Le réveil à 6h30 parce que le
taxi doit venir nous prendre à 7h30.
Pas de perte de temps, petit dèj
et préparation pour être dans la tenue qui convient pour ce genre de cérémonie.
Robes pour les filles, chemise blanche et Kurta pour les garçons.
Le taxi arrive, on le fait
attendre un peu et à 7h40 on démarre pour le temple. La voiture est une vieille
Tata blanche qui a fait son temps mais qui roule encore.
A cette heure et en cette période
de vacances scolaires la circulation est relativement fluide.
Le confort du véhicule n’est pas
au top, à l’arrière Véro a l’impression qu’il y a une roue qui se dévisse, moi
devant j’ai une sensation de mal de mer à force de subir les redémarrages en
quatrième.
Jipmer, puis le péage de l’autoroute
et ce n’est pas la sortie tout de suite à droite comme je le pensais mais la
seconde quelques kilomètres plus loin.
A peine sortie de l’autoroute et
franchi les deux fois dix dos d’âne qui
sont collés l’un à l’autre pour nous signaler qu’on n’est plus sur l’autoroute,
on arrive au temple d’Irumbai.
Aucune voiture sur l’espace
devant le temple, seulement une ou deux motos. On s’étonne, on s’inquiète en se
demandant si nous sommes bien au bon endroit.
Je m’avance vers l’enceinte, je
laisse mes chaussures sur le seuil. Il y a là un homme qui téléphone qui semble
complètement affolé et qui me dit : « il n’y a personne, il n’y a
personne ». Il me confirme que c’est bien ici qu’il doit y avoir le
mariage entre 9h et 10h30.
On laisse nos chaussures et on
pénètre tous dans l’enceinte du temple.
Un auto rickshaw arrive l’homme
nous dit que c’est son accessoiriste qui apporte les fournitures nécessaires à
la célébration du mariage. Lui essaye toujours de joindre quelqu’un avec son
téléphone.
Enfin un mini bus arrive plein de
gens qui semblent eux aussi venir au mariage. Une femme me demande si on sait
où est Pichaya parce qu’on n’arrive pas à le joindre.
En attendant on fait tous le tour
du temple dont l’intérieur de l’enceinte est décoré de magnifiques peintures et
de bas reliefs. Ce temple est célèbre bien qu’éloigné de tout parce qu’il est
lieu de conservation des restes d’un saint.
Une voiture avec deux rubans sur
le capot arrive. Ce sont les mariés, mais on ne les reconnaît pas parce qu’on
ne les connaît pas, on est invité par l’oncle et la tante du marié, et parce
qu’ils sont vêtus normalement lui en bermuda et en T-shirt. Ça fait partie de
la cérémonie, ils vont être cachés pour que personne ne les voit pendant la
préparation du mariage.
Le temple est bordé sur son côté
Est d’un magnifique bassin, d’autant plus beau que les pluies l’ont bien rempli.
Les musiciens se sont installés
dans la cour, deux tambour et deux longues trompettes. Ils sont assis sur le
sol pour jouer.
Le photographe officiel est en
place et officie déjà en prenant quelques invités.
Petit à petit tout s’organise et
tout s’installe, l’homme du début est en fait le grand prêtre qui va officier
pour le mariage. Il n’appartient pas au temple, je pense qu’il a dû être
demandé par la famille. Il étale devant les sièges réservés aux mariés tout son
nécessaire à mariage. Des pots colorés, de petites lampes en terre dans
lesquels des mèches sont allumés, des noix de cocos, des bananes, des fleurs de
jasmin, les pétales de roses, de petits récipients en terre qui contiennent
toute sorte de graines, des pelotons de ficelles, et le lien qui va unir les
mariés et que le marié passera autour du coup de la marié. J’en oublie
certainement. Toutes ces fournitures et ustensiles délimitent un rectangle que
ne pourront franchir les invités, quoique !
Dans la grande cour du temple un
dais a été tendu entre des échafaudages pour apporter un peu d’ombre lors de la
cérémonie. Aujourd’hui le temps est légèrement couvert et le soleil n’est pas
trop violent.
Par une petite porte on
franchit le mur d’enceinte pour arriver
derrière le temple où il y une sorte de hangar ouvert sous lequel ont été
dressés rapidement des tables des chaises et une cuisine ambulante pour offrir
un petit déjeuner indien composé notamment d’idly et de Poory, et toujours de
sauces aux couleurs étonnantes, le tout posé sur une feuille de banane
évidemment. La famille du marié est installée là en toute simplicité et malgré
leurs saris magnifiques et multicolores les femmes de Londres, Paris ou Pondy
mangent avec leur main avec une dextérité à laquelle je ne pense pas parvenir
un jour. Comme je n’ai pas pris nos couverts Nature et Découverte, on mange
nous aussi avec les mains surtout ce qui n’est pas trop compliqué à prendre
avec les doigts.
A la fin pour clore ce petit
déjeuner café au lait sucré dans une petite tasse en carton.
A la sortie un baquet d’eau avec
des petites tasses en carton permettent de se rincer la main droite sans
tremper ses mains dans le bac.
La cérémonie a commencé, pendant
que les membres de la famille prenait
encore leur petit déjeuner, de tout façon c’est tellement long disent les
connaisseurs…
Les mariés enguirlandés sont
noyés sous des colliers de fleurs qui recouvrent tout le haut de leur corps.
Le prêtre dans un anglais
approximatif dit aux mariés qui vivent à Londres tous les gestes qu’il faut
faire, toutes les attitudes qu’il faut adopter, tout en débitant des prières
certainement comprises que de lui même. Par moment, il fait des signes au musiciens et la musique
prend un rythme différent du rythme lancinant qui accompagne la cérémonie.
Pendant ce temps les invités et
les parents discutent et échangent des nouvelles ou font des commentaires sur
l’action qui se déroule.
Avec une heure de retard l’oncle
du marié arrive. L’heure n’a pas d’importance le principal c’est qu’il soit là,
personne ne s’en formalise.
En signe de respect les mariés
mettent du santal sur les pieds de leurs parents.Le père du marié donne un
billet, geste symbolique, au prêtre qui le range parmi son matériel.
Beaucoup prennent des photos ou
filment avec leur téléphone portable. La guest de Pichaya est là, il y a
toujours chez lui confusion entre client et ami, c’est ce qui le rend
sympathique, où il n'y a pas de confusions ses guests sont forcément ses amis.
Pichaya a décidé qu’il serait le
peintre officiel de la cérémonie et il jette sur du papier les couleurs et les
formes qu’il ressent sur le moment. Ça ne ressemble à rien mais c’est tout lui.
Je trouve extraordinaire cette qualité qu’il a d’exprimer sans retenu ce qu’il
veut exprimer sur le moment.
La cérémonie se déroule toujours,
le marié passe le lien autour du coup de sa femme et tout le monde jette du riz
pour leur porter bonheur. Le couple tourne autour des accessoires du prêtre
guidé par le petit frère qui est aujourd’hui son petit cousin.
Des offrandes ont été apportées
des pommes, des bananes, des ananas, ce qui agrandit le périmètre des
accessoires.
Puis les mariés s’éloignent et
vont dans une petite chapelle ou les prêtres du temple prennent le relai. Cette
cérémonie n’est pas très longue, c’est certainement pour une offrande au dieu
du temple Siva en l’occurence.
Les mariés reviennent à leur
point de départ. La cérémonie est terminée et déjà des employés commence à
démonter les dais, il est 10h40 l’horaire a été respecté.
Dès le début j’ai pressenti que
ce prêtre syndicalistes respecterait les horaires pas question de faire dès
heure supplémentaires, et aussi pas question de ne pas se tenir dans le cadre
horaire prévu par l’astrologue.
Le taxi nous ramène rue Candappa
où l’on se pose un peu.
Puis on va déjeuner Villa Sahnty
pour leur faire connaître un bon restaurant indien.
On revient prendre le café à
l’appart et se reposer.
Vers 16h on reprend la rue
Mission, puis Nerhu street pour récupérer la montre qui à l’air de marcher.
Ensuite on va chez Jaya Emporium pour acheter du galon. C’est un très vieux
magasin où l’on trouve tout ce dont on peut avoir besoin et qu’on ne trouve pas
ailleurs.
On achète un calendrier 2016 avec
les fêtes notées dessus.
On revient par MG Road avec une
halte au Pazhimudir prendre des tomates.
Vers 19h30 on va à l’Ananda Inn
pour la dernière partie du mariage. C’est un très bel hôtel et l’on va au salon
Versailles qui est réservé pour la soirée.
Tout le monde a changé de tenue.
Comme d’habitude l’accueil de la famille Manet est à la fois respectueux et
familier. On se sent tout de suite bien et accueilli.
L’arrivée des mariés est annoncé par un maître de cérémonie pour que
chacun puisse les applaudir. Ils vont s’installer sur les trônes qui les
attendent. Après une courte cérémonie, et quelques photos, ils reprennent place
parmi les invités.
On passe au repas, un buffet
organisé avec différents plats bien notés pour que chacun puisse faire un choix
en toute connaissance.
On mange avec la famille L&A.
Dessert indien.
Les gens commencent à partir et
l’on s’en va aussi car la clim est féroce, elle est prévue pour des gens qui
restent en veste toute la soirée.
A la sortie nous attendent les
cadeaux habituels.
On se couche volontiers car la
journée à été rude.
Les photos du mariage sont ici
Les photos du mariage sont ici

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