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samedi 7 mars 2015

Un samedi doux et chaud

Toujours une de  l'équipe de travailleuses de la rue de Bussy
Pas suffisamment de photos aujourd'hui pour faire un album.
Demain, promis !


On commence le compte à rebours. La semaine prochaine à cette heure-ci on sera dans l'avion, et on sera plus proche de Francfort que de Pondicherry.

N'y pensons pas encore.

Une semaine pour préparer les valises et mettre nos 4 fois 23kg par bagages et envoyer le reste par le transporteur. Avec un peu de chance ça ne fera qu'un colis de 20kg.

Hier soir on  a passé une super soirée comme ça faisait longtemps. On était entre gens qui étaient heureux d'être ensemble et ça c'est un vrai moment de plaisir. L'apéro bière a été remplacé par un apéro whisky, mais avec un whisky d'enfer, je n'en avais jamais bu un aussi bon.

Ce matin on s'est levé un peu tard moi 8h, Véro 9h.

Je ne suis pas allé au pain.

On a pris notre petit déjeuner de thé et de café, et la dernière tranche d'un super gâteau au chocolat qui venait de chez Hot Bread, c'est un peu comme si  j'y étais allé ce matin.

Ensuite le train train habituel, juste comme on part, coupure d'électricité.

Passage chez l’encadreur avec un cadre qui devait faire 70/70 que Véro tient entre elle et moi sur la moto.
Le couturier pour faire des ourlets aux jean's qu'on a achetés.
Pazhimudir de MG road pour reprendre des fruits, Véro ayant l'intention de faire une salade de fruits pour ce soir et demain.

On revient poser le tout à l'appart, toujours pas d'électricité. Tout le monde doit tirer sur les clim.

Pour se mettre au frais on décide de retourner au Surguru pour riches, rue Nehru.
On prend comme hier un Rava Massala Dosai, sorte de crêpe fourrée à la pomme de terre et qu'on peut tremper dans des condiments que le serveur nous donne et nous redonne avec générosité.
Lassie en dessert.
On traîne, le monde n'est pas encore arrivée et à la sortie les gypsies d'hier nous attendent, comme si Véro allait leur prendre des sacs tous les jours.

Retour à l'appart.
L’électricité est revenue.

Bref repos, moi je tousse et Véro ne se sent pas fatigué.

Café.

Préparation de la salade de fruits, blog, photos.

Une fatigue me prend et je vais m'allonger et je m'endors.

Puis lorsque je reviens on va faire une balade sur la promenade.

Au retour on voit le proprio qui se fait surprendre par notre arrivée. Il ne s'est jamais remis d'avoir montré à Véro que son aquarelle était posée depuis des mois derrière un canapé. Il a eu l'intelligence de se rendre compte que ce n'était pas normal et même certainement désobligeant.
Mais pas suffisamment intelligent ou courageux pour se rendre compte qu'il suffisait d'un mot d'excuse pour revenir parmi les humains qui ont des qualités humaines ce qui est rare je le reconnais.
ça me fait penser qu'à  midi lorsqu'on déjeunait au Surguru, il y avait à une table, deux françaises qui se croyaient seules dans le restau. Des vieilles dans leur corps et surtout dans leur tête, il n'y avait donc qu'elles au monde.
Elles se lèvent pour partir.
L'une a une tunique indienne qu'elle porte comme une robe pour faire couleur locale sauf qu'on ne lui a pas dit qu'ici c'était mieux d'avoir un pantalon dessous. Ce qui fait qu'au passage de la porte elle était en culotte.
Si elle se doutait que ça n'a même pas fait d'effet sur les Indiens, elle serait certainement déçue.

Je ne sais pourquoi, elles reviennent, re-passage de la porte, ça en devient pénible cette vieille en culotte.
Elles s'arrêtent au niveau de notre table, à laquelle nous sommes toujours assis. Elles font je ne sais quoi et l'une d'elle dit en regardant dans nos assiettes sous le nez de véro comme si on n'existait pas : "ça a l'air bon ces crêpes qu'ils mangent..." l'autre regarde et  elles sortent.

Hier dans les mêmes conditions, juste à la table à côté lorsqu'on s'installe je vois dans l'assiette du client voisin  les crêpes qu'on mange aujourd'hui.
Ce sont des français, et je dis à l'homme : "ça à l'air bon ce que vous mangez, ça s'appelle comment ?" Et il me donne le nom. Je le remercie.

Je ne sais ce que vous en pensez, mais il me semble que certaines vieilles connes feraient bien de faire preuve d'éducation avant de venir éduquer les pauvres Indiens. C'est fou ce qu'elles me rappellent toutes ces connasses qui durant toute mon enfance m'ont bien fait sentir que je n'étais pas comme elles et que je ne le serais jamais. Aujourd'hui je sais que c'est une chance mais ça a pris du temps.

Lakshmi, la masseuse arrive.
C'est une belle personne qui a une éducation, ça fait du bien. Pas d'hypocrisie, elle fait son boulot, c'est tout ce qu'on lui demande.
Arrivée en bas ce soir elle s'aperçoit qu'elle a oublié les clés de l'antivol de son vélo. Je la laisse remonter seule, je sais que Véro est sous la douche et ne la verra pas, mais je n'ai aucun doute sur son honnêteté.

Repas Pâtes poulet, salades de fruits.

Les goyaves parfument toute la cuisine depuis que Véro a préparé la salade de fruits, c'est divin.


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