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dimanche 10 mars 2013

RAGUNATH !!!!!!!!!!!!!!!!!!!! En live !

Ragunath au temple ce soir

Les photos, ce sera pour demain car ce soir il est trop tard pour faire le tri parmi les quelques 400 images que j'ai faites ce soir.
 
Il est 16h et je me mets seulement au blog. On a déjà fait un tas de choses malgré la chaleur qui pèse sur la ville depuis ce matin.

En allant au pain, je croise la femme du  proprio et la petite bonne qui reviennent de la première messe. Elles me disent bonjour et c’est ce qui me fait les reconnaître parce que je devais penser à autre chose.
Derrière elles il y a la vieille femme qui balaie devant chez elle dans la rue Candappa tôt le matin et qui me dit « Bonjour Baba » quand elle me voit et là elle me dit « Bonjour Baba ». Je remarque qu’elle a des cheveux gris blanc très courts.

C’est l’animation dans MS ce matin, les piétons et surtout les piétonnes qui reviennent de la messe.

Une autre va certainement suivre, devant la cathédrale un homme pose sa femme qui descend de moto et il s’en va pendant qu’elle pénètre dans la cours.

Tous les mendiants et mendiantes sont en place le long des passages qui donnent accès à la rue.

Je ne peux m’empêcher de penser que c’est par distraction que ces femmes suivent l’office. Elles ne sortent pas de leur maison de toute la journée et elles ont des bonnes à tout faire pour les travaux ménagers. L’ennui, l’attente meublent certainement les minutes de leur vie.
L’attente de quoi ?

Personne au Hot Bread ce matin, ça change.

La gadoue a séché quai d’Ambour, je peux à nouveau marcher du côté droit.
Un homme lave l’intérieur d’une ambulance avec de l’eau de javel qui s’écoule dans le canal et ça sent l’eau de javel tout le long.

Petit dèj copieux avec yaourt et salades de fruits.
On part avec la moto acheter des crevettes au marché Goubert. Un arrêt thé rue Ranga Pillai où je peux laisser la moto le temps de boire le thé et d’acheter les crevettes parce que ce matin c’est Sunday Market et il y a du monde sur MG road.

Au marché, Véro s’adresse toujours à la même marchande qui la connaît maintenant et qui la sert normalement en pratiquant des prix normaux.

On revient les poser à l’appart.

On  étend une première lessive et je fais éclater dans mes doigts le flacon en plastique d’huile d’Encalyptus. J’en suis recouvert et je dois me changer entièrement et nouvelle lessive.

On part à pied chez Pothys. Malgré la chaleur ce n’est pas désagréable de marcher. On prend les quelques courses qui nous manquaient et on revient. A Pothys il y a de moins en moins d’escalators qui fonctionnent celui pour descendre du premier étage et ceux pour  monter et descendre du 4ème.

Véro veut acheter un haut pour aller avec le pantalon qu’elle mis aujourd’hui et on part chez Fabindia comme ça nous déjeunerons au Satsanga.

Belle balade à pied sous la chaleur et c’est là qu’on prend conscience de l’importance des arbres et surtout de leur ombre parce que l’ombre est fraîche quand on passe dedans.

On remonte la rue Sufren qui elle est dans l’axe du soleil et en pleine lumière, il y fait très bon.

Un grand moment chez Fabindia le temps que Véro trouve et  on profite de la clim.

On va rue de Labourdonnais au Satsanga.

C’est toujours un peu franco français. Véro se fait plaisir avec un steak au poivre et moi avec un veau cuit dans le style blanquette avec de la purée, un régal on se croirait déjà de retour à la maison. Pour ici le problème c’est que ce n’est pas très bon marché.

Véro se souvient que nous devons acheter de la bière et on remonte la rue Labourdonnais, puis la rue Victor Simonel. En arrivant dans cette rue  une affiche attire notre attention ; Ragunath Manet ou son école ce n’est pas clair se produira dans un temple ce soir à 20h30 dans le quartier de Vayittikuppam. On va essayer de voir sur le plan où ça se trouve. On arrive au Parc Barathi afin de prendre la rue Ranga Pillai dans laquelle se trouve le marchand de bière en face du Nilgiris.

On revient à l’appart. On vérifie sur le plan où se trouve Vayittikuppam, c’est dans le quartier des pêcheurs, c’est facile d’y aller mais ce n’est pas facile de trouver quelque chose dans ce quartier populaire. On a le nom du temple Akkasamy et ça devrait nous aider.

Café, chocolat et sieste pour échapper à la chaleur du jour.

Ensuite je me mets au blog et Véro se met à peindre.

Puis avec la moto nous partons à la recherche d’ Akkasamy temple. On va au village de pêcheur et là deux gendarmes en train de déguster des cacahuètes sur le bord de la route nous renseignent précisément sur le lieu où se trouve le temple. En fait c‘était simple, puisque c’était rue Akkasamy, qui est la rue que nous empruntons pour aller par la ville à Serenity Beach ou à Prince Park.

On revient.

Véro prépare le repas, on va dîner avant d’y aller. Crevettes au riz et salade  de fruits.

Après, quelle soirée … quel spectacle … quel danseur … voilà un type que les parisiens paient une fortune pour le voir danser et qui vient danser gratos dans un petit temple pour des Indiens et pour des dieux.
Toutes les mémères qui s’étaient pressées lorsqu’on avait annoncé sa venue à la maison Colombani ne sont pas là car il aurait fallu s’asseoir  par terre dans la poussière et parmi les indigènes.
Il n’y a pas un blanc d’ailleurs, que ça fait du bien de ne pas voir le directeur de l’AF avec sa pile de fauteuils en plastique rouge qu’il réserve pour les spectateurs qu’il favorise. Ici, tout le monde est à égalité, le sol en ciment est dur mais c’est le même pour tous.

Dès 8h le spectacle commence on pense qu’on va voir les élèves de l’école de barathanatyam de Ragunath Manet et c’est le cas. Pendant une demi-heure les élèves se succèdent puis c’est Ragunath Manet qui vient danser en alternance avec ses élèves pendant 4 danses et la dernière il l’a fait avec ses deux meilleures élèves.

Avec Manet évidemment le Barathanatyam prend une autre dimension. Il est torse nu, luisant de sueur dans la chaleur du temple, un collier, une ceinture et des bracelets d’or.
Une sensualité torride, absente des danses des petites danseuses enfouies dans leur costume folklorique et du fait de leur jeune âge.
Pour Manet la danse est totale dans le chant qu’il interprète en dansant, dans la danse qui est une prière aux dieux et lui sait et tout son corps aussi que les dieux sont des hommes et que le barathanatyam n’est pas une danse de femme.

Un régal cette soirée, exceptionnel même, le meilleur de tout ce qu’on a vu depuis qu’on vient à Pondy.

On rentre, la ville est encore très animée, le Sunday Market démonte seulement ses stands.

On est fatigué, il est 23h et Véro me dit que les photos ce sera pour demain.

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