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| Les danses funèbres |
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On se lève à 6h et on part à 7.
Surpris énormément de brouillard
jusqu’à Cuddalore, et les Indiens qui conduisent comme s’il n’y en avait pas,
pourtant on n’y voit pas à 50m.
On fait un arrêt thé et on est
rattrapé par P&C nos voisins en voiture qui vont à Karaikal passer quelques
jours. On discute un peu et ils filent direction du Sud, nous on prend la route
de l’Ouest direction Salem.
A 9h30 on est à Neyveli. On ne
peut pas visiter parce qu’il faut demander l’autorisation 24h avant.
On est un peu déçu, mais un personnel
de la sécurité nous propose d’aller voir la mine 1 au lieu de la 2 et il nous
dit vous verrez exactement ce que vous auriez vu sur la mine 2
On revient sur nos pas, au début
du village de Neyveli. Au niveau d’un petit temple, on laisse les motos, on grimpe
sur un talus sur lequel passe le train. On traverse la voie ferrée, puis une
route invisible, puis un canal formé par toute l’eau qui est retiré de la mine.
Enfin on grimpe sur un autre talus et on de là on voit à nos pieds l’immense
cuvette qui forme la mine.
Des machines mangent le sol une déblaie
un premier niveau, une autre déblaie un second niveau et enfin une dernière
recueille la lignite.
Il n’y a pas d’homme que des
machines, c’est le seul site en Inde qui fonctionne comme ça. Dans le monde,
cette technique est utilisée en Allemagne et en Australie.
Cent pompes, pompent
régulièrement l’eau sinon le site serait inondé et recouvert. L’eau se déverse
dans des canaux et irriguent les cultures environnantes.
La lignite alimente la centrale
voisine qui fournit l’électricité pour le Tamil Nadu et Pondichery.
On revient sur la route et on
remercie notre guide puis on file à Vriddhachalam, petite ville hors des
circuits touristiques et que l’on aime bien à cause de son vieux temple de Siva
et des ghâts qui bordent la rivière asséchée. C’est surtout pour les gens qui
sont très gentils parce qu’ils nous découvrent et s’étonnent de nous voir.
On fait le tour des commerces, on
mange des parathas.
On revient par de petites routes.
Dans un village une belle maison en ruines nous arrête. On se croirait dans le
Chetinad. On en fait le tour, derrière on est vraiment dans la campagne
indienne, des maisons en pisée et au toit en paille, des vaches qui paissent
près des maisons, des gens qui nous regardent et nous parlent en Tamil comme
s’ils ne leur venait pas à l’idée qu’on puisse ne pas parler le Tamil. Je fais
signe que je ne comprends pas et ça semble les étonner.
Des pétards et des tambours
attirent notre attention. Un tas de bois a la forme d’un bûcher préparé pour
une crémation.
Devant la maison d’où vient la
musique, il y a beaucoup de monde, des groupes d’hommes et des groupes de
femmes. On nous fait signe d’entrer et de venir voir, personne ne parle
anglais, c’est comme un spectacle il y a
beaucoup de sièges pour les invités. On nous installe au premier rang. Un
couple de danseurs danse frénétiquement et leur tenue pourrait nous faire
penser que nous sommes à Rio. Corsage et minijupe sous laquelle apparaît un
short noir long et des leggings noirs, des grelots aux chevilles, une coiffe
solaire. Lui maillot près du corps et pantalon. L’orchestre joue des rythmes
endiablés et on pourrait croire tellement leur posture est ambiguë qu’ils dansent
la lambada ou le tango.
Véronique est invitée à passer de
l’autre côté du groupe de danseurs et des musiciens. Il y a dans son sarcophage
en verre une vieille femme morte et en pendant au groupe des danseurs et
musiciens un groupe de femmes en pleurs.
On est un peu déconcerté, on nous
sert à boire, on regarde encore un peu et on repart. Tout le monde est content
de notre présence c’est certainement positif quelque part pour l’âme de la
défunte.
On reprend la moto, au passage on
salue tout le monde. C’était certainement quelqu’un d’important, il y a même un
car et un camion qui charrie dans sa benne tout une groupe de femmes qui nous
font des signes lorsque nous passons.
On rentre. On se perd évidemment
sur ces petites routes et on met du temps pour revenir sur une route connue.
Panruti, on boit un coca et on
file sur Cuddalore et Pondichéry où on arrive vers 15h30.
On n’a pas déjeuné, on boit un
coup et on se couche, on est crevé, on dort une heure.
On mange quelques biscuits en
buvant un verre, puis on va à moto à la bibliothèque de l’AF prendre chacun un
bouquin pour la fin du séjour.
Au retour Véro prend une douche
et se lave les cheveux pour aller à l ‘inauguration d’une galerie de peinture
dans la rue Sainte Thérèse. On y retrouve tous les gens connus qui fréquentent
ce milieu. Les aquarelles sont des copies conformes de celles d’Abel et
Ejoumalé, quelques toiles à l’acrylique. Toujours les mêmes thèmes, toujours
les mêmes paysages naïfs.
On revient à l’appart, il est
19h.
Repas du soir noodle soupe et
bananes.
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