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| Un petit air de l'Inde en face |
Lever 7h.
Sur la terrasse capharnaüm en
face de notre chambre un indien en caleçon se brosse les dents.
Un petit coup de France24 pour voir
si les infos ont changé.
7h30 on descend à l’heure prévue
prendre le petite déj qu’on a commandé hier soir, des sandwichs.
Comme ils voient que c’est
sérieux et qu’on est venu, ils filent acheter le pain de mie. Pour nous faire
patienter fan et téloche à fond. On est obligé de réduire nous-mêmes la vitesse
du fan et de baisser le son de la télé, parce que tout le staff s’est mis en
train pour la préparation de nos sandwichs. Un homme de la sécurité ne fait que
passer dans un sens de la cuisine vers la réception. On suppose qu’après il
doit passer par l’extérieur et revenir dans la cuisine pour repasser à nouveau.
Comme la préparation dure, peut-être qu’il vient voir notre humeur nos bras
posés sur la table en marbre collant.
Enfin les sandwichs arrivent. A
l’école le cuistot n’a pas suivi la leçon sur les intervalles ce qui fait qu’on
a 4 tranches de pain couplées pour 3 intervalles de tomates, concombre,
carottes et mystérieuse matière grasse qui essaye d’imiter le beurre.
Les cafés trop sucrés, on a
oublié de préciser » No suggar » et le lait froid arrive rapidement.
Libérés du petit dèj on peut
partir. On règle notre facture sans surprise.
La moto perd un peu d’huile sous
la boîte de vitesse, je vais retourner voir Félix, ça fera passer un moment. (
Je les entends : « mais qu’est ce que vous faites là bas ? »)
On remonte vers Pondy. La même
route que pour l’aller avec arrêt à Chidambaran. Hier pendant que nous cherchions
notre route Véro a repéré un établissement qui lui a semblé « correct » pour
l’Inde. Je retrouve facilement la mauvaise route et on arrive aussi facilement
au restaurant qui fait aussi hôtel. « Southern Spice » tel est son
nom de restaurant et « Vandayar Hôtel » pour l’hôtel où l’inverse.
Des gardiens nous gardent la moto
et ses sacoches pleines de nos affaires.
Belle salle de restaurant on ne
prend pour l’instant qu’un café et on leur dit qu’on reviendra pour le lunch,
Véro a envie d’aller au temple prendre quelques photos.
Il est près de 11h, on pénètre
dans l’enceinte. Mendiants et mendiantes sont présents mais restent dans leur
rôle de mendiants du temple.
Comme c’est l’heure de la Puja
(Word me propose Pujadas, c’est vrai que le 20h c’est un peu la Puja du dieu
Média) on entre par la porte opposée là où il n’y a que des Indiens. Sur seuil
on entend l’hystérie des prières et des réponds, on l’a suffisamment vu
l’hystérie de la foi, on reste à l’extérieur. On fait le tour puis on revient à
notre restaurant en passant par les petites rues qui bordent le temple. Là on
n’est plus dans l’usine à touristes mais simplement en Inde. Petites maisons de
bois, petits ateliers, petites boutiques et des gens qui ne s’occupent pas de
nous.
On prend notre premier Byriani.
Il est bon pas trop piquant. Au début la cuisine indienne est toujours assez
bonne mais on s’en dégoûte à une vitesse étonnante, toujours les mêmes plats,
toujours les mêmes goûts, toujours les mêmes quantités d’épices qui dénaturent
tout ce qui est cuit avec.
On reprend la route pour
Cuddalore, on reste sur la grande route, on ne prend pas la petite route de la côte
par Porto Novo. On est trop fatigués. Ça avance bien et à 14h30 on est à
l’hôtel Devi pour manger un Kulfi.
Dernier trajet on arrive à Pondy
à 15h.
On déballe tout, on range tout,
et on se repose.
Véro se met aux photos puis à la
salade de fruits, moi je continue le blog, puis je vais en bas tirer de l’eau pour
la cuisine. Je rencontre Antoine et on discute lui de ses problèmes avec les
locataires du premier et moi je lui raconte rapidement notre aventure du WE
On continue à bosser en espérant
qu’un jour internet viendra. Véro a appris que quelqu’un est venu samedi pour
constater qu’il y avait un problème, mais semble-t-il plus avec Chennai ce qui
voudrait peut-être dire que la ligne est activée même si la connexion n’arrive
pas jusqu’ici. Ce n’est peut-être plus qu’un problème de fil.
Véro a préparé le repas et on
s’apprête à passer à table lorsque débarque la proprio avec la petite bonne et
le « plomber » (prononcer plombier et tout va bien). Ils viennent
pour le débit de l’eau qui n’est pas terrible cette année. Pour les robinets de
salle de bain pour ceux qui se lavent au seau et à l’écope, c’est simplement un
problème de calcaire. Le plomber nettoie les filtres. Ça marche mieux. Pour la
douche c’est comme ça, débit vermicelle chinois, pourtant j’ai déjà débouché à
l’épingle tous les trous du pommeau.
Ensuite l’évier qui perd. Je sors
une lampe pour le plomber.
Pendant ce temps les vermicelles
de la soupe chinoise baignent dans l’eau chaude et se ramollissent.
Ensuite le robinet du petit
cabinet de toilette dans la chambre d’amis. Le plomber procède à un dégrippage
graissage à l’huile de noix de coco. Pas efficace du tout, c’est remis à plus
tard. Tomorrow vraisemblablement.
Ensuite toujours les robinets
dans la deuxième salle de bain même problème de tartre.
Lors des deux dernières opérations
on mange notre soupe aux vermicelles mous, mais on attend leur départ pour
profiter de la salade de fruits.
Le plomber est un sorte de gentil
géant avec des cheveux noirs qui bouclent. La petite bonne la trentaine
paraît-il est une sorte de puce avec le gabarit d’une petite fille de 10 ans et
je pense même que Félicie est plus grande qu’elle. Ses yeux sont pétillants de
vie, elle est heureuse d’être là, certainement dans ce monde vue son gabarit et
heureuse d’être ici parmi les étranges géants que nous sommes, avec notre
couleur de peau et nos habitudes de vie.
La révision Plomber est terminée.
Ils partent et l’on mange enfin notre salade de fruits calmement en la
dégustant entre nous.
Véro reprend son boulot sur les
350 photos qu’elle a prise pendant le WE et j’espère que vous les verrez avant
notre retour, enfin celles qu’elle aura décidé de montrer, il y a beaucoup de
déchet.
Moi je suis content, je suis à
jour pour le blog. Cette nuit je n’aurai qu’à relire les trois dernières
journées, car en plus de mes fautes et de mes inattentions, Word se permet de
glisser des pièges lors de la frappe par exemple je ne comprends pas pourquoi
mais il écrit automatiquement « tout » de la façon suivante «tôut ».
En fonction du mot il en écrit un autre qui ressemble. C’est bien
l’intelligence artificielle, mais ça peut être con aussi.
Voilà on va arrêter pour aller
bouquiner allongé.
Il est 22h.
A 23 h extinction des feux. Je
m’endors et immédiatement les voisins du dessous mettent en route leur machine
à laver. Ils m’ont déjà fait le coup depuis notre arrivée. En fait le bruit ne
dure pas très longtemps. Je me dis que c’est peut-être le plomber qui a essayé
de déboucher la tuyauterie de leur douche à l’aide d’une pompe.
Peu importe je suis réveillé et
c’est cuit pour me rendormir.
Je me lève pour relire les trois
dernières journées ce que je n’ai pas encore eu le temps faire.
Maintenant on est le 21 décembre
et j’espère pouvoir dormir.

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