![]() |
| Abel en famille |
Ça y est, on commence le compte à
rebours. Il reste une petite semaine.
Ce matin on s’est levé tard, à
cause de la fatigue d’hier due à la chaleur, au soleil intraitable sur la
route. Le soleil, c’est le plus fatigant.
Je vais chercher le pain à moto
et dès que j’arrive dans MS, j’ai en face de moi une manif à majorité de femmes
en saris magnifiques.
Je fends cette foule dense et je
me demande même si j’en ai le droit car il y a peu de véhicules. Les femmes
s’écartent à mon arrivée et m’ouvrent un passage étroit. Je suis vigilant à ne
pas en accrocher une et je ne vois rien de la vie quotidienne de MS
Je me rends compte en arrivant
devant la cathédrale que c’est la sortie de la messe du Vendredi saint. J’ai
devant moi la même manif mais de dos qui devient moins dense lorsque j’approche
de Ranga Pillai.
Le soleil me frappe dès que je
tourne dans la rue et m’aveugle en partie. Je suis vigilant à éviter les
bouses.
Presque plus de pain de la
fournée du matin. Je prends un pain qui coûte 50Rs ce matin, je ne vois pas
bien la différence avec celui que je paie 35 mais il doit y en avoir une.
À moto je ne peux revenir par le
quai d’Ambour qui est en sens unique je reviens donc par l’autre côté qui
s’appelle Gingee Salai.. Je travers à hauteur du lycée français et je prends
les rues Surcouf, Capitaine Marius Xavier, puis rue Candappa où il est devenu
un peu équilibriste de passer entre les tas de sable et de graviers et la
tranchée. Il y a juste la place de la moto et il ne faut pas se poser de question et y aller.
Petit dèj.
Puis on va chez Pichaya lui
donner les photos de Pondy que Véro a faites mercredi matin.
Sur le chemin, je me dis merde
j’ai oublié de mettre mes lunettes de soleil, ce n’est pas loin je les mettrai
après. Arrivée chez Pichaya en entrant dans sa maison tout est noir, j’avais
bien mes lunettes de soleil. Je le dis à Véro qui me dit qu’elle a eu la même
impression.
Pour une fois il est seul. Ça
tombe bien qu’on soit là, lui qui aime la compagnie. Les femmes nous accueillent
depuis les photos, avec beaucoup de démonstration d’amitié. Véro est devenue
leur amie, leur héroïne aussi, peut-être ?
Un homme nous salue et s’installe
aussi pour déjeuner. Pichaya nous présente c’est un médecin qui est venu hier
pour lui refaire son pansement au pied. Il est médecin dans un petit bourg à
Baour dans un dispensaire d’état.
Il nous invite à venir le voir
exercer son métier mardi matin. On ira avec Pichaya et peut-être en taxi.
Baour c’est là aussi où il y a un
vieux temple Chola dédié à Shiva, mais que l’on n’a jamais trouvé. C’était au
début et l’on n’a certainement pas su demander comme il faut.
En partant Véro prend du poulet
chez Tripti et on rentre tout de suite à l’appart pour le mettre au frais.
On revient à l’appart pour mettre
le poulet au frigo.
Puis on repart à Pothys prendre
ce qui nous manque. Au retour dans le garage sous terrain un motard indien nous
fonce dessus et s’arrête pile à côté de nous, c’est Ejoumalé qui nous a reconnu
et qui fait le con.
Je pose Véro chez Lakmé pour les
poils et je rentre à l’appart pour poser toutes nos courses. Il y a toujours la
petite bonne qui fait la vaisselle. Je me mets au blog. Elle part et vers 11h45
je pars moi aussi pour récupérer Véro. Le téléphone sonne dans ma poche alors que
je suis déjà sur la moto près de Nilgiris. Je ne réponds pas me doutant bien
que c’est Véro. Elle m’attend sur les marches de Nilgiris. On va chez le
marchand de fruits et légumes de l’autre côté de MS.
On revient poser le tout à
l’appart, on étend la deuxième lessive et on repart pour aller récupérer la clé
USB chez Pichaya. Il n’est pas là mais une des femmes de la maison nous attend
et nous rend la clé.
On va déjeuner au café des arts
pour voir par la même occasion si le sac de Véro avec sa photo est prêt.
Il sera prêt demain, la patronne
nous explique qu’il n’ont plus les petites parties métalliques qui permettent
de poser le sac. Il sera prêt demain après 17h.
En attendant notre commande Véro
demande le prix d’une paire de boucles d’oreilles. Personne ne connaît le prix même la personne qui s’occupe du sac.
Puis une personne vient une femme jeune qui ne se prend pas pour n’importe qui,
qui avait déjà été désagréable il y a un an quand Véro lui avait demandé pour
exposer, et qui dit d’une manière hautaine 1800Rs comme si nous n’avions pas
les moyens de nous payer ses boucles d’oreilles en argent. Puis elle repart
aussi vite qu’elle était arrivée.
On déjeune de bonnes salades, il
faut le reconnaître.
On revient à l’appart, café. On
n’a pas le temps de se reposer. Véro prépare le repas pour ce soir. On doit
aller voir Abel sa femme et ses enfants cette après-midi le plus tôt possible
pour ne pas prendre de retard pour ce soir.
Dès que Véro est prête elle
appelle Abel pour lui dire qu’on l’attendra square Rajiv Gandhi pour aller chez
lui.
On part pour ce lieu de rendez
vous. Abel n’y est pas, il nous attend un peu plus loin. On le retrouve et on
le suit jusqu’à chez lui.
Là on passe un bon moment avec
cette petite famille bien sympathique. La petite dernière marche maintenant et
à l’air d’un sacré phénomène. Elle grimpe à nous faire peur aux barreaux de la
fenêtre, mais les parents ne sont pas plus inquiets que ça. L’ainée 5 ans lit
et écrit déjà en anglais et lundi elle a des contrôles. Les bonnes sœurs les
poussent un peu reconnaît Abel.
Puis Abel me demande si on peut aller voir le Enfield car il a toujours
son idée d’en louer une pour essayer.
Aussitôt devant la moto il me demande comment sont les
vitesses. Alors je lui explique que les vitesses sont à droite et que la boîte
est inversée, la première est en haut.
Je lui démarre la moto, alors il
veut essayer. Je lui dis de monter dessus et de passer la première après c’est
comme sur sa moto. Il part sur la rue vide à côté de chez lui qui fait une
cinquantaine de mètre et fait demi tour tout ça sur la première et sans caler.
Au retour il me demande pour le point mort. Là je lui dis que pour lui c’est
impossible de le trouver, pour moi il m’a fallu trois ans pour le trouver et
encore pas tout le temps. Il cherche quand même et cale.
Je lui montre pour la mettre en
route. Le kick, la manette pour mettre l’aiguille de compression en appuyant
doucement sur le kick. Une fois l’aiguille en place lâcher la manette et
appuyer sur le kick. Après quelques essais il y arrive et il repart en voulant
passer la seconde je lui dis qu’un fois passer la première il suffit d’appuyer
sur la pédale de changement de vitesse et ça marche. Il part faire le tour du
quartier. Il revient très heureux conquis par le bruit extraordinaire du
moteur. Il raconte à sa femme et lui explique le bruit « pome pome pome
pome pome » du moteur.
Malheureusement il est trop tard
pour que nous puissions passer une journée ensemble chacun sur une Enfield. Il
le fera tout seul où il attendra l’année
prochaine. En ayant réussi à conduire la mienne il n’aura aucun problème
avec une Bullet plus récente.
On leur dit au revoir et on
revient à Pondy. On passe à l’agence Soundar Travel pour confirmer le vol, ce
qu’on n’a pas besoin de faire comme ils nous le rappellent mais ainsi ils nous
confirment les horaires.
On va à Hot Bread prendre du pain
pour ce soir.
On revient à l’appart.
Dans la rue on a des tranchées de
chaque côté de la rue et il devient difficile de se garer. A. a mis des pavés
autobloquants dans la tranchée on pourra peut-être rentrer la moto.
Ce soir je ferme toutes les
fenêtres et portes du séjour pour essayer de mettre en route la clim.
Ça marche.
On va pourvoir recevoir nos amis
dans la fraîcheur.
On passe une bonne soirée. Le
repas de Véro est toujours à la hauteur des meilleurs restaus.
On parle de la vie de chacun à
Pondichéry et ailleurs. Pondi nous a permis de nous connaître, mais dès l’année
prochaine tous ne seront plus là et sauf exception on ne les reverra jamais. C’est
comme une amitié gratuite, au présent, sans en attendre plus que ce qu’elle
apporte aujourd’hui, même si l’on se dit qu’on voudrait toujours être proche de
belle personne comme ça.



Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Faites nous un petit coucou ici ! N'oubliez pas de mettre votre nom ...