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mercredi 11 mars 2015

J'fais mon footing au milieu des algues et des coraux Et j'fais mes pompes sur les restes d'un vieux cargo.

Dans le port de Pondy. Ariyankuppam
Les photos sont ici. 
Et parce que le golfe n'était pas très clair, j'ai pensé très fort  à Bashung.

Hier soir grosse soirée entre amis en ville.

Ce matin je me réveille à 9h.
Véro est déjà levée depuis un moment.

Je vais chercher le pain à moto.
Il fait déjà chaud.

Au Hot Breads il y a Pichaya et Daya qui prennent leur petit dèj. Pichaya fait moins fatigué qu'hier après-midi.

La jolie caissière est là dans un nouvel ensemble qui lui donne un air encore plus jeune. Tunique blanche avec des pois, des motifs de feuilles d'arbres, un châle blanc à poids aussi.

Elle me prend mon pain et le donne à trancher et encaisse le montant.

Je repars Pichaya et Daya sont toujours là. Il y a aussi beaucoup de consommateurs ce matin.

Retour à l'appart.

Petit dèj

Véro met en ligne le blog d'hier et lave nos draps pour les ranger dans la cantine jusqu'à l'année prochaine.

Puis on prépare le colis de 20kg. On va une première fois chez Subam, il pèse : un peu plus de 16kg. C'est rue Montorsier au niveau du petit marchand de lait du matin.
On revient, il repèse : 19kg.
On peut ajouter encore 1 kg, un aller retour plus tard et on arrive au 20kg.
Le colis partira demain ou vendredi.

C'est bon pour la matinée.
Demain on fait un essai avec la dernière valise pour savoir si les derniers 23kg suffiront où s'il faut envisager encore un colis pour vendredi.
On va voir chez Airtel pour résilier la connexion internet.

Au passage on donne le pain d'hier aux femmes qui habitent dans la rue Candappa et on s'arrête à Pothys pour voir si par hasard il n'aurait pas à nouveau un bagage de cabine comme celui qu'on leur a pris et qui ne pèse que 2kg.

Non ils n'ont rien. On prend du café pour finir le séjour, et une paire de chaussette car je ne sais plus ce que j'ai fait des miennes. Depuis trois mois que je n'en mets pas je ne sais plus ce que  j'en ai fait. Elles ont déjà du prendre place dans une des valises fermées avec leur 23kg.

Airtel : on doit revenir vendredi avant 19h avec le modem. On oublie de demander combien ça fera pour calculer ce qu'il nous faut encore en roupies.

On déjeune au même petit restau qui est à côté de l'indian Coffee. On y mange bien et la clim est efficace.
C'est vrai qu'on cherche de plus en plus à fuir la chaleur étouffante.

On fait ensuite les marchands de valises de la rue Mission et celui de la rue Ranga Pillai. On trouve un bagage à 1kg900g. Mais après avoir fait le tour lorsqu'on revient pour le prendre, ils ont fermé ce ne sera à nouveau ouvert que vers 16h.
Dans un des magasins on regarde une valise et tout à coup Véro dit : - I’m stuck !!!!! Sa chaussure est fixée au sol et elle n'arrive plus à lever le pied. Ni moi ni le vendeur ne comprenons ce qui se passe, jusqu'à ce que le vendeur réalise qu'il doit y avoir sur le sol de la colle Super glu qu'il a utilisé. Il aide petit à petit Véro à décoller sa chaussure.
Rigolade. Véro me dit que ça fait un drôle d'effet de sentir tout à coup qu'on ne peut plus lever son pied du sol.

Retour à l'appart, café et repos.

On décroche les draps et on range le linge pour l'an prochain.

On va chercher notre bagage cabine, on revient le poser à l'appartement.

Puis on va à Ariyankuppam pour être sur la rive opposée du port de Pondy.

C'est vraiment un endroit magnifique. On peut y voir aussi un côté décharge publique et un côté tout à l'égout et pourtant, c'est je le redis l'embouchure de la rivière d'Ariyankuppam là où les romains sont entrés pour créer le site d'Arikamedu.

Ce soir il y a de l'activité. Des pêcheurs qui disposent leur filet pour repartir dans de bonnes conditions. D'autres hommes pénètrent dans l'eau jusqu'à mis corps et jettent des filets lestés de plomb et les retirent doucement pour ramener peu de choses, des poissons pour fritures qu'ils mettent dans un sac en paille posé sur le sol au bord de l'eau.
D'autres pêches sur des esquifs plats au milieu de la passe qui communique avec la mer. Les esquifs sont tenus par un fil attaché à une ancre qui doit être une lourde pierre posée au fond de l'eau. Debout sur cette sorte de radeau, ils jettent leur filet et le retire lentement.

Les gros bateaux du port de Pondicherry entre dans la passe pour accéder au port. Ils passent près des esquifs mais personne ne s'en inquiète.
Un de ces bateaux arrive à bonne vitesse et tout à coup il s'arrête presque d'un coup. Les pêcheurs nous expliquent qu'il s'est pris un banc de sable.
Il essaye différente manoeuvre et n'y arrive pas. Un homme sur un frêle esquif vient à sa proue et explique comment manoeuvrer en fonction du banc. Le bateau arrive à repartir.

Un moment après même problème avec un autre bateau. Ce banc de sable au milieu de la passe doit être nouveau.
Le bateau réussit petit à petit à se dégager et curieusement à un moment il se retrouve en sens inverse, en direction de la mer.
D'autres bateaux arrivent, un premier passe sur la gauche.
Le bateau pris est maintenant en travers de la passe. Un autre bateau arrive et veut aussi passer par la gauche.
Le premier continue sa manoeuvre de libération et lui coupe carrément la route. On dirait que le gars du premier bateau se comporte comme s'il conduisait une moto dans Pondy.
Mais là,  le second bateau coupe son moteur et le vent de l'océan le pousse contre le premier. Ils se  frottent et s'en sortent l'un et l'autre et peuvent entrer au port.

En bateau ou à moto les Indiens sont tout aussi inconscients de ce qu'ils font.

On reste jusqu'au coucher du soleil. Véro se régale. Elle prend 200 photos en l'espace d'une heure trente.

On revient avec la nuit qui tombe.
C'est l'heure de pointe et l'on se fait un bon coup de plateau.

Apéro bière

Soupe de noodles fromage, pastèque.

Ce soir on va regarder sur TV5Monde les comptoirs français. St Louis du Sénégal, Pondicherry et Canton.



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