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jeudi 21 mars 2013

Ville morte

Le bouquet du jour, il fallait bien mettre un peu de couleurs dans cette journée morte
 
Pas de photos, c'était journée morte ...

Ce matin parcours du pain. Le petit marchand de lait avec son copain le clochard, une femme qui prie devant la petite chapelle, deux enfants qui passent à vélo l’un assis sur la selle tandis que l’autre est debout sur les pédales.

C’est calme.

Les mendiants sont rassemblés devant la cathédrale pour la sortie de la messe.

Le tas de bois a changé de côté, des hommes rentrent le bois dans un des petits restau entre le Surguru et le Xtasi. Le grossiste en bananes charge ses charrettes à roues de vélo.

Rue Ranga Pillai les femmes ont à nouveau balayé la rue devant chez elle pour enlever le sable et dessiner des kolams.

Il y a un peu de monde ce matin au Hot bread seulement un occidental. Le prix n’a pas changé il est resté à 35Rs.

Quai d’Ambour c’est le calme. Les nettoyeuses de rue ont fait un énorme tas de toutes sortes de saletés et attendent la venue du tracteur benne.

Le soleil qui passe au-dessus des bâtiments éclaire les fleurs jaunes des acacias et les fleurs multicolores des bougainvilliers.

Tempos, rickshaws, autos, motos, font le plein à la station-service.

Sous la halle aux familles deux petits garçons jouent. Comme chaque matin tout est rangé nickel comme s’ils allaient déménager.

Le début de la rue Candappa est rendu impraticable par d’énormes tas de sable et de gravier. On peut passer à pied, les Indiens peuvent certainement passer en deux roues mais pas moi.

Petit dèj.

Visite d’A le proprio. On lui montre où l’on va accrocher les aquarelles de Véro, demain il nous passe une perceuse. Je n’aime pas beaucoup ça, percer des trous dans du béton, c’est pas ma spécialité et ça ne va jamais comme ça devrait.

On part rendre le Lonely Planet à P&R qui nous l’avait prêté pour partir faire notre trip.
On reste chez un eux un grand moment à discuter, puis on va chez l’encadreur et là on se rend compte que dans la rue Barathi tout est fermé à nouveau. Arrivé au marché Goubert aucune activité c’est à nouveau un Bandh une grande affiche barre la rue Barathi, c’est encore une protestation contre le Sri Lanka.



On revient à l’appart poser l’aquarelle et on repart en direction de la ville blanche Véro veut passer voir un magasin qui s’appelle Nirvana des gens pas très sympathiques qui étaient avant rue Labourdonnais en face du Space et qui font aussi café des Arts c’est dire. Le seul objectif étant de faire du blé ici en Inde comme ça aurait pu être ailleurs. Les prix sont à la hauteur de ce que peuvent payer des touristes occidentaux qui ne connaissent pas le coût de la vie en Inde et qui trouvent même cela pas cher du tout, pour faire un max de profit.

Pas très intéressant, on va voir une boutique de cuir qui dépend d’Auroville dans la rue François Martin, là aussi ça pue le côté clairvoyance, mais pas avec l’art, avec la spiritualité ashramesque, ce qui permet là aussi de pratiquer des prix pour plumer un maximum de gogos, et qui n’ont rien à voir avec le coût de la vie en Inde.

On revient par la rue Peruma Koil qui mène au bureau de Vijay. Il est là. Il lui manque une photo.

D’un coup de moto je reviens à l’appart pour récupérer un CD sur lequel il y a toutes les aquarelles de Véro. C’est là que je me rends compte que la ville est morte. La rue Barati est barrée par une assemblée où des hommes tiennent des discours contre le Sri Lanka diffusés par haut parleur.
Je prend NS tout est fermé aussi. Puis MG road, idem, même le marchand de thé du matin.

Après avoir récupéré le CD je reviens par MS et là aussi tout est fermé. Je remonte la rue Perumal qui est en travaux. Les travaux des rues ne sont pas arrêtés.

Vijay a tout ce qu’il lui faut et ce soir si le Bandh le permet il va faire faire un premier essai, il nous appelle dès que c’est prêt. Il est inquiet et le temps lui dure à lui aussi pour voir si son travail est bien et si ça va le faire.

On revient par la rue Barati parce que Véro veut prendre des photos de l’assemblée. Les discours continuent et l’on entend que les Etats-Unis sont aussi mis en cause, certainement parce qu’ils ne font rien depuis mai 2009, pour que le problème tamoul se résolve au Sri Lanka.
Malheureusement sur leurs affiches il n’y a aucune explication en Anglais ce qui fait que les personnes qui ne sont pas au courant comme nous ne doivent pas comprendre le mouvement.

Des motards passent en hurlant pour encourager l’assemblée nous semblent-ils.

Dans MS, on retrouve le groupe de motards, qui veille et fait fermer les boutiques qui ont ouvert malgré le bandh, il doit parcourir toute la ville. Du coup les policiers sont armés.

On va déjeuner au Banana Café, qui étant dans le quartier musulman et sur une terrasse au 4ème étage ne sera certainement pas dérangé. La ville blanche des touristes ne semble pas être concernée par le bandh

On revient à l’appart prendre le café et se reposer.

Puis Véro bosse sur ses photos et moi sur la blog. Dans la rue la pelleteuse continue à creuser sa tranchée. Autour des arbres ce sont des hommes qui font ce travail à la main pour ne pas les abîmer.
A la vitesse à laquelle ils avancent on n’est pas prêt de pouvoir rentrer la moto.

Vers 17h30 on se remet en route pour aller chez l’encadreur. Mais la moto elle ne démarre pas. On l’a retrouvé avec une boîte ouverte dans laquelle il y a un fusible et l’assurance. Bien sûr tout y est mais il suffit que quelqu’un ait tiré sur les fils.

On va chez l’encadreur à pied. Il vient d’ouvrir comme toute la ville qui se remet à vivre après la journée ville morte.

De là on appelle Félix qui nous dit qu’il viendra dans une heure. On part à la recherche de saris en coton sur NS on en trouve un dans un magasin et un autre dans un autre magasin.

Puis on revient par MG road. On prend des fruits et on monte à l’appart. J’essaye à nouveau de démarrer la moto mais toujours rien à faire et je suis fatigué. Félix appelle pour dire qu’il arrive. On l’attend.

Il appelle lorsqu’il est dans la rue. Il n’arrive pas non plus à la démarrer, d’un côté ça me rassure, pour lui c’est la bougie. Il va en chercher une autre et il revient.

Hier, soit disant révision générale, mais sans changer la bougie qui merde aujourd’hui, et en plus il s’est aperçu que le ressort du levier de vitesse était pété, il faut lui reporter demain pour qu’il le change.
Ça fait un peu râler, mais pas trop, c’est l’Inde sinon il ne faut pas venir si on veut une efficacité immédiate.
Félix est très efficace, mais dans le temps, au fur et à mesure de problèmes.
Surtout ne pas anticiper les problèmes cela rend la vie trop chiante de se dire constamment qu’un problème peu surgir et qu’il faut le prévoir. Ici  on laisse les problèmes dans l’avenir et on les traite dans le présent quand ils arrivent, c’est plus reposant, car si le problème n’arrive pas quelle paix en nous et s’il arrive quelle paix en nous avant qu’il n’arrive et quand il est là c’est bien suffisant pour s’en occuper et pour l’oublier vite sans penser au suivant et retrouver la paix.

Véro prépare la salade de fruits qu’on va s’offrir pour oublier cette journée de Bandh.

Soupe de noodles et salade de fruits.

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