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mercredi 4 mars 2015

Masi Magam, c'est demain.

Campement des familles gypsies pour Masi Magam
  
Je n'ai pas passé une bonne nuit je ne sais si c'est la nouvelle lune.
Le réveil sonne à 6h comme prévu.

Vers 6h30 après un petit dèj rapide et frugal on est sur le départ.

Il fait déjà chaud. En fait sauf dans la chambre la nuit avec la clim, il n'y a plus jamais d'instant d'instant de fraîcheur, sauf quand même sur la moto.

Dès qu'on arrive on se rend compte qu'il y a peu d'animation, on continue, sur la petite place à côté de l'église les manèges ne sont pas encore montés. Sur la plage, il n'y a personne. On demande aux gens qui sont là et ils nous disent ce qu'on avait commencé à comprendre, c'est demain matin.

Bon, on ne se décourage pas. Il n'est que 7h et l'on va au marché Goubert, car le matin c'est une autre vie qu'il y autour du marché.
La lumière arrive par les rues Nehru et Ranga Pillai, ce sont les rues les plus animées à cette heure.
Rue Nehru la rue est devenue une rue de province avec assis devant toutes les devantures fermées d'abord près de l'angle avec MG road des marchandes de poissons et en s'éloignant vers la rue Barathi toutes les marchandes de verdures et notamment de coriandre et autres feuilles aromatiques. La rue est verte et Véro me dit à cette heure c'est la campagne.

Dans la rue Ranga Pillai c'est la livraison du marché et les camions et camionnettes se succèdent pour décharger leur marchandise.

De chez les grossistes partent des gens dont les TVS sont chargés comme des mulets et ils peinent même à trouver une place pour s'asseoir. Ils vont alimenter tous les petits commerces ou vendre directement dans les environs assis sur les trottoirs.

D'un côté les marchandises arrivent et de l'autre elles repartent en quantités plus modestes vers d'autres destinations pour être distribuées au détail.

On fait le tour. Du coup on achète des bananes, c'est moitié prix.

Vers 8h on revient à  l'appart et l'on boit un café.

Véro s'attaque aux photos du matin et moi je me repose un peu.

Puis après un autre café on repart. On passe chez le repasseur qui n'est pas là mais quelqu'un nous dit de laisser le sac, il va revenir et s'en occuper.
Comme notre matinée s'est libérée on décide d'aller faire un petit bonjour à Pichaya.
Il dort.
On ne le dérange pas et on va faire laver la moto. Le laveur de moto n'est pas là. Décidément ce matin rien ne se passe comme on le voudrait.

On va sur le quai d'Ambour à un magasin devant lequel on vient de passer et qui s'appelle "Bon appétit".
Il y a effectivement beaucoup de chose et notamment de la spiruline en poudre.

De là on va au farm fresh de la rue St Louis puis au magasin Grinde qui est juste à côté.

Au magasin Grinde ils ont mis une affiche pour dire qu'on peut garder ses chaussures et moi ce matin comme je ne suis pas très bien réveillé sans doute, je laisse mes chaussures dehors, il faut dire qu'il y en a d'autres et Véro se fout de moi parce que je suis nus-pied dans le magasin.

On va au café des arts puisque c'est aujourd'hui que les T-shirts doivent être prêts. Ils ne sont pas prêts, ce soir sans faute, on dit qu'on repassera demain. On les aura peut-être avant le 13.

Il est près de midi on va aller au magasin qui est à côté de l'Aristo pour voir ce qu'on pourrait ramener comme petits souvenirs à offrir.
On trouve un certain nombre de choses.
Je propose à Véro d'aller au restau Arsito mais elle préfère qu'on aille à l'Indian Coffee qui est juste en face.

On ne mange pas tout le byrianni veg parce que la chaleur est telle qu'on n'a pas d'appétit. On demande au serveur un "parcel" pour emporter ce qui reste. Il arrive avec une feuille de banane mise dans une feuille de journal. On met le tout dedans et Véro le donne au saddhu qui mendie devant la porte du restau.
Il range le paquet avec précaution dans son sac et comme il doit avoir suffisamment pour son repas de midi, il quitte les lieux pour aller le déguster ailleurs. Plus besoin de mendier pour le repas de midi.

On fait un saut chez Aroul pour prendre une dernière écharpe. La vendeuse dit à Véro tout haut c'est 1500Rs et lui murmure à l'oreille 1100Rs. On comprend qu'elle a dû en vendre une à 1500 à la cliente à côté.

On revient à l'appart.

Repos, café.

On commence à ranger des affaires, notamment toutes les petites merdouilles qui traînent et qui sont toujours un casse-tête au dernier moment.
Véro bosse sur ses photos du matin et moi sur le blog.

On retourne au Nord au village de pêcheurs pour voir les préparations de Massi Magam pour demain.
Tout a pris la  forme de la fête, une grande roue a été montée et  une sorte de barque qui va emporter les gens dans les airs.
Le long des rues de petites boutiques se sont installées laissant à peine le passage pour que les habitants puissent rentrer chez eux. Il y a beaucoup de familles de gitans. Leurs enfants se baignent dans l'océan, les garçons tout nus et les filles habillées.
Des policiers en képi surveillent les installations leur bâton à la main, mais tout est  calme, leur présence respectée suffit à dissuader tout désordre.

On revient en passant par Grand Bakery pour du coca et des brioches pour demain matin.


Ce soir noodles soup, fromage et bananes.

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