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| Campement des familles gypsies pour Masi Magam |
Je n'ai pas passé une bonne nuit je ne sais si
c'est la nouvelle lune.
Le réveil
sonne à 6h comme prévu.
Vers 6h30 après un petit dèj
rapide et frugal on est sur le départ.
Il fait déjà chaud.
En fait sauf dans la chambre la nuit avec la clim, il n'y a plus jamais
d'instant d'instant de fraîcheur,
sauf quand même sur la
moto.
Dès
qu'on arrive on se rend compte qu'il y a peu d'animation, on continue, sur la
petite place à côté
de l'église les manèges ne sont pas encore montés. Sur la plage, il n'y a
personne. On demande aux gens qui sont là
et ils nous disent ce qu'on avait commencé
à comprendre, c'est demain matin.
Bon, on ne se décourage pas. Il n'est que 7h et
l'on va au marché Goubert,
car le matin c'est une autre vie qu'il y autour du marché.
La lumière
arrive par les rues Nehru et Ranga Pillai, ce sont les rues les plus animées à cette heure.
Rue Nehru la rue est devenue une rue
de province avec assis devant toutes les devantures fermées d'abord près
de l'angle avec MG road des marchandes de poissons et en s'éloignant vers la rue Barathi
toutes les marchandes de verdures et notamment de coriandre et autres feuilles
aromatiques. La rue est verte et Véro
me dit à cette heure c'est
la campagne.
Dans la rue Ranga Pillai c'est la
livraison du marché et les
camions et camionnettes se succèdent
pour décharger leur
marchandise.
De chez les grossistes partent des
gens dont les TVS sont chargés
comme des mulets et ils peinent même
à trouver une place pour
s'asseoir. Ils vont alimenter tous les petits commerces ou vendre directement
dans les environs assis sur les trottoirs.
D'un côté les marchandises arrivent et de
l'autre elles repartent en quantités
plus modestes vers d'autres destinations pour être distribuées
au détail.
On fait le tour. Du coup on achète des bananes, c'est moitié prix.
Vers 8h on revient à
l'appart et l'on boit un café.
Véro
s'attaque aux photos du matin et moi je me repose un peu.
Puis après un autre café
on repart. On passe chez le repasseur qui n'est pas là mais quelqu'un nous dit de
laisser le sac, il va revenir et s'en occuper.
Comme notre matinée s'est libérée
on décide d'aller
faire un petit bonjour à Pichaya.
Il dort.
On ne le dérange pas et on va faire laver la moto. Le laveur
de moto n'est pas là. Décidément ce matin rien ne se passe comme on le
voudrait.
On va sur le quai d'Ambour à un magasin devant lequel on
vient de passer et qui s'appelle "Bon appétit".
Il y a effectivement beaucoup de
chose et notamment de la spiruline en poudre.
De là
on va au farm fresh de la rue St Louis puis au magasin Grinde qui est
juste à côté.
Au magasin Grinde ils ont mis une
affiche pour dire qu'on peut garder ses chaussures et moi ce matin comme je ne
suis pas très bien réveillé sans doute, je laisse mes chaussures dehors, il
faut dire qu'il y en a d'autres et Véro
se fout de moi parce que je suis nus-pied dans le magasin.
On va au café des arts puisque c'est aujourd'hui que les
T-shirts doivent être prêts. Ils ne sont pas prêts, ce soir sans faute, on dit qu'on
repassera demain. On les aura peut-être
avant le 13.
Il est près de midi on va aller au magasin qui est à côté de l'Aristo pour voir ce qu'on
pourrait ramener comme petits souvenirs à
offrir.
On trouve un certain nombre de
choses.
Je propose à Véro
d'aller au restau Arsito mais elle préfère qu'on aille à l'Indian Coffee qui est juste
en face.
On ne mange pas tout le byrianni veg
parce que la chaleur est telle qu'on n'a pas d'appétit. On demande au serveur un "parcel"
pour emporter ce qui reste. Il arrive avec une feuille de banane mise dans une
feuille de journal. On met le tout dedans et Véro
le donne au saddhu qui mendie devant la porte du restau.
Il range le paquet avec précaution dans son sac et comme il
doit avoir suffisamment pour son repas de midi, il quitte les lieux pour aller
le déguster ailleurs. Plus
besoin de mendier pour le repas de midi.
On fait un saut chez Aroul pour
prendre une dernière écharpe. La vendeuse dit à Véro
tout haut c'est 1500Rs et lui murmure à
l'oreille 1100Rs. On comprend qu'elle a dû en vendre une à 1500 à
la cliente à côté.
On revient à l'appart.
Repos, café.
On commence à ranger des affaires, notamment toutes les petites
merdouilles qui traînent et
qui sont toujours un casse-tête
au dernier moment.
Véro
bosse sur ses photos du matin et moi sur le blog.
On retourne au Nord au village de pêcheurs pour voir les préparations de Massi Magam pour
demain.
Tout a pris la forme de la fête,
une grande roue a été montée et une
sorte de barque qui va emporter les gens dans les airs.
Le long des rues de petites boutiques
se sont installées laissant
à peine le passage pour que
les habitants puissent rentrer chez eux. Il y a beaucoup de familles de gitans.
Leurs enfants se baignent dans l'océan,
les garçons tout nus et les
filles habillées.
Des policiers en képi surveillent les installations
leur bâton à la main, mais tout est calme, leur présence
respectée suffit à dissuader tout désordre.
On revient en passant par Grand
Bakery pour du coca et des brioches pour demain matin.
Ce soir noodles soup, fromage et
bananes.

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