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| Trichy, des retrouvailles toujours touchantes. |
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La
nuit a été bonne même si à 5h30 je me réveille et j’entends la pluie qui tombe
depuis hier soir.
On
est un peu piégé ici et on n’a pas 36 solutions soit on reste pour attendre que
la pluie cesse mais d’après la météo c’est dans 3 ou 4 jours, soit on prend le
risque, soit l’idée me vient : Véro et les bagages prennent un taxi
jusqu’au bas de la descente et moi je descends la moto en solo.
Dès
que Véro se réveille je lui fais part de ma réflexion.
On
va prendre un petit dèj à l’Astoria avant de prendre une décision mais il pleut
tellement que le choix est simple et dès le retour à l’hôtel on demande à la
réception s’ils peuvent nous faire venir un taxi.
Ils
sont toujours extrêmement gentils, c’est un peu ce qui caractérise les gens d’ici
et ce qui est curieux c’est que malgré ce temps de cochon, on a envie d’y
revenir car on pressent que c’est un bel endroit.
Pas
du tout la même impression à Ooty et une impression un peu différente à Munnar.
On
prépare les bagages et je vais démarrer la moto, rien que le fait de sortir de
l’hôtel et de revenir du garage avec la moto je suis trempé.
Elle
a bien démarré ce qui est déjà un point positif.
On
descend les bagages à la réception, le taxi va arriver. Je décide de partir
devant.
La
moto démarre bien à nouveau mais devant le poste d’essence elle cale parce que dans tout ça j’ai oublié d’ouvrir l’essence.
Heureusement on est en descente je la laisse aller dans la pente et la redémarre sur
la seconde.
Il
n’y a personne dans les rues qui étaient hier encore envahies par les taxis et
les motos. Ici il n’y a pas de rickshaws et je crois qu’il n’y en avait pas non
plus à Ooty.
Ma
peur était d’avoir froid car conduire en tremblant de tout son corps ce n’est
pas simple sur une moto. Tout de suite je me rends compte que malgré la pluie
il ne fait pas froid et ça me rassure.
La
descente se fait dans les flaques d’eau et dans les ruisseaux qui traversent la
route.
Rapidement
la pluie cesse. La cascade argentée s’est transformée en cascade chocolat.
Maintenant
que la pluie s’est arrêtée le danger c’est le freinage car la route est très
glissante. Je me fais une ou deux frayeurs que je rattrape rapidement, mais il
m’est difficile d’apprécier la pression à mettre sur le frein aussi j’essaye de
freiner avec le moteur.
Je
traverse la forêt d’eucalyptus, puis la culture de bois de santal.
Au
milieu du parcours le taxi de Véro me double, il roule doucement et j’arrive
peu de temps après lui au point de rendez vous.
C’est
le croisement avec la route de Theni-Dindigul où il y a une station service et
un marchand de thé. Tout ce qu’il faut pour notre survie.
Transfert
des bagages, le taxi part. On fixe tout sur la moto, il ne pleut pas. Je prend de
l’essence, ici le prix est à 74Rs c’est de plus en plus cher.
On boit
un thé et on reprend la route sans nos impers et sans nos pulls.
Le
revêtement de la route pour Dindigul est à la fois beau et régulièrement
complètement défoncé et en réfection. Ce qui donne une conduite chaotique qui
oblige à une grande vigilance.
La
pluie revient. Arrêt pour mettre les impers. Parfois on roule vers un ciel très
noir, parfois ça s’éclaircit. On voit bien que le temps est perturbé et on ne
sait pas ce que nous allons avoir.
A
midi on passe Dindigul et on a 100km d’autoroute à faire pour arriver à Trichy.
A la vitesse à laquelle on peut rouler je me dis qu’on peut arriver entre 13h30
et 14h, je demande à Véro si elle est d’accord et on fonce à 70 et parfois 80 à
l’heure qui est la vitesse maximum autorisée. Heureusement d’ailleurs parce
l’autoroute traverse toujours des villages et dans l’un d’entre eux je vois
arriver dans ma file de droite un char à bœufs qui remonte tranquillement
l’autoroute en sens inverse, suivi d’un camion qui va dans la même direction.
Voilà
différents petits épisodes et à 14h on est installé dans notre chambre d’hôtel
à Ramyas Hôtels Williams Road.
Au
départ ils nous proposent une chambre sans clim et pas chère du tout. Notre
arrivée à moto a dû influencer leur décision. On insiste pour avoir une chambre
avec clim, on peut se la payer.
Il
faut aussi que je cache vite la moto pour qu’elle ne reste pas devant l’entrée
de l’hôtel. Il y a un parking prévu pour cela.
On
prend juste le temps de récupérer nos affaires pour nous promener et on va
déjeuner au Banana Leaf rue Mac Donald à côté du Tamil Nadu Hôtel. On n’a
jamais mangé un poulet aussi bon. On se fait plaisir, puis on décide d’aller au
Rock Fort parce que l’an dernier on y était arrivé trop tard pour la lumière et
aussi parce que c’est un quartier très populaire et avec beaucoup d’activité.
On
passe un bon moment dans le coin. Véro se régale pour les photos, moi je
souffre un peu pour monter au temple et me taper les 417 marches, je ressens la
fatigue de la journée et aussi du voyage. Au sommet superbe panorama éclairé
par la lumière du soleil couchant. On y reste un grand moment pour récupérer et
aussi pour voir des aigles évoluer tout autour du temple.
On
descend et on traîne jusqu’à 18h dans les rues autour. Les gens sont très
gentils et très respectueux de Véro quand elle prend des photos, ils attendent
qu’elle ait fini. Ils sont aussi très contents d’être pris en photo.
On
récupère la moto et je me perds dans la ville, c’est le sens de l’orientation
de Véro qui prend le relai du mien qui est fatigué.
Je
pose la moto à l’hôtel mais je ne peux rentrer dans le garage moto parce qu’il
y a une voiture et une autre moto qui m’empêche d’y entrer et personne pour
m’aider. Je laisse la moto sur un emplacement voiture.
On
décide de profiter du room service et de se faire apporter le repas dans la
chambre. Il faut téléphoner pour passer la commande et dès qu’on a téléphoné un
gars vient dans la chambre pour prendre la commande. Bon ce n’est pas grave.
Dans la chambre le gars est comme chez lui, il ne reste pas discrètement vers
la porte mais vient au milieu et semble prêt à s’asseoir sur le lit.
On
lui passe commande, quand il revient au lieu de deux spaghettis, il n’en a
apporté qu’un. Véro lui commande alors une salade.
Coup
de téléphone, il faut que je vienne pour déplacer ma moto qui est sur un
emplacement de voiture.
Je
descends et fait part de mon mécontentement parce que tout à l’heure il n’y
avait personne pour m’aider. Et je montre une voiture et dit en levant le pied
que si demain une voiture m’empêche de sortir la moto je fiche un coup de pied
dans la voiture. Ils ont tellement de respect pour les voitures qu’ils vont
certainement prendre ma menace au sérieux.
Je
mange mes spaghettis pas terribles et Véro sa salade, on a pu avoir une bière
chacun, c’est bien et ça nous fait plaisir.
Pour
pouvoir mettre le blog en ligne Véro s’est connecté au WIFI de l’hôtel et ça
marche beaucoup mieux que la clé 3G Reliance.
Demain
Trichy-Pondy.
On a
téléphoné à Antoine notre proprio pour lui dire que nous rentrions demain après
midi, il va nous préparer le repas du soir.
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