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| A midi chez Pichaya |
Pas d'autres photos, pas eu le temps ...
On
se lève l'un et l'autre vers 7h30 après avoir passé une bonne nuit dans la
fraîcheur.
Dès
que l'on entre dans le couloir, la chaleur est là, elle n'a pas quitté l'appart
de la nuit.
Je
vais au pain.
Un
homme se décroche du petit autel à l'angle de la rue Montorsier et traverse
pour discuter avec le marchand de lait et son pote qui sont juste de l'autre
côté du croisement.
Des
scoots et des motos roulent vite en klaxonnant.
J'ai
l'impression que la rue est vide. Les parisiens sont partis et le lycée
français est toujours fermé pour cause de vacances.
Rue
Petit Canal, la tribu est là. Un groupe est assis sur le bord du canal ils
prennent certainement leur petit déjeuner. Sur la rive d'en face la femmes aux
hardes solidifiées par la crasse qui s'occupe comme elle le fait toujours. Elle
fouine dans des sacs, ou dans une poubelle, ou dans un tas d'ordures tout au
long de la journée dans le secteur. Une vraie travailleuse qui ne s'arrête pas.
Deux
femmes en sari sable, sortent de la porte du refuge de St Joseph de Cluny.
Elles marchent un moment devant moi et entre dans le parc de l'archibishop
house. Je regarde et je vois sur la façade du bâtiment principal, un dais comme
lors des cérémonies mortuaires, pas de tambour et pas de flute, c'est peut-être
une autre cérémonie.
Deux
mendiantes allongées sur le sol à la place des mendiants devant la cathédrale
et personne d'autre, même pas la petite marchande de lait, seulement la pile de
cagettes de sachet de lait.
Le
même homme qu'hier est assis sur les marches de Cute Kitchen. Il ne fait pas
clochard, mais il est toujours là.
La
marchande de noix de coco discute avec deux femmes à côté du tas de noix et je
remarque que l'une d'elle la regarde avec envie comme si elle se disait que la
marchande a réussi.
Quelques
chiens ce matin en face de Malipuram Protéine.
Le
camion Banana World, en face un marchand de fraises sur une charrette des
quatre saisons.
L'ombre
des arbres sur la rue n'apporte pas de fraîcheur même à cette heure matinale.
La
femme que je croyais être celle que je voyais sur les marches avant le Hot
Bread, n'est pas la même. Elle est là elle aussi chaque matin au début de la
rue Ranga Pillai.
En
face des employés de Pazamudhir discutent devant le magasin.
Un
bus contract carriage est stationné de l'autre côté de la rue en face du bureau
de Sri Aurobindo Autocares Services.
Une
bouse écrasée à l'angle du quai qui me donne presque la nausée ce matin.
Une
balayeuse de rue balaie la rue depuis le Bon Bake jusqu’au Hot Bread.
Aucun
client au Hot Bread.
Derrière
la caisse la jolie caissière, le caissier à la charlotte qu'il a aujourd'hui sur
la tête et le chef caissier, celui que j'ai toujours vu ici.
La
belle caissière me prend mon pain et le donne à un employé pour qu'il le
tranche et je vois bien que ce dernier lui lance un regard moqueur comme pour
diminuer son autorité à laquelle il doit malgré tout se soumettre.
Les
trois derrière la caisse sont occupés à vérifier des comptes. Je trouve que la
petite caissière est vraiment très maigre, elle a remis sa tunique saumon et
son châle noir, elle encaisse mes 50 Rs et me rend 10.
Je
rentre par le quai.
La
balayeuse de rue est passée côté du quai là où s'empilent tous les détritus de
la journée passée. Un tracteur benne
attend.
Le
rickshaw seul et vide avant la station service.
L'arrêt
de bus avec deux femmes une musulmane couverte de noir, mais le visage
découvert et une femme en sari discutent.
Jusqu'à
l'hôpital du gouvernement tout est calme. A partir de là je vois venir vers moi
quantité de motocycles, de voitures, d'auto-rickshaw, de bus comme si un
barrage avait cédé plus avant.
Rue
Surcouf un homme à moto klaxonne devant
la petite maison verte sur la droite comme pour avertir quelqu'un de sa
présence.
Rue
Capitaine Maurice Xavier un tracteur avec une remorque contenant des pavés
auto-bloquants et à l'intérieur de la
benne une femme passe les pavés à une autre sur le trottoir et qui les empile.
Rue
Candappa.
On
petit déjeune.
On
reprend la préparation de notre déménagement.
Puis
on prend la moto pour aller faire ce qu'on a oublié hier au soir, le couturier
et l'encadreur. On en profite pour leur dire au revoir, ça va même être un peu
la journée des au-revoir.
On
pose le tout dans le hall d'entrée et on retourne acheter du bulle parce que le
problème maintenant avec des grandes valises pour prendre l'avion, c'est que
23kg ça ne les remplit plus et qu'il faut donc caler le tout avec du bulle pour
que ça résiste aux chocs.
On
revient à l'appart et on termine notre valise à 23kg.
Trois
valise à 23kg de faites. On commence à préparer l'envoi d'un paquet de 20kg en
espérant que dans la 4éme valise tout tiendra dans le cadre des 23kg, sinon il
faudra faire un colis du solde.
Vers
midi on part chez Pichaya pour déjeuner. Il nous a invité pour aujourd'hui et
on apporte un gâteau au chocolat, malgré son diabète et une bouteille de vin.
Quand
on arrive il s'étonne de nous voir pour venir déjeuner, il avait complètement
oublié.
Avec
quelques instructions précises en Tamoul, tout le monde à la cuisine se met en
route et la table est rapidement garnie, d'entrée diverses, de poissons, de
poulets grillés et de riz.
Nous
sommes cinq et l'on passe un bon moment à table.
La
soeur de Picha comme elle l'appelle, veille sur lui comme une mère. Pichaya est
fatigué, comme si il n'arrivait pas à récupérer rapidement de ce qui lui est
arrivé.
Il
nous redit qu'il compte venir à
Toulouse mais plus entre le 15 et le 20 mai. Avant il compte aller à Londres,
Paris, Bordeaux. Je crois qu'il ne mesure pas bien l'état dans lequel il est.
Je pense qu'il devrait venir en France et passer un mois dans une maison de
repos à ne plus avoir de préoccupations comme le Space.
On
salue sa soeur qu'on ne reverra pas d’ici vendredi et on dit à Pichaya qu'on
viendra lui dire au revoir vendredi matin.
Retour
à l'appart.
Dans
la rue à côté de la maison on croise des amis à scooter. Ils s'arrêtent et on
discute dans la rue.
Des
vaches passent dans la rue elles aussi, et dévorent les plantes des proprios.
On essaie bien de les empêcher, elles s'éloignent puis reviennent têtues comme
des Tamouls. On abandonne et on dit aussi à nos amis au revoir dans la rue
parce qu'on ne les reverra pas d’ici vendredi. Nous pris par nos préparations
et eux par leurs occupations.
On
remonte se faire un café, puis on repart pour voir un ami à son boulot.
Lui
aussi a besoin d'explications sur le fonctionnement de son appareil photo
Canon. Véro lui explique un certains nombres de trucs.
On
décide de manger ensemble ce soir. Il connaît un restau où l'on fait de bonnes grillades.
On
revient à nouveau à l'appart. On boit une bière en attendant la masseuse et en
écoutant les infos, attentifs à savoir ce qui a bien pu provoquer l'accident d'hier
en Argentine et qu'on a découvert ce matin par Internet.
La
masseuse arrive.
Ce
soir on dîne en ville.

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