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vendredi 29 mars 2013

Abel et sa famille et les amis de Pondy

Abel en famille
 

Ça y est, on commence le compte à rebours. Il reste une petite semaine.

Ce matin on s’est levé tard, à cause de la fatigue d’hier due à la chaleur, au soleil intraitable sur la route. Le soleil, c’est le plus fatigant.

Je vais chercher le pain à moto et dès que j’arrive dans MS, j’ai en face de moi une manif à majorité de femmes en saris magnifiques.

Je fends cette foule dense et je me demande même si j’en ai le droit car il y a peu de véhicules. Les femmes s’écartent à mon arrivée et m’ouvrent un passage étroit. Je suis vigilant à ne pas en accrocher une et je ne vois rien de la vie quotidienne de MS

Je me rends compte en arrivant devant la cathédrale que c’est la sortie de la messe du Vendredi saint. J’ai devant moi la même manif mais de dos qui devient moins dense lorsque j’approche de Ranga Pillai.

Le soleil me frappe dès que je tourne dans la rue et m’aveugle en partie. Je suis vigilant à éviter les bouses.

Presque plus de pain de la fournée du matin. Je prends un pain qui coûte 50Rs ce matin, je ne vois pas bien la différence avec celui que je paie 35 mais il doit y en avoir une.

À moto je ne peux revenir par le quai d’Ambour qui est en sens unique je reviens donc par l’autre côté qui s’appelle Gingee Salai.. Je travers à hauteur du lycée français et je prends les rues Surcouf, Capitaine Marius Xavier, puis rue Candappa où il est devenu un peu équilibriste de passer entre les tas de sable et de graviers et la tranchée. Il y a juste la place de la moto et il ne faut pas se  poser de question et y aller.

Petit dèj.

Puis on va chez Pichaya lui donner les photos de Pondy que Véro a faites mercredi matin.
Sur le chemin, je me dis merde j’ai oublié de mettre mes lunettes de soleil, ce n’est pas loin je les mettrai après. Arrivée chez Pichaya en entrant dans sa maison tout est noir, j’avais bien mes lunettes de soleil. Je le dis à Véro qui me dit qu’elle a eu la même impression.
Pour une fois il est seul. Ça tombe bien qu’on soit là, lui qui aime la compagnie. Les femmes nous accueillent depuis les photos, avec beaucoup de démonstration d’amitié. Véro est devenue leur amie, leur héroïne aussi, peut-être ?

Un homme nous salue et s’installe aussi pour déjeuner. Pichaya nous présente c’est un médecin qui est venu hier pour lui refaire son pansement au pied. Il est médecin dans un petit bourg à Baour dans un dispensaire d’état.
Il nous invite à venir le voir exercer son métier mardi matin. On ira avec Pichaya  et peut-être en taxi.
Baour c’est là aussi où il y a un vieux temple Chola dédié à Shiva, mais que l’on n’a jamais trouvé. C’était au début et l’on n’a certainement pas su demander comme il faut.
En partant Véro prend du poulet chez Tripti et on rentre tout de suite à l’appart pour le mettre au frais.

On revient à l’appart pour mettre le poulet au frigo.

Puis on repart à Pothys prendre ce qui nous manque. Au retour dans le garage sous terrain un motard indien nous fonce dessus et s’arrête pile à côté de nous, c’est Ejoumalé qui nous a reconnu et qui fait le con.

Je pose Véro chez Lakmé pour les poils et je rentre à l’appart pour poser toutes nos courses. Il y a toujours la petite bonne qui fait la vaisselle. Je me mets au blog. Elle part et vers 11h45 je pars moi aussi pour récupérer Véro. Le téléphone sonne dans ma poche alors que je suis déjà sur la moto près de Nilgiris. Je ne réponds pas me doutant bien que c’est Véro. Elle m’attend sur les marches de Nilgiris. On va chez le marchand de fruits et légumes de l’autre côté de MS.
On revient poser le tout à l’appart, on étend la deuxième lessive et on repart pour aller récupérer la clé USB chez Pichaya. Il n’est pas là mais une des femmes de la maison nous attend et nous rend la clé.

On va déjeuner au café des arts pour voir par la même occasion si le sac de Véro avec sa photo est prêt.
Il sera prêt demain, la patronne nous explique qu’il n’ont plus les petites parties métalliques qui permettent de poser le sac. Il sera prêt demain après 17h.
En attendant notre commande Véro demande le prix d’une paire de boucles d’oreilles. Personne ne connaît  le prix même la personne qui s’occupe du sac. Puis une personne vient une femme jeune qui ne se prend pas pour n’importe qui, qui avait déjà été désagréable il y a un an quand Véro lui avait demandé pour exposer, et qui dit d’une manière hautaine 1800Rs comme si nous n’avions pas les moyens de nous payer ses boucles d’oreilles en argent. Puis elle repart aussi vite qu’elle était arrivée.

On déjeune de bonnes salades, il faut le reconnaître.

On revient à l’appart, café. On n’a pas le temps de se reposer. Véro prépare le repas pour ce soir. On doit aller voir Abel sa femme et ses enfants cette après-midi le plus tôt possible pour ne pas prendre de retard pour ce soir.

Dès que Véro est prête elle appelle Abel pour lui dire qu’on l’attendra square Rajiv Gandhi pour aller chez lui.

On part pour ce lieu de rendez vous. Abel n’y est pas, il nous attend un peu plus loin. On le retrouve et on le suit jusqu’à chez lui.

Là on passe un bon moment avec cette petite famille bien sympathique. La petite dernière marche maintenant et à l’air d’un sacré phénomène. Elle grimpe à nous faire peur aux barreaux de la fenêtre, mais les parents ne sont pas plus inquiets que ça. L’ainée 5 ans lit et écrit déjà en anglais et lundi elle a des contrôles. Les bonnes sœurs les poussent un peu reconnaît Abel.


Puis Abel me demande si on  peut aller voir le Enfield car il a toujours son idée d’en louer une pour essayer.
Aussitôt  devant la moto il me demande comment sont les vitesses. Alors je lui explique que les vitesses sont à droite et que la boîte est inversée, la première est en haut.

Je lui démarre la moto, alors il veut essayer. Je lui dis de monter dessus et de passer la première après c’est comme sur sa moto. Il part sur la rue vide à côté de chez lui qui fait une cinquantaine de mètre et fait demi tour tout ça sur la première et sans caler. Au retour il me demande pour le point mort. Là je lui dis que pour lui c’est impossible de le trouver, pour moi il m’a fallu trois ans pour le trouver et encore pas tout le temps. Il cherche quand même et cale.



Je lui montre pour la mettre en route. Le kick, la manette pour mettre l’aiguille de compression en appuyant doucement sur le kick. Une fois l’aiguille en place lâcher la manette et appuyer sur le kick. Après quelques essais il y arrive et il repart en voulant passer la seconde je lui dis qu’un fois passer la première il suffit d’appuyer sur la pédale de changement de vitesse et ça marche. Il part faire le tour du quartier. Il revient très heureux conquis par le bruit extraordinaire du moteur. Il raconte à sa femme et lui explique le bruit « pome pome pome pome pome » du moteur.
Malheureusement il est trop tard pour que nous puissions passer une journée ensemble chacun sur une Enfield. Il le fera tout seul où il attendra l’année  prochaine. En ayant réussi à conduire la mienne il n’aura aucun problème avec une Bullet plus récente.

On leur dit au revoir et on revient à Pondy. On passe à l’agence Soundar Travel pour confirmer le vol, ce qu’on n’a pas besoin de faire comme ils nous le rappellent mais ainsi ils nous confirment les horaires.

On va à Hot Bread prendre du pain pour ce soir.

On revient à l’appart.

Dans la rue on a des tranchées de chaque côté de la rue et il devient difficile de se garer. A. a mis des pavés autobloquants dans la tranchée on pourra peut-être rentrer la moto.

Ce soir je ferme toutes les fenêtres et portes du séjour pour essayer de mettre en route la clim.
Ça marche.

On va pourvoir recevoir nos amis dans la  fraîcheur.

On passe une bonne soirée. Le repas de Véro est toujours à la hauteur des meilleurs restaus.
On parle de la vie de chacun à Pondichéry et ailleurs. Pondi nous a permis de nous connaître, mais dès l’année prochaine tous ne seront plus là et sauf exception on ne les reverra jamais. C’est comme une amitié gratuite, au présent, sans en attendre plus que ce qu’elle apporte aujourd’hui, même si l’on se dit qu’on voudrait toujours être proche de belle personne comme ça.


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