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| A l'abri de la pluie sur l'autoroute du retour |
Pas d'autres photos ...
Ce matin on se laisse un peu
traîner dans le très bon lit de l’hôtel. On est content d’être arrivé là, parce
qu’aujourd’hui c’est presque une formalité, on connaît bien la ville d’arrivée
et l’on voit bien sur le plan l’adresse de l’hôtel 24 rue Candappa.
En plus on sait qu’on nous y
attend.
Le petit dèj compris dans le prix
de la chambre est royal parce qu’il y une partie pour les Indiens et une partie
pour les occidentaux. Pour nous c’est tout ce qu’on peut trouver de bon au
petit dèj, on peut même se faire soi-même ses toasts.
Là aussi on en profite bien. C’est
vraiment une très bonne adresse ce Ramyas Hotels.
Il y a un autre couple de jeunes
occidentaux avec nous, les autres personnes sont des Indiens qui sont là
manifestement pour leur boulot. Tenue stricte, cravate, téléphone collé à
l’oreille et tout seul à leur table.
Il y en a un qui nous dit qu’il
travaille pour une entreprise qui est à Quebec et qu’il comprend un peu le
Français.
On fait nos sacs. Je descends
prendre la moto pour l’amener devant le porche d’entrée, là où s’arrêtent les
voitures pour charger ou décharger leurs voyageurs et leurs bagages.
C’est toujours un moment
particulier. Hier tous les gens du gardiennage qui surveillent pour que tout se
passe bien étaient un peu sur la réserve. Pour le départ, on est devenu des
clients comme les autres puisqu’on s’est payé la chambre. Ils se rendent compte
que la voiture ne fait pas le consommateur. Mais ils se rendent compte aussi
qu’on n’est pas des clients tout à fait comme les autres parce qu’il y a tout
ce tas de bagages à côté de la moto et ils se demandent bien comment on va
faire. C’est pas simplement mettre des valises dans le coffre. Ils suivent
attentivement l’opération et s’approchent même pour mieux voir, pour nous
demander où l’on va, d’où l’on vient et lorsqu’on annonce notre parcours, c’est
Respect. Ils connaissent tous Ooty ou Kodaikanal, mais de là à y aller à moto…
Ils doivent penser comme nous disaient un des hommes dans les backwaters :
« Crazy » !
Pas de problème pour le démarrage
de la Bullet qui est maintenant une vraie copine bien qu’hier soir dans les
embouteillages et dans la nuit elle ait fait chier à un feu au point que je
l’ai poussée jusqu’à un garage et là devant le garagiste, avant qu’il ne la
touche, je fais une dernière tentative et elle démarre très fière d’elle. Les
mécanos en étaient écroulés de rire.
On trouve facilement l’autoroute
pour Chennai. Je me dis que je vais rouler pendant une cinquantaine de km puis
on boira un thé et je ferai le plein d’essence.
J’ai oublié que le litre a
augmenté et comme je mets toujours 500Rs ça ne fait plus mes 7 litres qui me
permettent de faire 200km, et hier j’ai roulé entre 70 et 80km/h pour arriver
le plus vite possible à Trichy ce qui a augmenté ma consommation. Bref la moto
m’indique par de petits ratés qu’elle n’a plus d’essence. Je passe sur la
réserve. Il faut maintenant trouver un
poste à essence. Je ne suis pas trop inquiet et je suis content car
c’est la première fois que ça m’arrive et maintenant je sais comment ça fait. Il y a une station dans l’autre sens
et une possibilité de faire demi-tour. On revient sur nos pas jusqu’à la
station. Là, la personne responsable nous dit qu’elle n’a plus d’essence la
station est à sec et elle sera approvisionné ce soir.
Mais à 5km de là en retournant
sur Trichy il y a une station alimentée.
On continue dans le sens Trichy
et on trouve la station. C’est une super station, toilettes, thé, pression des
pneus, essence.
Des Indiens nous demandent où
l’on va, et quand je leur dis à Pondichéry, je vois à leur tête qu’ils ne
comprennent pas ce qu’on fait dans ce sens. Je leur explique.
On est obligé de remonter
l’autoroute, à contre sens comme tout le monde, car il y a une possibilité de
récupérer la bonne voie à une centaine de mètres.
On avance bien et je veux essayer
de m’arrêter une nouvelle fois vers 12h30 au niveau de Veppur. Arrivée à 3 ou
4km de la ville, la pluie commence à tomber avec force. On est vite trempé.
J’attends d’apercevoir un abri, ce qui ne tarde guère, un bâtiment de petites
boutiques et un restaurant avec une avancée de toit sous laquelle je peux
mettre la moto le chargement à l’abri.
Je demande à un des boutiquiers
de surveiller le tout, ce qui ne pose pas de problème et l’on va quelques
mètres plus loin dans la boutique qui sert de restaurant.
On prend un thali. Je lave ma
feuille de bananier tandis que Véro est sortie. Le serveur ne me sert que moi.
Je comprends, je lave la feuille de Véro et il la sert elle aussi.
Le lavage de la feuille de
bananier est quelque chose de mystérieux. Dès qu’on arrive on met la feuille
devant nous et on nous sert un verre d’eau locale.
Il faut tout de suite verser un
peu d’eau sur la feuille et essuyer
l’eau ainsi mise sur la feuille, avec ses doigts, même pas besoin de jeter
l’eau par terre, elle peut rester sur la feuille, l’important, c’est d’essuyer.
La feuille est devenue propre et l’on peut disposer les aliments.
L’intensité de la pluie diminue
un peu au cours du repas, la cascade d’eau qui tombe du toit de la bicoque fait
moins de bruit.
On boit un thé.
Il ne pleut presque plus.
On sort les impers et on
s’équipe. On emballe caméscope et appareil photo dans un sac plastique et on
les remet dans leur étui.
On se remet en route et la pluie
aussi. Ça tombe bien (la pluie). On décide de poursuivre sur l’autoroute
jusqu’à Villupuram parce qu’on s’était dit qu’on pourrait peut-être quitter
l’autoroute et passer par Cuddalore. Sous la pluie l’autoroute c’est finalement
plus sûr et on avance plus vite, pas trop de risques de freinage intempestif.
Après un bon quart d’heure de douche,
la pluie cesse. On continue dans notre équipage pour faire sécher les impers.
On s’arrête dès qu’il commence à
faire chaud et dès qu’il y a nécessité de repasser aux lunettes de soleil.
On enlève les impers qu’on range
en espérant ne plus en avoir besoin pour la journée, on boit un thé, on mange
une glace parce qu’il fait beau.
On reprend l’autoroute et l’on
file sans problème jusqu’à Villupuram et là on laisse l’autoroute de Chennai,
direction Pondy.
Ça fait plaisir de se retrouver
dans la circulation d’une route normale.
Peut avant Vilianur on s’arrête à
un restaurant familial pour boire un coca et se détendre avant d’attaquer les
embouteillages de Pondy.
On repart et on arrive facilement
rue Candappa à 16h
On décharge la moto. A. le
proprio vient nous dire qu’il n’a rien préparé à manger parce que je lui aurais dit que ce n’était pas la
peine.
Bon, au téléphone il a mis du
temps à savoir qui l’appelait et quand il a réalisé il voulait nous préparer un
repas pour midi et je lui ai dis que nous n’arriverions qu’entre 16h et 17h et
que pour midi ce n’était pas la peine. Je ne lui ai pas dit faites nous à
manger pour le soir, c’est un peu délicat.
C’est d’autant plus
incompréhensible, que c’est lui qui a insisté pour que nous l’appelions la
veille de notre arrivée pour qu’il prépare le repas.
Heureusement Véro a son stock de
noodles soupe parce qu’on n’a pas envie de ressortir.
On vide sacs et sacoches et on se
met à la rédaction du blog et du bilan du voyage que vous allez trouver
ci-dessous.
Bilan chiffré du périple de la
traversée d’Est en Ouest aller et retour.
Point le plus à l’Est :
Pondy
Point le plus à l’Ouest :
Cochin
Point le plus au Nord :
Mysore
Point le plus au sud :
Kumilly
Point le plus haut : Ooty
16 jours
16 biryanis
16 engueulades
1927 kilomètres au compteur de la
Bullet
60 kilomètres en taxi pour Véro
2 kilomètres en jeep pour Véro
65 heures de moto
2 heures sous la pluie
0 panne mécanique
1 crevaison
1 refus de monter
1 passage sur la réserve
d’essence
0 gamelle
1 gamelle bien évitée ;
Ouppssss
1 révision + vidange
1 rhume
10 paquets de Kleenex
50 piqures de punaises
50 piqures de moustiques
3000 clics sur le déclencheur
photo
576 photos triées
48 heures à rédiger le blog
(rédaction + photos)
4 motos de touristes occidentaux
voyageurs croisées ( dont 3 en couple, 1 en solo et une seule Bullet)
La phrase la plus souvent
prononcée par Jno : « Je vais te prendre de l’autre côté » (de
la route)
Le mot le plus souvent prononcé
par Véro : « Oupsssssssss » (qui résume toutes les situations
critiques)
Et un vrai bonheur sur la route
et à chaque étape

Bravo et félicitations à vous deux !!!
RépondreSupprimerEt, Merci de nous avoir fait partager tous ces moments... Bises Christine