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mercredi 6 mars 2013

Trichy

Trichy, des retrouvailles toujours touchantes.

Les autres photos sont ici

La nuit a été bonne même si à 5h30 je me réveille et j’entends la pluie qui tombe depuis hier soir.
On est un peu piégé ici et on n’a pas 36 solutions soit on reste pour attendre que la pluie cesse mais d’après la météo c’est dans 3 ou 4 jours, soit on prend le risque, soit l’idée me vient : Véro et les bagages prennent un taxi jusqu’au bas de la descente et moi je descends la moto en solo.
Dès que Véro se réveille je lui fais part de ma réflexion.
On va prendre un petit dèj à l’Astoria avant de prendre une décision mais il pleut tellement que le choix est simple et dès le retour à l’hôtel on demande à la réception s’ils peuvent nous faire venir un taxi.
Ils sont toujours extrêmement gentils, c’est un peu ce qui caractérise les gens d’ici et ce qui est curieux c’est que malgré ce temps de cochon, on a envie d’y revenir car on pressent que c’est un bel endroit.
Pas du tout la même impression à Ooty et une impression un peu différente à Munnar.

On prépare les bagages et je vais démarrer la moto, rien que le fait de sortir de l’hôtel et de revenir du garage avec la moto je suis trempé.
Elle a bien démarré ce qui est déjà un point positif.

On descend les bagages à la réception, le taxi va arriver. Je décide de partir devant.

La moto démarre bien à nouveau mais devant le poste d’essence elle cale parce que  dans tout ça j’ai oublié d’ouvrir l’essence. Heureusement on est en descente je la  laisse aller dans la pente et la redémarre sur la seconde.

Il n’y a personne dans les rues qui étaient hier encore envahies par les taxis et les motos. Ici il n’y a pas de rickshaws et je crois qu’il n’y en avait pas non plus à Ooty.

Ma peur était d’avoir froid car conduire en tremblant de tout son corps ce n’est pas simple sur une moto. Tout de suite je me rends compte que malgré la pluie il ne fait pas froid et ça me rassure. 

La descente se fait dans les flaques d’eau et dans les ruisseaux qui traversent la route.

Rapidement la pluie cesse. La cascade argentée s’est transformée en cascade chocolat.

Maintenant que la pluie s’est arrêtée le danger c’est le freinage car la route est très glissante. Je me fais une ou deux frayeurs que je rattrape rapidement, mais il m’est difficile d’apprécier la pression à mettre sur le frein aussi j’essaye de freiner avec le moteur.

Je traverse la forêt d’eucalyptus, puis la culture de bois de santal.

Au milieu du parcours le taxi de Véro me double, il roule doucement et j’arrive peu de temps après lui au point de rendez vous.

C’est le croisement avec la route de Theni-Dindigul où il y a une station service et un marchand de thé. Tout ce qu’il faut pour notre survie.

Transfert des bagages, le taxi part. On fixe tout  sur la moto, il ne pleut pas. Je prend de l’essence, ici le prix est à 74Rs c’est de plus en plus cher.
On boit un thé et on reprend la route sans nos impers et sans nos pulls.

Le revêtement de la route pour Dindigul est à la fois beau et régulièrement complètement défoncé et en réfection. Ce qui donne une conduite chaotique qui oblige à une grande vigilance.

La pluie revient. Arrêt pour mettre les impers. Parfois on roule vers un ciel très noir, parfois ça s’éclaircit. On voit bien que le temps est perturbé et on ne sait pas ce que nous allons avoir.

A midi on passe Dindigul et on a 100km d’autoroute à faire pour arriver à Trichy. A la vitesse à laquelle on peut rouler je me dis qu’on peut arriver entre 13h30 et 14h, je demande à Véro si elle est d’accord et on fonce à 70 et parfois 80 à l’heure qui est la vitesse maximum autorisée. Heureusement d’ailleurs parce l’autoroute traverse toujours des villages et dans l’un d’entre eux je vois arriver dans ma file de droite un char à bœufs qui remonte tranquillement l’autoroute en sens inverse, suivi d’un camion qui va dans la même direction.

Voilà différents petits épisodes et à 14h on est installé dans notre chambre d’hôtel à Ramyas Hôtels  Williams Road.
Au départ ils nous proposent une chambre sans clim et pas chère du tout. Notre arrivée à moto a dû influencer leur décision. On insiste pour avoir une chambre avec clim, on peut se la payer.

Il faut aussi que je cache vite la moto pour qu’elle ne reste pas devant l’entrée de l’hôtel. Il y a un parking prévu pour cela.

On prend juste le temps de récupérer nos affaires pour nous promener et on va déjeuner au Banana Leaf rue Mac Donald à côté du Tamil Nadu Hôtel. On n’a jamais mangé un poulet aussi bon. On se fait plaisir, puis on décide d’aller au Rock Fort parce que l’an dernier on y était arrivé trop tard pour la lumière et aussi parce que c’est un quartier très populaire et avec beaucoup d’activité.

On passe un bon moment dans le coin. Véro se régale pour les photos, moi je souffre un peu pour monter au temple et me taper les 417 marches, je ressens la fatigue de la journée et aussi du voyage. Au sommet superbe panorama éclairé par la lumière du soleil couchant. On y reste un grand moment pour récupérer et aussi pour voir des aigles évoluer tout autour du temple.

On descend et on traîne jusqu’à 18h dans les rues autour. Les gens sont très gentils et très respectueux de Véro quand elle prend des photos, ils attendent qu’elle ait fini. Ils sont aussi très contents d’être pris en photo.

On récupère la moto et je me perds dans la ville, c’est le sens de l’orientation de Véro qui prend le relai du mien qui est fatigué.

Je pose la moto à l’hôtel mais je ne peux rentrer dans le garage moto parce qu’il y a une voiture et une autre moto qui m’empêche d’y entrer et personne pour m’aider. Je laisse la moto sur un emplacement voiture.

On décide de profiter du room service et de se faire apporter le repas dans la chambre. Il faut téléphoner pour passer la commande et dès qu’on a téléphoné un gars vient dans la chambre pour prendre la commande. Bon ce n’est pas grave. Dans la chambre le gars est comme chez lui, il ne reste pas discrètement vers la porte mais vient au milieu et semble prêt à s’asseoir sur le lit.

On lui passe commande, quand il revient au lieu de deux spaghettis, il n’en a apporté qu’un. Véro lui commande alors une salade.

Coup de téléphone, il faut que je vienne pour déplacer ma moto qui est sur un emplacement de voiture.
Je descends et fait part de mon mécontentement parce que tout à l’heure il n’y avait personne pour m’aider. Et je montre une voiture et dit en levant le pied que si demain une voiture m’empêche de sortir la moto je fiche un coup de pied dans la voiture. Ils ont tellement de respect pour les voitures qu’ils vont certainement prendre ma menace au sérieux.
Je mange mes spaghettis pas terribles et Véro sa salade, on a pu avoir une bière chacun, c’est bien et ça nous fait plaisir.

Pour pouvoir mettre le blog en ligne Véro s’est connecté au WIFI de l’hôtel et ça marche beaucoup mieux que la clé  3G Reliance.

Demain Trichy-Pondy.

On a téléphoné à Antoine notre proprio pour lui dire que nous rentrions demain après midi, il va nous préparer le repas du soir.

Les autres photos sont ici

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