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mardi 3 mars 2015

Z'étaient chouettes les petites filles du bord de mer

Une des petites filles du bord de mer




Ce matin on se réveille ensemble vers 7h.

Je vais au pain.

Dans la rue Candappa il y un tracteur benne avec son équipe de femmes qui nettoient la rue avec leurs balais.

A l'angle de la rue Mission, il y a une voiture garée, il n’y a plus l'Innova qui est là tous les matins et encore un peu plus loin une Maruti Suzuki. Il y a de plus en plus de voitures en stationnement dans les rues.
Je me demande comment cela va devenir.

En fait le Suzuki n'est pas vraiment garé, son moteur tourne, et je vois une femme qui termine sa prière devant le petit autel grillagé à l'angle de la rue Montorsier. Elle revient vers la voiture dans laquelle elle monte.

Le marchand de lait est là avec deux autres hommes.
Ibrahim store est ouvert.

Je croise une petite femme en sari qui doit revenir de la cathédrale.

Rue Petit Canal j'ai toujours la même difficulté à voir ce qui s'y passe à cause du soleil. Je vois un homme assis sur le bord du canal sur la rive droite.

Sur la route et sur le trottoir, des bouses en bon état. Je me dis que les buffalos exagèrent de faire ça sur le trottoir, je ne l'avais pas encore vu jusqu'à présent et pourtant j'en ai recensé des bouses depuis trois mois, mais je dois dire, moins que l'an dernier.
De ce fait au début du séjour j'étais un peu déçu, car le côté caca  ça plait toujours, je ne sais pas pourquoi.

Rue Sainte Thérèse, la petite famille n'est plus là sur le trottoir. En regardant vers le rickshaw qui est un peu plus loin dans la rue je les vois tous qui sont autour et rangent dedans leurs affaires de la nuit. Un des enfants portent verticalement un tapis en paille qui le dépasse.

Devant la cathédrale où il n'y a plus aucune activité, il y a deux mendiants d'un côté et six mendiantes de l'autre. La pile de cagettes de la petite marchande de lait, qui est de l'autre côté de la rue en train de discuter avec un conducteur d'auto-rickshaw. Elle porte un sari blanc avec des motifs noirs que je ne distingue pas bien.

Un homme se réveille sur les marche de TP Travel.

Des chiens aboient violemment en face de Mamala Prothéine, j'en vois un tout seul qui est au milieu d'une quantité étonnante d'os assez gros et qui les ronge. Je ne comprend pas pourquoi il est tout seul et pourquoi les autres se trouvent à l'écart en rouspétant.

Ce matin c'est un camion "Farm Fresh Banana" qui livre les bananes aux vendeurs ambulants qui ont chargé les bananes sur leur charrettes avec des roues de vélo. Les cagettes vidées de leur bananes sont rechargées en piles dans le camion.

Rue Ranga Pillai, le soleil qui me paraît moins brûlant ce matin qu'hier, des bouses égrenées tout le long de la rue certaines toujours entières d'autres aplaties par des pneus de voitures.

Un homme penché est en train d'ouvrir le volet métallique du bureau de Sri Aurobindo Autocares Services. En face de l'autre côté de la rue, un bus en attente et caché par le bus à l'arrière, des gens qui me semblent être des clients potentiels.

Une bouse marque le croisement. Elle est dans sa belle forme naturelle de gâteau au chocolat.

Je trouve qu'il n'y a pas beaucoup d'animation au Cool Cat, c'est un jour calme.
Au Hot Bread il n'y a ce matin que deux couples en train de déjeuner, des occidentaux pour  l'un et un couple mixte pour l'autre.

Je prends mon pain et je vais à la caisse où il y a la belle et jeune caissière. Ce matin elle seconde le caissier à la charlotte, mais ce matin il  n'a pas sa charlotte, peut-être qu'il veut lui montrer qu'il peut encore séduire, avec la charlotte c'était foutu d'avance.

Il la secoue quand même un peu parce qu'elle me laisse poireauter devant la banque au lieu de prendre mon pain pour le trancher ou le faire trancher.
Ce matin elle porte une tunique couleur brique avec des motifs ton sur ton, un pantalon noire et une écharpe posée sur ses épaules et pendant dans son dos, et bien sûr toujours ses horribles lunettes rectangulaires qui lui rétrécissent le regard.

Elle donne mon pain à trancher et reprend son rôle d'encaisseuse des sommes que l'homme à la charlotte sans charlotte frappe sur la caisse enregistreuse, pour moi c'est toujours 40Rs, je lui donne 4 billets de 10 et elle me donne le ticket correspondant à ma dépense.
Pendant ce temps l'homme qui a tranché mon pain après l'avoir  mis dans un sachet transparent, met le tout dans un sac blanc opaque et me le tend.
Ce n'est pas tous les jours que j'ai droit au deuxième sachet. L'an dernier dans le cadre de la campagne « suppression des sacs plastiques », je n'y avais plus droit. Cette année il doit y avoir ceux qui ont connu la campagne et les nouveaux et les nouveaux me donnent le sac interdit. C'est important pour nous mais pas trop car ensuite on les recycle en sac poubelle pour les salles de bain.

Je reviens par la quai. La première chose que je vois c'est que la belle bouse a été écrasé par le milieu et cette partie brille maintenant au soleil. Il suffit de voir ça pour en sentir l'odeur.

La dormeuse avant la station service n'est plus là  mais il y a toujours son chien attaché par une chaîne.
Le clochard jésus dort sur le côté de l'arrêt de bus, il me paraît être aussi décati si ce n'est plus qu'au plus mauvais jours du séjour.
Je n'y peux rien, mais ça ne me laisse pas indifférent.

Il n'y a personne à l'arrêt de bus, un bus passe sans s'arrêter  déversant au passage une musique bollywoodienne.

Deux tempos ont  vidé leur chargement de passagers qui se dirigent de l'autre côté du canal vers l'hôpital. Maintenant que je sais qu'on ne peut pas être hospitalisé seul, je comprends mieux ce va et vient de gens.

A l'angle de la rue Vicomte de Souillac la partie détruite en réparation, semble terminé. 

A l'angle de la rue Surcouf deux écolières indiennes en uniforme bleu et blanc sont concentrées sur leur téléphone mobile.

Rue Capitaine Maurice Xavier comme souvent le matin, trois hommes sont en discussion.

Rue Candappa, les nettoyeuses sont parties, mais je vois au loin presque au croisement avec la rue El Almaiam Koil un énorme camion jaune qui occupe toute la rue.
On petit déjeune. 

Véro a la confirmation sur Internet que Massi Magam c'est bien le 4. On décide qu'on ira en fin d'après midi au village de pêcheurs pour voir s'il y a de l'animation, en principe les chars portant les dieux arrivent le soir, depuis 150km à la ronde.

En attendant on a mieux à faire pour ce matin.
On commence a faire le tour des magasins pour répondre aux demandes.

On commence par Vijay Gannapathi qui est dans la rue Eswaran Koil, pour voir ce qu'ils ont comme épices et notamment du poivre.
On y trouve pas mal de choses.

On repart par la rue Barathi récupérer les boucles qu'on a portées à réparer hier. L'homme un peu âgé nous fait un prix tout à fait honnête pour ce travail. Comme il a de la route il nous montre bien que l'on ne soit pas intéressés des chaînes de pieds, puis des chaînes de pieds qui font du bruit, puis des chaînes de pieds qui sont beaucoup plus fines. Véro commence par demander les prix pour comparer avec un prix qu'on connaît. C'est le même mais les chaînes semblent un peu plus lourdes.
C'est non.
Alors il sort des boucles d'oreilles juste pour voir, toujours en argent, des créoles, puis des boucles trois pièces deux boucles et un pendentif. Véro demande le prix et craque, parce qu'il a été honnête et que le prix est intéressant.
C'est un très bon vendeur parce qu'il n'avait aucune chance au départ et finalement il a réussi à nous vendre quelque chose. On lui demande sa carte pour pouvoir revenir pas cette année, mais l'année prochaine peut-être, ou pour des amis qui souhaiteraient des bijoux en argent.

De la on va chez Pothys pour faire encore des courses de choses à ramener.

Puis retour à l'appart pour tout déposer.

On a le temps de regarder le journal de 7h de télé-matin.

On va déjeuner à un nouveau restau qui s'appelle "l'été Indien" et qui est tenu par des Indiens du Nord.

Pour les filles je signale que le serveur est beau comme un dieu, bien que pas très souriant, peut faire mieux de ce côté là.
Le byriani est très bon avec un riz un peu sec comme dans un rizzoto. Les prix sont normaux sauf pour la bouteille d'eau 40Rs. On reviendra certainement ne serait-ce que pour la couleur du mur.

Retour à l'appart, repos et café.

On fait un saut vers le village des pêcheurs pour voir s'il y a bien préparation pour Massi Magam. C'est le cas.
On décide donc que demain matin on va  mettre le réveil à sonner à 6h et qu'on va venir.

Au retour on s'arrêt à Grand Bakery pour prendre des brioches pour le petit dèj de demain.


Ce soir salade composé à la Véro, raisin, bananes.

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