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vendredi 8 mars 2013

On retrouve Pondy

Journée de la femme

Les autres photos sont ici
  
Ça y est le rythme est repris.
Bonne nuit dans le calme et avec le clim.
Lever 7h, les nouvelles sur Internet et puis je vais chercher le pain.

Rien n’a changé dans MS, les balayeuses de rue, le marchand de lait à l’angle de la rue Montorsier, Ibrahim Store est ouvert.

Peu de circulation mais les quelques voitures ou motos ne se privent pas de klaxonner à chaque carrefour.

Rue Petit Canal l’homme qui dort sur le plateau de son tricyle a changé de côté pour être plus à l’ombre je pense. Il est assis et est en train de se réveiller. Les femmes aussi sont assises sur le sol et se réveillent elles aussi.

La nouvelle construction a beaucoup avancé on voit maintenant toute la façade sur la rue, des grilles ont été mises aux ouvertures des fenêtres. Je crois qu’on nous a dit qu’il s’agit d’une nouvelle école.

Devant la cathédrale, la petite  marchande de lait et peu de mendiantes.

En face du Surguru le marchand ambulant de bananes pose sa marchandise sur les plateaux montés sur des roues de vélo.

Rue Ranga Poulé le soleil arrive de face et je n’ai pris ni mes lunettes de soleil ni mon chapeau.
Des travaux ont eu lieu dans la rue, sur le bas côté une tranchée recouverte de terre a été ouverte.

Sur le quai d’Ambour, c’est la même chose, sur le côté droit une grande tranchée recouverte de terre mouillée comme s’il venait de pleuvoir. Devant le Hot Bread ils ont mis des planches pour qu’on puisse franchir la gadoue.

Personne au Hot Bread il n’est pourtant pas si tôt. Je me demande s’il ne commence pas à faire trop chaud à Pondy pour les touristes.

Au retour je suis obligé de marcher du côté gauche au bord du canal parce que de l’autre côté c’est un chemin de boue.

Je trouve qu’il y a encore beaucoup d’ombre sur le quai comme si le soleil se levait un peu plus tard.
Il me semble aussi qu’il y a peu de circulation.

Sous la halle qui sert d’abri pour une dizaine de famille, tout le monde est assis dans l’ombre, je vois quelques petites filles avec leur tenue d’écolière qui apportent un peu de lumière dans tout ça.

Le mendiant n’est plus là au bord du canal, celui qui était toujours allongé sous sa couverture. Il n’y a plus que des ordures.
Je verrai demain mais à mon avis il a du se réincarner dans une vie  meilleure.

Rue Candappa le soleil est juste dans l’axe et je vois mon ombre s’allonger devant moi.

Il y a un Scooty rose dans la hall, à côté de la Bullet, vue le 45 fillette posé devant la porte du second je ne pense pas qu’il appartienne à une femme.

En fait c’est un couple de Réunionnais qui sont là avec deux enfants de 3,5 ans et 18 mois, ils  sont là jusqu’au 17 mars. De ce qu’on en a vu et discuté un peu ce matin ils ont l’air très gentil.
Lui a ses origines ici et elle de la Réunion.
En vivant ici on réalise toute la circulation des personnes qu’il y avait entre l’Indochine, Pondy, La Réunion et Mayotte , et peut-être aussi Madagascar.

Courses à Pothys, on est les premiers comme d’habitude avant 9h. Sur Ana Salai il n’y a pas beaucoup de circulation comme si la vie à cause de la chaleur se mettait en route plus tard.
Je dis ça parce que Véro me dit qu’il fait chaud mais moi depuis le froid des montagnes je ne me suis pas encore réchauffé.

Au parking  tous les gardiens nous reconnaissent et c’est comme si ils se disaient, les re-voilà. Ils veulent tout savoir sur notre circuit, puis ils nous donnent un des petits mensuels sur Pondy dans lequel les visages pâles qui sont là pour faire du fric se font de la pub.

On prend l’ascenseur  qui est disponible puisqu’on doit être les premiers clients. Au 4ème il n’y a pas encore la clim c’est trop tôt et l’on voit les employés qui préparent les étalages transpirer plus que nous.

Ceci fait, on met le tout dans les sacoches et l’on revient par la rue de Bussy au petit marché parce que Véro veut acheter des œufs et qu’il n’y en a pas à Pothys.   Je l’attends devant, au moment de repartir le flic qui fait la circulation fait de grands gestes dans notre direction, je commence à me demander ce qu’il nous veut, mais en fait c’est pour la personne qui est juste derrière nous.

Retour à la maison, rangement des courses, étendage de la première lessive du retour, mis en route de la deuxième lessive.

Je fais la vaisselle parce qu’Antoine vient de nous annoncer que la petite bonne ne viendra  pas aujourd’hui mais demain. En principe elle ne venait pas le samedi et le dimanche, mais il faut bien que les choses changent.


15h retrouvé le rythme de Pondy, la sieste, c’est bon !

Vers midi on est parti chez Félix pour lui laisser la moto pour une petite révision et pour lui dire qu’on était bien revenu et que tout c’était bien passé et aussi pour lui régler le mois de mars qui est déjà bien entamé. Plus que 4 petites semaines et c’est le retour.
Félix n’est pas là.
On va à la galerie voir Abel et Ejoumalé. Abel nous conseille de passer chez Vijay le graphiste pour voir où il en est.

C’est ce qu’on fait. Il est là et nous montre l’avancée de son travail, demande quelques renseignements à Véro. Dès qu’il aura terminé il attaquera les cartes professionnelles.
C’est une affaire qui tourne et on retourne chez Félix. Il est là, toujours très heureux de nous voir. Je crois que ça lui fait plaisir qu’on utilise sa moto comme des motards et non pas comme des touristes qui veulent frimer en Enfield.

On repasse en fin d’après-midi, elle devrait être prête.

On revient à pied vers l’appartement. Dans MS on croise la rue Aurobindo et on décide de déjeuner au Kawa qui a remplacé le Vietnam et où nous avions déjà déjeuné. C’est plus un snack qu’un resto mais on y trouve notre compte. Le patron et le personnel parlent français, c’est pratique. Hamburger au poulet et frites pour moi, sandwich salade pour Véro qui veut essayer de se remettre à une nourriture plus  diététique que le byriani quotidien. L’expresso est bon aussi.

On passe chez Diva où Véro a vu des leggings et elle veut en prendre pour Maria.

Retour à l’appart, MS nous semble particulièrement peu animé. On se demande si c’est une des conséquences de Massimagam qui s’est déroulé hier. Il  y a encore dans MS les marchands de poterie qui sont là pour cette manifestation.

Collecte de la première lessive et étendage de la seconde avant d’attaquer la sieste.

Véro a aussi lavé nos sacs à dos qui sont redevenus d’un rouge éclatant et on perdu toute la suie de la route qui les avait noircis.

Le voisin du dessous qui doit lui avoir fini sa sieste est en train de prendre sa douche, on l’entend comme si on était dans la salle de bain avec lui, c’est ce qu’on appelle la vie en collectivité mais ici chacun chez soi sauf pour le bruit qu’on partage par les puits de lumière.

Vers 16h30 on part pour aller récupérer la moto. Félix a dit 16h30 mais on a appris à être prudent. On passe par la rue Laporte puis par la rue Thérèse et ensuite la rue Barathi. On salue au passage l’encadreur et on entre dans le marché par l’entrée qui est sur la rue Ranga Pillai parce qu’elle est dans l’axe du soleil couchant et donc baignée d’une lumière pour photographe. En face de la maison de Ranga Pillai Véro prend des photos d’un troupeau de vache qui se repaît des restes de légumes du marché.

Puis on va chez Aroule récupérer une chemise faite pendant notre absence, dans du tissu de turban très léger.
Aroule est scotché sur son derrière, parce qu’il vit assis, lorsqu’on  lui explique notre périple en Bullet. C’est la première fois manifestement qu’il voit des gens faire ça.

On passe prendre du café. J’ai fini le pot ce matin pour le petit dèj.

Puis on continue l’allée pour sortir sur MGroad, Véro a envi d’un jus de fruit et il y a une  petite boutique qui en sert juste en face du marché. On peut s’asseoir, mais c’est le seul avantage car c’est tellement petit qu’on crève de chaud et en plus ils font du thé et du café.

On va toujours sur MGroad de l’autre côté de NS tout de suite sur la gauche une petite boutique d’objets en métal chromé, on pense que c’est là que F&D on acheté tout une ménagère, on achète un petit pot verseur pour le lait du matin parce que Véro ne supporte pas le shaker en plastique dans lequel je fais dissoudre le lait en poudre et qui n’est pas fait pour verser et à chaque fois on en met sur le set de table.
Espérons que le petit verseur verse bien.

On va aussi au Metal Warehouse pour reprendre un petit mousqueton pour le chapeau de Véro afin qu’elle puisse elle aussi l’accrocher à son sac lorsqu’on est sur la moto.

Bien qu’on soit sortie avec un minimum d’argent Véro veut passer chez Titanic pour voir dit-elle, des vêtements pour les enfants. Mais une fois qu’elle a vu, elle veut prendre mais on n’a pas assez d’argent sur nous. Théoriquement ils mettent de côté pour demain matin.

On remonte en direction de la rue Barathi. Dans MGroad on va chercher la rue du magasin Vijaya Ganapathi ou Véro avait vu des boîtes à bijoux. On trouve ce qu’elle cherche et on la prend.
De là on rejoint la rue Barathi et à gauche, la rue suivante à droite, c’est celle de Félix.
De loin, on voit qu’il est toujours sur la roue avant de la Bullet. Je crains que le choc contre le camion ait pu faire quelque chose, mais non il règle le frein avant qui ne freinait plus depuis longtemps.

Il a nettoyé toute la moto elle est belle comme un sou neuf. Il est content de nous parce qu’il voit nous dit-il qu’on en prend soin. En fait je pense que quand on n’est pas là c’est sa moto et quand on est là c’est la nôtre. À mon avis, il ne la loue pas compte tenu des vitesses à droite et qu’il a tout intérêt à louer des motos plus récentes qu’il loue plus cher.

A côté de la nôtre il y a  une bullet de 1971 qui a toujours appartenu au même propriétaire. Félix nous explique que chaque dimanche matin, il passe sa matinée à nettoyer sa Bullet, il la passe au coton tige et c’est vrai qu’elle est comme neuve. La peinture, les chromes sont impeccables, une véritable moto de collection.

On rentre à l’appart sur la Bullet qui n’a jamais si bien marché. On la gare et on monte à l’appart, Véro prépare le repas, spaghettis pesto, saucisson et salade de fruits.

Voilà  la journée se termine. Il est 19h, il fait nuit noire. On a tout ouvert pour avoir un peu de courant d’air. Véro me dit qu’il fait chaud et moi je n’arrive pas à trouver cette chaleur  insupportable. 

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