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mercredi 13 mars 2013

Les mines de lignite et les danses funèbres

Les danses funèbres

Les autres photos sont ici

On se lève à 6h et on part à 7.

Surpris énormément de brouillard jusqu’à Cuddalore, et les Indiens qui conduisent comme s’il n’y en avait pas, pourtant on n’y voit pas à 50m.

On fait un arrêt thé et on est rattrapé par P&C nos voisins en voiture qui vont à Karaikal passer quelques jours. On discute un peu et ils filent direction du Sud, nous on prend la route de l’Ouest direction Salem.

A 9h30 on est à Neyveli. On ne peut pas visiter parce qu’il faut demander l’autorisation 24h avant.
On est un peu déçu, mais un personnel de la sécurité nous propose d’aller voir la mine 1 au lieu de la 2 et il nous dit vous verrez exactement ce que vous auriez vu sur la mine 2

On revient sur nos pas, au début du village de Neyveli. Au niveau d’un petit temple, on laisse les motos, on grimpe sur un talus sur lequel passe le train. On traverse la voie ferrée, puis une route invisible, puis un canal formé par toute l’eau qui est retiré de la mine. Enfin on grimpe sur un autre talus et on de là on voit à nos pieds l’immense cuvette qui forme la mine.
Des machines mangent le sol une déblaie un premier niveau, une autre déblaie un second niveau et enfin une dernière recueille la lignite.
Il n’y a pas d’homme que des machines, c’est le seul site en Inde qui fonctionne comme ça. Dans le monde, cette technique est utilisée en Allemagne et en Australie.
Cent pompes, pompent régulièrement l’eau sinon le site serait inondé et recouvert. L’eau se déverse dans des canaux et irriguent les cultures environnantes.
La lignite alimente la centrale voisine qui fournit l’électricité pour le Tamil Nadu et Pondichery.

On revient sur la route et on remercie notre guide puis on file à Vriddhachalam, petite ville hors des circuits touristiques et que l’on aime bien à cause de son vieux temple de Siva et des ghâts qui bordent la rivière asséchée. C’est surtout pour les gens qui sont très gentils parce qu’ils nous découvrent et s’étonnent de nous voir.
On fait le tour des commerces, on mange des parathas.

On revient par de petites routes. Dans un village une belle maison en ruines nous arrête. On se croirait dans le Chetinad. On en fait le tour, derrière on est vraiment dans la campagne indienne, des maisons en pisée et au toit en paille, des vaches qui paissent près des maisons, des gens qui nous regardent et nous parlent en Tamil comme s’ils ne leur venait pas à l’idée qu’on puisse ne pas parler le Tamil. Je fais signe que je ne comprends pas et ça semble les étonner.

Des pétards et des tambours attirent notre attention. Un tas de bois a la forme d’un bûcher préparé pour une crémation.
Devant la maison d’où vient la musique, il y a beaucoup de monde, des groupes d’hommes et des groupes de femmes. On nous fait signe d’entrer et de venir voir, personne ne parle anglais, c’est comme un spectacle il y a  beaucoup de sièges pour les invités. On nous installe au premier rang. Un couple de danseurs danse frénétiquement et leur tenue pourrait nous faire penser que nous sommes à Rio. Corsage et minijupe sous laquelle apparaît un short noir long et des leggings noirs, des grelots aux chevilles, une coiffe solaire. Lui maillot près du corps et pantalon. L’orchestre joue des rythmes endiablés et on pourrait croire tellement leur posture est ambiguë qu’ils dansent la lambada ou le tango.

Véronique est invitée à passer de l’autre côté du groupe de danseurs et des musiciens. Il y a dans son sarcophage en verre une vieille femme morte et en pendant au groupe des danseurs et musiciens un groupe de femmes en pleurs.

On est un peu déconcerté, on nous sert à boire, on regarde encore un peu et on repart. Tout le monde est content de notre présence c’est certainement positif quelque part pour l’âme de la défunte.

On reprend la moto, au passage on salue tout le monde. C’était certainement quelqu’un d’important, il y a même un car et un camion qui charrie dans sa benne tout une groupe de femmes qui nous font des signes lorsque nous passons.

On rentre. On se perd évidemment sur ces petites routes et on met du temps pour revenir sur une route connue.

Panruti, on boit un coca et on file sur Cuddalore et Pondichéry où on arrive vers 15h30.

On n’a pas déjeuné, on boit un coup et on se couche, on est crevé, on dort une heure.

On mange quelques biscuits en buvant un verre, puis on va à moto à la bibliothèque de l’AF prendre chacun un bouquin pour la fin du séjour.

Au retour Véro prend une douche et se lave les cheveux pour aller à l ‘inauguration d’une galerie de peinture dans la rue Sainte Thérèse. On y retrouve tous les gens connus qui fréquentent ce milieu. Les aquarelles sont des copies conformes de celles d’Abel et Ejoumalé, quelques toiles à l’acrylique. Toujours les mêmes thèmes, toujours les mêmes paysages naïfs.

On revient à l’appart, il est 19h.

Repas du soir noodle soupe et bananes.


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