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| Une des petites filles du bord de mer |
Ce matin
on se réveille ensemble
vers 7h.
Je vais
au pain.
Dans la
rue Candappa il y un tracteur benne avec son équipe
de femmes qui nettoient la rue avec leurs balais.
A
l'angle de la rue Mission, il y a une voiture garée,
il n’y
a plus l'Innova qui est là tous
les matins et encore un peu plus loin une Maruti Suzuki. Il y a de plus en plus
de voitures en stationnement dans les rues.
Je me
demande comment cela va devenir.
En fait
le Suzuki n'est pas vraiment garé,
son moteur tourne, et je vois une femme qui termine sa prière devant le petit autel grillagé à l'angle de la rue Montorsier.
Elle revient vers la voiture dans laquelle elle monte.
Le
marchand de lait est là avec
deux autres hommes.
Ibrahim
store est ouvert.
Je
croise une petite femme en sari qui doit revenir de la cathédrale.
Rue
Petit Canal j'ai toujours la même
difficulté à voir ce qui
s'y passe à cause du
soleil. Je vois un homme assis sur le bord du canal sur la rive droite.
Sur la
route et sur le trottoir, des bouses en bon état.
Je me dis que les buffalos exagèrent
de faire ça sur le
trottoir, je ne l'avais pas encore vu jusqu'à
présent et pourtant
j'en ai recensé des bouses
depuis trois mois, mais je dois dire, moins que l'an dernier.
De ce
fait au début du séjour j'étais un peu déçu,
car le côté caca ça
plait toujours, je ne sais pas pourquoi.
Rue
Sainte Thérèse, la petite famille n'est plus
là sur le trottoir. En
regardant vers le rickshaw qui est un peu plus loin dans la rue je les vois
tous qui sont autour et rangent dedans leurs affaires de la nuit. Un des
enfants portent verticalement un tapis en paille qui le dépasse.
Devant
la cathédrale où il n'y a plus aucune activité, il y a deux mendiants d'un côté
et six mendiantes de l'autre. La pile de cagettes de la petite marchande
de lait, qui est de l'autre côté de la rue en train de discuter
avec un conducteur d'auto-rickshaw. Elle porte un sari blanc avec des motifs
noirs que je ne distingue pas bien.
Un homme
se réveille sur les marche
de TP Travel.
Des
chiens aboient violemment en face de Mamala Prothéine,
j'en vois un tout seul qui est au milieu d'une quantité étonnante d'os assez gros et qui les ronge. Je ne
comprend pas pourquoi il est tout seul et pourquoi les autres se trouvent à l'écart en rouspétant.
Ce matin
c'est un camion "Farm Fresh Banana" qui livre les bananes aux
vendeurs ambulants qui ont chargé les
bananes sur leur charrettes avec des roues de vélo.
Les cagettes vidées de leur
bananes sont rechargées en
piles dans le camion.
Rue
Ranga Pillai, le soleil qui me paraît
moins brûlant ce matin
qu'hier, des bouses égrenées tout le long de la rue
certaines toujours entières
d'autres aplaties par des pneus de voitures.
Un homme
penché est en train
d'ouvrir le volet métallique
du bureau de Sri Aurobindo Autocares Services. En face de l'autre côté
de la rue, un bus en attente et caché
par le bus à l'arrière, des gens qui me semblent être des clients potentiels.
Une
bouse marque le croisement. Elle est dans sa belle forme naturelle de gâteau au chocolat.
Je
trouve qu'il n'y a pas beaucoup d'animation au Cool Cat, c'est un jour calme.
Au Hot
Bread il n'y a ce matin que deux couples en train de déjeuner, des occidentaux pour l'un et un couple mixte pour l'autre.
Je
prends mon pain et je vais à la
caisse où il y a la belle
et jeune caissière. Ce
matin elle seconde le caissier à la
charlotte, mais ce matin il n'a pas sa
charlotte, peut-être qu'il
veut lui montrer qu'il peut encore séduire,
avec la charlotte c'était
foutu d'avance.
Il la
secoue quand même un peu
parce qu'elle me laisse poireauter devant la banque au lieu de prendre mon pain
pour le trancher ou le faire trancher.
Ce matin
elle porte une tunique couleur brique avec des motifs ton sur ton, un pantalon
noire et une écharpe posée sur ses épaules et pendant dans son dos,
et bien sûr toujours ses
horribles lunettes rectangulaires qui lui rétrécissent le regard.
Elle
donne mon pain à trancher
et reprend son rôle
d'encaisseuse des sommes que l'homme à
la charlotte sans charlotte frappe sur la caisse enregistreuse, pour moi
c'est toujours 40Rs, je lui donne 4 billets de 10 et elle me donne le ticket
correspondant à ma dépense.
Pendant
ce temps l'homme qui a tranché mon
pain après l'avoir mis dans un sachet transparent, met le tout
dans un sac blanc opaque et me le tend.
Ce n'est
pas tous les jours que j'ai droit au deuxième
sachet. L'an dernier dans le cadre de la campagne « suppression
des sacs plastiques », je n'y avais plus droit. Cette année il doit y avoir ceux qui ont
connu la campagne et les nouveaux et les nouveaux me donnent le sac interdit.
C'est important pour nous mais pas trop car ensuite on les recycle en sac
poubelle pour les salles de bain.
Je
reviens par la quai. La première
chose que je vois c'est que la belle bouse a été écrasé par le milieu et cette partie brille maintenant au
soleil. Il suffit de voir ça
pour en sentir l'odeur.
La
dormeuse avant la station service n'est plus là mais il y a toujours son chien attaché par une chaîne.
Le
clochard jésus dort sur le
côté de l'arrêt
de bus, il me paraît être aussi décati si ce n'est plus qu'au plus
mauvais jours du séjour.
Je n'y
peux rien, mais ça ne me
laisse pas indifférent.
Il n'y a
personne à l'arrêt de bus, un bus passe sans
s'arrêter déversant
au passage une musique bollywoodienne.
Deux
tempos ont vidé leur chargement de passagers qui se dirigent de
l'autre côté du canal vers l'hôpital. Maintenant que je sais
qu'on ne peut pas être
hospitalisé seul, je
comprends mieux ce va et vient de gens.
A
l'angle de la rue Vicomte de Souillac la partie détruite
en réparation, semble
terminé.
A
l'angle de la rue Surcouf deux écolières indiennes en uniforme bleu
et blanc sont concentrées
sur leur téléphone mobile.
Rue
Capitaine Maurice Xavier comme souvent le matin, trois hommes sont en
discussion.
Rue
Candappa, les nettoyeuses sont parties, mais je vois au loin presque au
croisement avec la rue El Almaiam Koil un énorme
camion jaune qui occupe toute la rue.
On petit
déjeune.
Véro a la confirmation sur
Internet que Massi Magam c'est bien le 4. On décide
qu'on ira en fin d'après
midi au village de pêcheurs
pour voir s'il y a de l'animation, en principe les chars portant les dieux
arrivent le soir, depuis 150km à la
ronde.
En
attendant on a mieux à faire
pour ce matin.
On
commence a faire le tour des magasins pour répondre
aux demandes.
On
commence par Vijay Gannapathi qui est dans la rue Eswaran Koil, pour voir ce
qu'ils ont comme épices et
notamment du poivre.
On y
trouve pas mal de choses.
On
repart par la rue Barathi récupérer
les boucles qu'on a portées
à réparer hier.
L'homme un peu âgé nous fait un prix tout à fait honnête pour ce travail. Comme il a
de la route il nous montre bien que l'on ne soit pas intéressés
des chaînes de
pieds, puis des chaînes de
pieds qui font du bruit, puis des chaînes
de pieds qui sont beaucoup plus fines. Véro
commence par demander les prix pour comparer avec un prix qu'on connaît. C'est le même mais les chaînes semblent un peu plus lourdes.
C'est
non.
Alors il
sort des boucles d'oreilles juste pour voir, toujours en argent, des créoles, puis des boucles trois pièces deux boucles et un pendentif.
Véro demande le prix et
craque, parce qu'il a été honnête et que le prix est intéressant.
C'est un
très bon vendeur parce
qu'il n'avait aucune chance au départ
et finalement il a réussi à nous vendre quelque chose. On
lui demande sa carte pour pouvoir revenir pas cette année, mais l'année
prochaine peut-être, ou
pour des amis qui souhaiteraient des bijoux en argent.
De la on
va chez Pothys pour faire encore des courses de choses à ramener.
Puis
retour à l'appart pour tout
déposer.
On a le
temps de regarder le journal de 7h de télé-matin.
On va déjeuner à un nouveau restau qui s'appelle "l'été
Indien" et qui est tenu par des Indiens du Nord.
Pour les
filles je signale que le serveur est beau comme un dieu, bien que pas très souriant, peut faire mieux de
ce côté là.
Le
byriani est très bon avec
un riz un peu sec comme dans un rizzoto. Les prix sont normaux sauf pour la
bouteille d'eau 40Rs. On reviendra certainement ne serait-ce que pour la
couleur du mur.
Retour à l'appart, repos et café.
On fait
un saut vers le village des pêcheurs
pour voir s'il y a bien préparation
pour Massi Magam. C'est le cas.
On décide donc que demain matin on
va mettre le réveil à
sonner à 6h et qu'on
va venir.
Au
retour on s'arrêt à Grand Bakery pour prendre des
brioches pour le petit dèj
de demain.
Ce soir
salade composé à la Véro, raisin, bananes.

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