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| La construction du temple provisoire |
Les photos ce sera pour demain
Il
est 18h10 Lakshmi la masseuse vient d'arriver.
Moi
je reviens de chez le coiffeur et j'attaque le blog de la journée.
Je
jette un coup d'oeil sur les gypsies de la rue Nehru, je ne les avais pas vues
aussi belles.
Lever
vers 7h15 ce matin, Véro est déjà levée.
Je
vais au pain.
Un
tracteur benne est garé dans la rue, personne alentour.
Rue
Mission le marchand de lait est à son poste.
Aujourd'hui
il a un concurrent à vélo qui porte des bidons métalliques de lait et sonne à
la maison en face pour apporter du lait directement de la traite je suppose.
Ibrahim
store est ouvert.
Après
la rue Laporte s'installe aujourd'hui un marchand ambulant avec une charrette
des 4 saisons sur laquelle il y a des noix de cocos.
Rue
Petit Canal tout est calme. Seule la femme aux hardes raidies de crasse a
traversé la rue Mission et, de l'autre côté sur la rive droite, le visage
tourné contre le mur elle a soulevé l'arrière de ses haillons et elle pisse
debout.
Au
bout de trois mois de ce genre de spectacle, je sature.
Personne
rue Sainte Thérèse, pas de mendiants et de mendiantes sur les marches de la
cathédrale, seule la petite marchande de lait dans un sari vert attend
certainement qu'on relève ses cagettes vides.
Une
mendiante dort sur les marches de la librairie
Focus et un mendiant en dhoti orange est assis sur les marches de Cute
Ketchen.
De
l'autre côté de la rue Needarajapayar la marchande de noix de cocos est assise
près de son stock de noix, près d'elle est aussi assise la personne qui
semblait l'admirer hier ou avant hier. Peut-être est-ce une employée.
Des
chiens aboient devant Mamalla Protéines.
Des
charrettes de bananes attendent au pied du Nilgiris.
Rue
Ranga Pillai. Je repense à l'émission de télé d'hier soir sur TV5Monde, le
grand tour, qui montrait justement cette rue mais au niveau du marché, là où
est la maison de Ranga Pillai. Un plan
serré montrait un camion marron chargé de sacs blancs puis on passait
rapidement sur un autre plan serré de la
façade et vite l'intérieur.
La
rue au niveau de cette maison c'est un bordel sans nom. Des tas de livreurs qui
tout le jour alimente le marché, des tas de déchets qui puent énormément sur le
bord du marché et qui restent plusieurs jours, la maison complètement parasitée
par de petites échoppes horribles qui se sont collées contre le bas de la
façade.
Je
trouve que cette rue est magnifique dans sa vitalité.
Rien
de tout ça n'a été montré, seulement des images pour donner l'impression que le
Pondy français du XVIIIème siècle existe toujours.
Je
ne connais que la rue Ranga Pillai d'aujourd'hui avec la position
perpendiculaire à l 'océan et le soleil qui me frappe droit les yeux le matin
lorsque je vais au pain.
A
droite, la petite échoppe de thé ouvre. Pazamudhir est ouvert et un homme à
vélo y apporte un chargement de coriandre.
La
boutique de Sri Aurobindo Autocare Service est ouverte et des clients attendent
et d'autres sont assis en face, chemise blanche, ils attendent le bus qui va
les prendre pour une sortie.
Le
quai.
Une
femme balaie devant Bon Bake, Six femmes sont assises sur le trottoir entre Bon
Bake et Daily Bread.
Au
Hot Breads il n'y a pas de client ce matin.
Je
prends mon pain.
La
jolie petite caissière me le prend pour le faire trancher.
Elle
a une tunique brune dans laquelle sont incrustés des motifs de fleurs argentés.
Son châle sur les épaules est marron et blanc. Je remarque que sa tresse est
toujours terminé par une épingle qui était hier assortie à sa tenue et qui
aujourd'hui semble incongrue.
Elle
m'encaisse avant de me faire le ticket.
Je
repars avec mon pain tranché et je rentre par le quai.
Les
femmes assises sont toujours là.
Avant
la station service la dormeuse est debout bien réveillée et discute avec l’écolière
en uniforme.
Devant
l'arrêt de bus un tempo est arrêté et vide, le conducteur compte une liasse de billets. Derrière lui un autre
tempo dont le conducteur se penche à la fenêtre et fait partager à la rue la
musique de son auto radio.
Un
tempo blanc arrive et se vide de ses passagers qui filent tous en direction de
l'hôpital.
Je
croise les élèves infirmières, un couple de femmes qui se donne la main, la
fille qui promène la mère, je les ai rencontrées souvent cette année.
Rue
Surcouf
Rue
Capitaine Marius Xavier, une énorme bétonnière mange la moitié de la rue.
A
l'angle de la rue Candappa, assis sur le trottoir deux homme sont plongés dans
la lecture de leurs journaux.
Je
double le promeneur du chien berger allemand.
Un
gardien en chemise bleu clair arrive devant moi, sa chemise est de la même
couleur qu'une affiche récente qui pend le long de la maison de "Beware of
dogs" et qui concerne le Rotary Day, toutes les sectes sont représentées à
Pondy.
On
petit déjeune.
On
continue notre préparation au départ. Ce matin c'est essai de poids de la 4ème
valise, en mettant tout ou presque on n'arrive qu'à 17kg, on a de la marge sauf
que c'est la plus petite des valises et que ça va être juste en volume.
On
emballe aussi tout ce qui nous appartient, linge de maison et appareil de
cuisine.
A
part pour le petit déjeuner de vendredi on n'a plus besoin de rien.
A
9h30 on a rendez vous avec Abel rue Saint Ange. Véro doit lui rendre une clé
USB sur laquelle elle a mis des photos de lui et de sa famille.
Il a
rendez vous avec des élèves on discute en attendant leur arrivée. Abel ne va
pas fort depuis le décès de son oncle auquel il tenait beaucoup.
Dès
que son élève arrive, on dit au revoir à Abel qu'on reverra peut-être cet été
en France, et on part.
On
revient à l'appart et je vais chez le coiffeur que nous a indiqué Prosper.
Malheureusement le salon est fermé.
Je
reviens à l'appart et on part pour aller faire laver la moto, changer de
l'argent et en attendant on fait un tour sur le quai vers Hot Breads car Véro
pense qu'un magasin qui a fermé rue Mission s'est installé là. Il s'agit du
magasin World Linen.
En
effet il est bien installé là. Je passe tous les matins devant pour aller au
pain mais comme il est fermé à cette heure je ne l'avais pas remarqué.
Ce
sera pour l'année prochaine, Véro pense déjà à une petite veste en lin.
On
va récupérer la moto et on va déjeuner à Serenity Beach dans un nouveau
restaurant installé à côté du Tibétain et dont on nous a parlé l'autre soir.
On y
était déjà venu.
Les
prix sont chers mais après avoir mangé on le regrette moins. L'eau peut-être, rien
ne justifie qu'elle soit à 50Rs.
Les
gens sont sympa et essaye de faire de leur mieux, la serveuse est gentille et
mignonne mais un peu timide et l'on a des difficultés à se comprendre.
Il y
a plusieurs clients qui tous admirent notre bullet en arrivant. Du coup je suis
fier lorsque nous repartons les premiers de leur montrer qu'elle est à nous.
Retour
à l'appart, café, repos. Rangement encore.
Puis
on va se balader à pied direction le temple de Ganesh en passant par rue Sainte
Thérèse, rue Canteen et rue Nehru partout où il y des travaux ou des gypsies.
Ce
matin en allant récupérer la moto chez le laveur on avait remarqué quelque
chose de bizarre près du temple de Ganesh. Une construction s'élevait en dur
dans la rue Law de Lauriston entre celle du temple et la rue François Martin
entre deux immeubles appartenant à l'Ashram.
C'est
bien ça. Comme le temple de Ganesh est en réfection et qu'on ne peut plus y
célébrer les pujas, ils construisent dans la rue de Lauriston un temple
provisoire de Ganesh qui servira pendant les travaux.
La base
de la construction est faite de murs en briques rouges, sur les murets sont
fixés des bois comme ceux des échafaudages et dessus repose une toiture en
tôle.
Tout
ça est en cours et on interroge différentes personnes pour essayer de
comprendre et de recouper parce qu'en Inde il vaut mieux recouper. On finit par
comprendre que c'est un temple provisoire. A cette heure les travaux et les
travailleurs sont éclairés par le soleil qui baisse. Véro prend des photos, il
y a aussi un couple de français qui font des photos et qui ont de vrais
appareils, avec longue bite et pare soleil et ils travaillent en manuel. Ils
regardent Véro avec condescendance et ça l’énerve.
On
revient par la rue Mission.
Je
laisse Véro à l'appart et retourne chez le coiffeur. Toujours fermé.
Je
vais chez Natural qui est à l'angle de la rue Montorsier et de MG road.
Puis
je reviens.
Il
est 18h et Lakshmi n'est pas encore arrivée.

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