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mercredi 16 décembre 2015

Journée d'installation à Pondy

angle Bharatti

Malgré la fatigue la nuit ne se passe pas très bien. 4h00 douche d’Antoine, comme j’ai perdu l’habitude et à moitié réveillé, j’ai l’impression qu’il prend sa douche dans la chambre, alors qu’il est deux étages plus bas.
5h00 les cloches de la cathédrale.
5h30 le muezzin.

Je fini par me rendormir jusqu’à 8h.

Véronique dort encore, je vais au pain.
Le soleil est déjà haut et chauffe la rue.

Rue Mission que je revois comme si je l’avais laissée hier.
Parents et enfants attendent dans la rue devant la porte du pédiatre qui n’a pas encore commencé ses consultations.
Il y a un nouveau magasin, c’est un coiffeur qui s’est installé.
Le marchand de lait est là sur son trottoir avec un bonnet de skieur sur la tête et je me dis qu’il ne doit pas faire si chaud que ça. Peut-être que la température de la nuit est descendu à 22°.

La circulation n’est pas encore très dense, mais déjà les klaxonnes inutiles à cette heure m’informent de la présence des véhicules.
Beaucoup de motos avec dessus des papas et des enfants qu’ils conduisent à l’école, fille ou garçon. Les plus jeunes sont placés sur le réservoir et les plus grands à l’arrière à la place du passager.

Devant le collège de filles de l’Immaculé Cœur de Marie les jeunes filles rangent leur vélo de l’autre côté de la rue, il y en a même une avec une mobylette TVS.
Une fille en burka entre dans le collège et je me demande s’il elle l’enlève lorsqu’elle est à l’intérieur pour être dans la tenue bleue et blanche obligatoire.

Peu de mendiantes et de mendiants devant la cathédrale, la saison n’a pas commencé, il y en aura certainement beaucoup plus la semaine prochaine avec le début des vacances de Noël.
Par contre la petite marchande de lait n’est pas sur les marches, il est peut-être trop tard et elle est déjà partie.

La marchande de noix de coco est assise à côté de son tas de noix à l’angle de la rue Nidarajapayer. Il me semble qu’elle a un peu maigri du visage, à moins que ce ne soit pas la même personne.

Le repasseur d’Ashok Landry s’est mis au travail. Le camion de world banana livre sa cargaison aux petits marchands des rues avec leur charrettes des quatre saisons rassemblées autour du Nilgiris.

La rue Ranga Pillai est propre et c’est l’impression que m’a fait Pondy, comme nettoyée par l’eau des inondations récentes.

Le magasin de fruits et légumes est ouvert. Je trouve qu’il y a beaucoup de voiture stationnées dans la rue. Un bus a chargé quelques clients devant l’agence d’autocars de l’ashram.

Je tourne sur le quai. Bon Bake est en train d’ouvrir. Le reste des magasins est encore fermé. Il y a quelques clients au Cool Cat.
J’entre au Hot Bread et choisis mon pain. A la caisse c’est la jolie caissière maigrichonne que j’ai vu débuter l’année dernière. Elle est occupée au téléphone, mais donne quand même mon pain à trancher. Puis sans un sourire comme indifférente au monde elle me fait régler.

Dans la salle il n’y a qu’un client Indien.

Je reviens par le quai d’Ambour.
Je passe devant la station service où une queue importante de motos et de scoots attendent pour faire vérifier la pression de leurs pneus.
L’arrêt de bus.

En face de la halle qui recouvre le canal devant l’hôpital et qui sert de mini bidonville, je vois une nouvelle installation d’un débit de café. Cette installation avait démarré l’an dernier puis avait été démolie pendant une nuit et aujourd’hui le petit commerce fonctionne.

Rue Surcouf, rue Capitaine Marius Xavier, un énorme immeuble de béton est en construction juste à côté de la belle maison et un autre en face.
Rue Candappa.

On petit déjeune.

On décide d’apporter chez l’encadreur les aquarelles dont le dos a moisi pour qu’il fasse le nécessaire. Il y en a cinq. Véro les emballe dans un plastique. On les descend et je vais chercher à moto un autorickshaw sur MG Road.
J’explique au conducteur :  rue Candappa puis rue Barathi tout près du marché Goubert. On démarre à 80 roupies. J’en propose 50 et on se met d’accord sur 60 bien que je lui dise que le prix est vraisemblablement 40. Le conducteur me suit, devant la maison, il récupère Véro et les aquarelles et pendant qu’ils filent chez l’encadreur je vais à la station service rue de Bussy où le personnel est beaucoup plus aimable que celui de l’ashram sur le quai d’Ambour et surtout plus honnête. Ce sont souvent des femmes qui me servent et il n’y a pas d’ambiguïté sur la quantité d’essence à délivrer.
Je note que la moto a 65610 km au compteur, mais pas dans la réalité puisqu’elle est entrée dans sa quarantième année.
Je rejoins Véro chez l’encadreur, il va faire le travail pour samedi soir. Il nous explique qu’il ouvre un deuxième magasin en face du New bus stand. Il garde celui-ci bien qu’il y ait subi les inondations de début décembre.

Véro va en face voir le confectionneur et vendeur de matelas, c’est lui qui a fait le matelas pour le petit lit de Ryan. Véro lui prend, ce que M appelle un matelas couette compte tenu de l’épaisseur et des surpiqûres. On lui règle mais on reviendra les chercher plus tard parce qu’on a des courses à faire.

On passe chez Félix pour lui donner une photocopie de mon passeport et le régler mais rien n’est prêt évidemment et il faut que l’on revienne ce soir tout récupérer. Ceux qui suivent le blog se rendent bien compte à quoi on passe notre temps lorsqu’on fait tout soi même dans ce pays.
Il y a sur la porte du garage de Félix une affiche qui présente un club de Royal Enfield, je lui demande ce que c’est. C’est un club qu’il a créé et justement nous dit-il, ce WE ils vont à la pointe Calimère et on peut se joindre à eux, ils partent pour deux jours. Moi sur le coup je ne comprends pas très bien où ils vont et je confonds avec Pichavaram. On lui dit qu’on va réfléchir. Par la suite Véro me dit que je n’ai pas compris en effet où ils veulent aller c’est à deux cent Km aller le samedi et deux cent km retour le dimanche. On arrive juste, il va falloir tenir le coup pour un trajet pareil.

On va faire nos courses à Pothys. Le garage à moto au sous  sol a été rétréci pour mettre une boutique d’informatique.

On monte au quatrième par les Escalators. Tout est clean comme si le magasin avait été repeint.
On achète tout ce qu’il faut pour avoir un fond afin de démarrer notre séjour à Pondy.

On revient poser le tout à l’appart et l’on va déjeuner à pieds au Surguru. Tout le long de Mission Street les boutiques provisoires de Noël se sont installées pour vendre des santons et des crèches.

On déjeune avec F&M qui sont aussi venus ici. On revient tous les quatre à l’appart pour boire le café. Je crois qu’ils trouvent notre appartement bien car tout est installé comme si on vivait ici à l’année. Eux louent pour la première fois un appartement qui est décoré à l’indienne, rien aux murs et un minimum de meubles.

Après leur départ on va à pieds rue Barathi récupérer notre matelas duvet, on dit à l’encadreur en passant devant sa boutique qu’on ne viendra pas chercher les aquarelles samedi comme prévu mais lundi.
Le matelas sous le bras on revient par MG Road pour essayer de trouver des tongs d’appartements pour moi parce que les miennes n’ont pas résisté à notre arrivée.
Mais sur ce côté de MG pas de marchands de chaussures.

On pose le matelas à l’appart et on va avec la moto chez Bata à l’angle de Nehru Street et de Mission. Le magasin est transformé remis au goût du jour et maintenant manifestement ça ne les intéresse plus de vendre des tongs.

On va chez un musulman sur MG Road et là je trouve une super belle paire de tongs « Ortho+Care »

On retourne chez Félix. On rencontre là un Indien qui parle français et qui fait partie de l’organisation du trip du WE
Il nous explique le circuit, départ 5h30, un café, petit dèj à Chidambaran, visite du fort de Tranquebar, déjeuner à Karaikal vers 14h et poursuite de la route jusqu’au phare de la pointe Calimère. Là il y aura deux chambres pour les femmes de l’expédition deux en principe Véro incluse, les hommes dorment sur le sable à la belle étoile. Putain à mon âge je me demande si c’est encore bien raisonnable. Mais comme c’est le genre de question qu’il ne faut pas se poser tant qu’on peut faire, j’oublie.
Dimanche matinée libre et vers midi retour.

Véro a très envie de retourner dans ce lieu sauvage où l’on est passé en nous rendant à Rameswaram. C’est une réserve d’oiseaux et aussi un lieu de marais salants. C’est tout bon pour les photos.

On dit qu’on sera de la partie.
On n’aura pas beaucoup récupéré du voyage et j’envisage une nuit blanche dans le sable. Le retour risque d’être pénible d’autant que la fin du trajet se fera vraisemblablement de nuit.

On verra.

On rentre à l’appart pour dîner d’une soupe chinoise indienne. Mais nos amis L&A nous invite à venir dîner chez eux pour que nous revoir et par la même occasion nous connecter à Internet. Ils sont aussi chez Airtel et ça fonctionne.

On passe une bonne soirée en mangeant des momos et Véro peut se connecter.
Ce sont des gens exceptionnels pour leur gentillesse et leur sincérité et pour leur envie de vivre une vie sincère et juste pour eux et pour les autres. On se sent bien dans ce monde là.

Retour à l’appart et dodo.



1 commentaire:

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