ne faut pas se poser tant qu’on peut faire, j’oublie.
Dimanche matinée libre et vers
midi retour.
Véro a très envie de retourner
dans ce lieu sauvage où l’on est passé en nous rendant à Rameswaram. C’est une
réserve d’oiseaux et aussi un lieu de marais salants. C’est tout bon pour les
photos.
On dit qu’on sera de la partie.
On n’aura pas beaucoup récupéré
du voyage et j’envisage une nuit blanche dans le sable. Le retour risque d’être
pénible d’autant que la fin du trajet se fera vraisemblablement de nuit.
On verra.
On rentre à l’appart pour dîner
d’une soupe chinoise indienne. Mais nos amis L&A nous invite à venir dîner
chez eux pour que nous revoir et par la même occasion nous connecter à
Internet. Ils sont aussi chez Airtel et ça fonctionne.
On passe une bonne soirée en
mangeant des momos et Véro peut se connecter.
Ce sont des gens exceptionnels pour
leur gentillesse et leur sincérité et pour leur envie de vivre une vie sincère
et juste pour eux et pour les autres. On se sent bien dans ce monde là.
Retour à l’appart et dodo.

Super récit que je vais essayer de suivre ...
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