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dimanche 20 décembre 2015

Matinée à Chidambaran et soirée plomber

Un petit air de l'Inde en face

Lever 7h.
Sur la terrasse capharnaüm en face de notre chambre un indien en caleçon se brosse les dents.
Un petit coup de France24 pour voir si les infos ont changé.
7h30 on descend à l’heure prévue prendre le petite déj qu’on a commandé hier soir, des sandwichs.
Comme ils voient que c’est sérieux et qu’on est venu, ils filent acheter le pain de mie. Pour nous faire patienter fan et téloche à fond. On est obligé de réduire nous-mêmes la vitesse du fan et de baisser le son de la télé, parce que tout le staff s’est mis en train pour la préparation de nos sandwichs. Un homme de la sécurité ne fait que passer dans un sens de la cuisine vers la réception. On suppose qu’après il doit passer par l’extérieur et revenir dans la cuisine pour repasser à nouveau. Comme la préparation dure, peut-être qu’il vient voir notre humeur nos bras posés sur la table en marbre collant.

Enfin les sandwichs arrivent. A l’école le cuistot n’a pas suivi la leçon sur les intervalles ce qui fait qu’on a 4 tranches de pain couplées pour 3 intervalles de tomates, concombre, carottes et mystérieuse matière grasse qui essaye d’imiter le beurre.

Les cafés trop sucrés, on a oublié de préciser » No suggar » et le lait froid arrive rapidement.

Libérés du petit dèj on peut partir. On règle notre facture sans surprise.

La moto perd un peu d’huile sous la boîte de vitesse, je vais retourner voir Félix, ça fera passer un moment. ( Je les entends : « mais qu’est ce que vous faites là bas ? »)

On remonte vers Pondy. La même route que pour l’aller avec arrêt à Chidambaran. Hier pendant que nous cherchions notre route Véro a repéré un établissement  qui lui a semblé « correct » pour l’Inde. Je retrouve facilement la mauvaise route et on arrive aussi facilement au restaurant qui fait aussi hôtel. « Southern Spice » tel est son nom de restaurant et « Vandayar Hôtel » pour l’hôtel où l’inverse.
Des gardiens nous gardent la moto et ses sacoches pleines de nos affaires.

Belle salle de restaurant on ne prend pour l’instant qu’un café et on leur dit qu’on reviendra pour le lunch, Véro a envie d’aller au temple prendre quelques photos.

Il est près de 11h, on pénètre dans l’enceinte. Mendiants et mendiantes sont présents mais restent dans leur rôle de mendiants du temple.

Comme c’est l’heure de la Puja (Word me propose Pujadas, c’est vrai que le 20h c’est un peu la Puja du dieu Média) on entre par la porte opposée là où il n’y a que des Indiens. Sur seuil on entend l’hystérie des prières et des réponds, on l’a suffisamment vu l’hystérie de la foi, on reste à l’extérieur. On fait le tour puis on revient à notre restaurant en passant par les petites rues qui bordent le temple. Là on n’est plus dans l’usine à touristes mais simplement en Inde. Petites maisons de bois, petits ateliers, petites boutiques et des gens qui ne s’occupent pas de nous.

On prend notre premier Byriani. Il est bon pas trop piquant. Au début la cuisine indienne est toujours assez bonne mais on s’en dégoûte à une vitesse étonnante, toujours les mêmes plats, toujours les mêmes goûts, toujours les mêmes quantités d’épices qui dénaturent tout ce qui est cuit avec.

On reprend la route pour Cuddalore, on reste sur la grande route, on ne prend pas la petite route de la côte par Porto Novo. On est trop fatigués. Ça avance bien et à 14h30 on est à l’hôtel Devi pour manger un Kulfi.

Dernier trajet on arrive à Pondy à 15h.

On déballe tout, on range tout, et on se repose.

Véro se met aux photos puis à la salade de fruits, moi je continue le blog, puis je vais en bas tirer de l’eau pour la cuisine. Je rencontre Antoine et on discute lui de ses problèmes avec les locataires du premier et moi je lui raconte rapidement notre aventure du WE

On continue à bosser en espérant qu’un jour internet viendra. Véro a appris que quelqu’un est venu samedi pour constater qu’il y avait un problème, mais semble-t-il plus avec Chennai ce qui voudrait peut-être dire que la ligne est activée même si la connexion n’arrive pas jusqu’ici. Ce n’est peut-être plus qu’un problème de fil.

Véro a préparé le repas et on s’apprête à passer à table lorsque débarque la proprio avec la petite bonne et le « plomber » (prononcer plombier et tout va bien). Ils viennent pour le débit de l’eau qui n’est pas terrible cette année. Pour les robinets de salle de bain pour ceux qui se lavent au seau et à l’écope, c’est simplement un problème de calcaire. Le plomber nettoie les filtres. Ça marche mieux. Pour la douche c’est comme ça, débit vermicelle chinois, pourtant j’ai déjà débouché à l’épingle tous les trous du pommeau.
Ensuite l’évier qui perd. Je sors une lampe pour le plomber.
Pendant ce temps les vermicelles de la soupe chinoise baignent dans l’eau chaude et se ramollissent.

Ensuite le robinet du petit cabinet de toilette dans la chambre d’amis. Le plomber procède à un dégrippage graissage à l’huile de noix de coco. Pas efficace du tout, c’est remis à plus tard. Tomorrow vraisemblablement.
Ensuite toujours les robinets dans la deuxième salle de bain même problème de tartre.

Lors des deux dernières opérations on mange notre soupe aux vermicelles mous, mais on attend leur départ pour profiter de la salade de fruits.

Le plomber est un sorte de gentil géant avec des cheveux noirs qui bouclent. La petite bonne la trentaine paraît-il est une sorte de puce avec le gabarit d’une petite fille de 10 ans et je pense même que Félicie est plus grande qu’elle. Ses yeux sont pétillants de vie, elle est heureuse d’être là, certainement dans ce monde vue son gabarit et heureuse d’être ici parmi les étranges géants que nous sommes, avec notre couleur de peau et nos habitudes de vie.

La révision Plomber est terminée. Ils partent et l’on mange enfin notre salade de fruits calmement en la dégustant entre nous.

Véro reprend son boulot sur les 350 photos qu’elle a prise pendant le WE et j’espère que vous les verrez avant notre retour, enfin celles qu’elle aura décidé de montrer, il y a beaucoup de déchet.

Moi je suis content, je suis à jour pour le blog. Cette nuit je n’aurai qu’à relire les trois dernières journées, car en plus de mes fautes et de mes inattentions, Word se permet de glisser des pièges lors de la frappe par exemple je ne comprends pas pourquoi mais il écrit automatiquement « tout » de la façon suivante «tôut ». En fonction du mot il en écrit un autre qui ressemble. C’est bien l’intelligence artificielle, mais ça peut être con aussi.

Voilà on va arrêter pour aller bouquiner allongé.

Il est 22h.

A 23 h extinction des feux. Je m’endors et immédiatement les voisins du dessous mettent en route leur machine à laver. Ils m’ont déjà fait le coup depuis notre arrivée. En fait le bruit ne dure pas très longtemps. Je me dis que c’est peut-être le plomber qui a essayé de déboucher la tuyauterie de leur douche à l’aide d’une pompe.
Peu importe je suis réveillé et c’est cuit pour me rendormir.
Je me lève pour relire les trois dernières journées ce que je n’ai pas encore eu le temps faire.


Maintenant on est le 21 décembre et j’espère pouvoir dormir.

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