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mardi 10 mars 2015

Préparatifs de départ et invitations des amis.

A midi chez Pichaya
Pas d'autres photos, pas eu le temps ...


On se lève l'un et l'autre vers 7h30 après avoir passé une bonne nuit dans la fraîcheur.

Dès que l'on entre dans le couloir, la chaleur est là, elle n'a pas quitté l'appart de la nuit.

Je vais au pain.

Un homme se décroche du petit autel à l'angle de la rue Montorsier et traverse pour discuter avec le marchand de lait et son pote qui sont juste de l'autre côté du croisement.

Des scoots et des motos roulent vite en klaxonnant.

J'ai l'impression que la rue est vide. Les parisiens sont partis et le lycée français est toujours fermé pour cause de vacances.

Rue Petit Canal, la tribu est là. Un groupe est assis sur le bord du canal ils prennent certainement leur petit déjeuner. Sur la rive d'en face la femmes aux hardes solidifiées par la crasse qui s'occupe comme elle le fait toujours. Elle fouine dans des sacs, ou dans une poubelle, ou dans un tas d'ordures tout au long de la journée dans le secteur. Une vraie travailleuse qui ne s'arrête pas.

Deux femmes en sari sable, sortent de la porte du refuge de St Joseph de Cluny. Elles marchent un moment devant moi et entre dans le parc de l'archibishop house. Je regarde et je vois sur la façade du bâtiment principal, un dais comme lors des cérémonies mortuaires, pas de tambour et pas de flute, c'est peut-être une autre cérémonie.

Deux mendiantes allongées sur le sol à la place des mendiants devant la cathédrale et personne d'autre, même pas la petite marchande de lait, seulement la pile de cagettes de sachet de lait.

Le même homme qu'hier est assis sur les marches de Cute Kitchen. Il ne fait pas clochard, mais il est toujours là.

La marchande de noix de coco discute avec deux femmes à côté du tas de noix et je remarque que l'une d'elle la regarde avec envie comme si elle se disait que la marchande a réussi.

Quelques chiens ce matin en face de Malipuram Protéine.

Le camion Banana World, en face un marchand de fraises sur une charrette des quatre saisons.

L'ombre des arbres sur la rue n'apporte pas de fraîcheur même à cette heure matinale.

La femme que je croyais être celle que je voyais sur les marches avant le Hot Bread, n'est pas la même. Elle est là elle aussi chaque matin au début de la rue Ranga Pillai.
En face des employés de Pazamudhir discutent devant le magasin.

Un bus contract carriage est stationné de l'autre côté de la rue en face du bureau de Sri Aurobindo Autocares Services.

Une bouse écrasée à l'angle du quai qui me donne presque la nausée ce matin.

Une balayeuse de rue balaie la rue depuis le Bon Bake jusqu’au Hot Bread.


Aucun client au Hot Bread.
Derrière la caisse la jolie caissière, le caissier à la charlotte qu'il a aujourd'hui sur la tête et le chef caissier, celui que j'ai toujours vu ici.
La belle caissière me prend mon pain et le donne à un employé pour qu'il le tranche et je vois bien que ce dernier lui lance un regard moqueur comme pour diminuer son autorité à laquelle il doit malgré tout se soumettre.
Les trois derrière la caisse sont occupés à vérifier des comptes. Je trouve que la petite caissière est vraiment très maigre, elle a remis sa tunique saumon et son châle noir, elle encaisse mes 50 Rs et me rend 10.

Je rentre par le quai.

La balayeuse de rue est passée côté du quai là où s'empilent tous les détritus de la journée passée.     Un tracteur benne attend.

Le rickshaw seul et vide avant la station service.

L'arrêt de bus avec deux femmes une musulmane couverte de noir, mais le visage découvert et une femme en sari discutent.

Jusqu'à l'hôpital du gouvernement tout est calme. A partir de là je vois venir vers moi quantité de motocycles, de voitures, d'auto-rickshaw, de bus comme si un barrage avait cédé plus avant.

Rue Surcouf un homme à  moto klaxonne devant la petite maison verte sur la droite comme pour avertir quelqu'un de sa présence.

Rue Capitaine Maurice Xavier un tracteur avec une remorque contenant des pavés auto-bloquants  et à l'intérieur de la benne une femme passe les pavés à une autre sur le trottoir et qui les empile.

Rue Candappa.

On petit déjeune.

On reprend la préparation de notre déménagement.

Puis on prend la moto pour aller faire ce qu'on a oublié hier au soir, le couturier et l'encadreur. On en profite pour leur dire au revoir, ça va même être un peu la journée des au-revoir.
On pose le tout dans le hall d'entrée et on retourne acheter du bulle parce que le problème maintenant avec des grandes valises pour prendre l'avion, c'est que 23kg ça ne les remplit plus et qu'il faut donc caler le tout avec du bulle pour que ça résiste aux chocs.

On revient à l'appart et on termine notre valise à 23kg.

Trois valise à 23kg de faites. On commence à préparer l'envoi d'un paquet de 20kg en espérant que dans la 4éme valise tout tiendra dans le cadre des 23kg, sinon il faudra faire un colis du solde.

Vers midi on part chez Pichaya pour déjeuner. Il nous a invité pour aujourd'hui et on apporte un gâteau au chocolat, malgré son diabète et une bouteille de vin.

Quand on arrive il s'étonne de nous voir pour venir déjeuner, il avait complètement oublié.
Avec quelques instructions précises en Tamoul, tout le monde à la cuisine se met en route et la table est rapidement garnie, d'entrée diverses, de poissons, de poulets grillés et de riz.
Nous sommes cinq et l'on passe un bon moment à table.
La soeur de Picha comme elle l'appelle, veille sur lui comme une mère. Pichaya est fatigué, comme si il n'arrivait pas à récupérer rapidement de ce qui lui est arrivé.

Il nous redit qu'il compte   venir à Toulouse mais plus entre le 15 et le 20 mai. Avant il compte aller à Londres, Paris, Bordeaux. Je crois qu'il ne mesure pas bien l'état dans lequel il est. Je pense qu'il devrait venir en France et passer un mois dans une maison de repos à ne plus avoir de préoccupations comme le Space.

On salue sa soeur qu'on ne reverra pas d’ici vendredi et on dit à Pichaya qu'on viendra lui dire au revoir vendredi matin.

Retour à l'appart.

Dans la rue à côté de la maison on croise des amis à scooter. Ils s'arrêtent et on discute dans la rue.
Des vaches passent dans la rue elles aussi, et dévorent les plantes des proprios. On essaie bien de les empêcher, elles s'éloignent puis reviennent têtues comme des Tamouls. On abandonne et on dit aussi à nos amis au revoir dans la rue parce qu'on ne les reverra pas d’ici vendredi. Nous pris par nos préparations et eux par leurs occupations.

On remonte se faire un café, puis on repart pour voir un ami à son boulot.

Lui aussi a besoin d'explications sur le fonctionnement de son appareil photo Canon. Véro lui explique un certains nombres de trucs.
On décide de manger ensemble ce soir. Il connaît un restau où l'on fait de bonnes grillades.

On revient à nouveau à l'appart. On boit une bière en attendant la masseuse et en écoutant les infos, attentifs à savoir ce qui a bien pu provoquer l'accident d'hier en Argentine et qu'on a découvert ce matin par Internet.

La masseuse arrive.


Ce soir on dîne en ville.

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